‹ ToutChapitre 82 sur 319 · Beatus homo qui auc VIII · texte numérisé non relu

Beatus homo qui auc VIII

lit me, et qui vigilat ad f

res meas quotidie, Pro,

qui reçoit mes conseils et qui se présente sans € porte de ma miséricorde, afin d'implorer mon intercession

et de reclamer mon secours.

LEONE La sainte Église nous enseigne bien, à nous ses enfants: perpétuel avec quel empressement et avec quel confiance nous de- LME vons continuellemement prier cette bienveillante Protectrice, à laquelle nous lui voyons décerner un culte tout

spécial, Chaque année, que de fêtes elle célèbre en son

honneur! Chaque semaine, c'est un jour entier qu'elle

consacre à son service, À chaque heure, ecclésiastiques et religieux l'invoquent, dans l'Office divin, au nom de tout le peuple chrétien ; et tout le peuple chrétien la salue trois fois par jour au son de ia cloche. Et même, pour saisir la pensée de l'Église, il suffirait de la voir, dans toute les calamités publiques, recourir toujours à la divine Mère et prescrire alors en son honneur des neuaivnes, des prières et des processions solennelles, des pèlerinages à ses sanctuaires ct à ses images,

Au reste, si Marie a tant à cœur que nous l'invoquions sans cesse et que nous réclamions son secours, ce n'est ceites pas pour obtenir de nous des hommages et des honneurs nécessairement inférieurs à son mérite, mais bien pour voir s’augmenter notre confiance ct notre dévotion envers elle, et pouvoir ainsi nous accorder d'une main d'autant plus libérale ses bénédictions ct ses consolations. “ Car, dit saint Bonaventure, ce qu'elle demande, c'est qu'on accoure à elle avec respect et confiance; ct ceux qr' apportent à ses pieds un cœur animé de tels sentin: nts, elle les aime, les bénit et les accepte pour ses enfants !,”

nl D'après le même saint Docteur, Ruth fut la figure de Port Marie. Ruth en effet signifie celle qui voit et qui se hâte ; ct

à nous : ne reset

de Marie

1. Ipsa tales quærit, qui ad eam devote et reverenter accedant ; hos enim diligit, hos nutrit, hos in filios suscipit. Sir. div, am. p. 3. c. 16.

Marie, ‘en Voyant nos misères, S'empresse d'accourir afin

secourir

F 5} ” AL “ON empres d'exercer sa mis ricorde envers nous + À quoi Novarin

ajoute: “ Marie désire si vivement de nous faire du bien,

qu'elle ne connait point de retard : ct ce n'est pas pour

les retenir, qu'elle à dans ses Mains les grâces de Dieu, Vraie Mère de miséricorde, aussitot que l'occasion s'en présente, elle verse dans le sein de ses serviteurs les tré. sors de munificence 2"

Oh! comme elle est Prompte, cette bonne Mère, à se. Courir celui qui l'invoque! Los Marnclles ressemblent à deux J'umcanx de gazelle”. Sur ce texte des Cantiques, Richard de Saint-Laurent remarque qu'autant les gazelles sont Promptes à bondir, Marie montre d'empressement pour donner le Jait de sa Miséricorde à celui qui vient la Prier : ct même, dit-il, “un Simple ire Maria suffit pour Je faire jaillir abondamment t”, c'est-à-dire Pour faire couler sur nous les plus riches bénédictions. Aussi Novarin atteste-t-il encore que non seulement Ja sainte Vierge court, Mais qu'elle vole à [a défense de ceux qui l'implorent. Dans l'exercise de la Miséricorde, il en est de Marie Comme de Dieu lui-même : aussitôt Dieu vient au secours de ceux qui réclament son assistance, car il en a fait la Promesse ct :| ne peut Manqner de fidélité : Demandez et VONS récevrés® ; non. moins Prompte et non moins fidèle se montre Marie quand on lui demande son Sec: urs, “ Dieu prend en quelque sorte des ailes, dit Novarin, et

1. Videns enim nostram miseriam, est et festinans ad impendendam suam misericordiam, SPec. BL, V, ject. 5.

2. Nescit nectere moras, benefaciendi Cupida, nec gratiarum avara custos est ; tarda nescit molimina misericordix Mater, beneficentiæ suæ thesauros in suos effusura, ( mbra Virg, exc. 24

Page 1