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certes pas, répond-il lui-même, que Marie l'emporte en puissance sur Dieu, mais c'est que Dieu a résolu d'honorer
ainsi sa Mère," Re Combien est consolante la promesse que sainte Brigitte à Marie. un jour entendit faire sur ce sujet par Notre-Seigneur luimème à son auguste Mère : “ Aucune des demandes que vous m'adresserez, lui disait-il, ne sera jamais repoussée, Oui, ma Mère, demandez-moi tout ce que vous voulez, jamais vous n’essuierez aucun refus. Sachez-le, ajouta-t-il, tous ceux qui me demanderont quelque faveur pour l'amour de vous, je leur proment de les exaucer, si coupables
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soient-ils *, pourvu toutefois qu'ils veuillent se convertir.”
Sainte Gertrude entendit pareillement Notre-Seigneur
dire à Marie: “ Ma mère, je vous ai, dans ma toute-puis-
sance, accordé le privilège d'usur de miséricorde envers tous les pécheurs qui vous invoquent de tout leur cœur, et d'en user de la manière qu'il vous plaira °,”
Conchsion, Que chacun donc, s'adressant avec la plus grance confiance à cette Mère de miséricorde, lui dise, comme saint Augustin : * Souvenez-vous, o très miséricordiexse Vierge Marie, que jamais, depuis la création du monde, on n'a entendu dire que vous ayez abandonné aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection. Souffrez donc que je vous le dise, non, je ne veux pas être ce premier malheureux qui, ayant eu recours à vous, se voit vu abandonné
de vous,"
1. Muita petuntur a Deo, et non obtinentur ; multa petuntur a Maria, et obtinentur ; non quia potentior, sed quia Deus eam decrevit sic honorore
2. Nulla erit petitio tua ad me, quæ non exaudiatur ; et per te omnes, qui petunt misericordiam cum voluntate emendandi, gratiam hebebunt. +:
3. Ex omnipotentia mea, Mater, tibi concessi potestatem propitiandi pec catis omnium qui devote invocant tu pietatis auxilium, qualicumque modo placet tibi Znsin. | 40 53
4 Memorare, püsima Maria, a swculo non fuisse auditum quemquam, ad
prasidia confugientem, esse derelictum
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Saint François de Sales éprouva bien Pour son bonheur, tout ce qu'il y a d'efficacité dans cette prière, comme le rapporte l'historien de sa vi
Envopé à Paris vers l'âge de dix-sept ans, il sy appliavec ardeur aux études en mému temps qu'il était tout entier à la piété et à l'amour de Dieu, dont les désices lui faisaient goûter UN paradis anticipé, Mais Dieu, pour l'é- Prouver encore davantage et l'attacher plus fortement à Son amour, permit au démon de lui présenter que rien ne l'empêcherait de se perdre, attendu que dans les décrets divins il était éprouvé, En Meme temps, le Seiwneur, voulut l'abandonner à des ténèbles et à des aridités spiri-
tuelles qui je rendaient insensible aux pensées les plus
consolantes sur la bonté dix Inc; en Sorte que, la tentation augmentant toujours de violence, le cœur du pauvre jeune homme se trouva en proie à toutes sortes de terreurs et de désolation : bientot l'appétit, Je sommeil, Ja santé ct la joie disparurent, et il ne fut plus Pour ses amis qu'un objet de compassion.
Durant cette horrible tempête, il ne lui venait que des idées de désespoir, et ses lèvres ne pouvaient plus proférer que des paroles de douleur, # Voilà donc, disait-il, que mon Dicu me prive de ses bonnes grâce, après m'avoir traité avec tant de bonté et de douceur, Q Amour! 6 Beauté, à laquelle j'ai vouc toutes mes affections, je ne jouirai donc plus de vos délices ! © Vierge, auguste Mère de Dieu ct la plus belle des fille de la Jérusalem céleste, je n'aurai donc pas le bonheur de tous Voir en paradis ! Mais, 6 ma Souveraine, si je ne dois Pas un jour contempler la beauté de votre Visage, faites du moins que je n'aille Pas Vous blasphémer et vous maudire dans l'enfer!"
Tels étaient les tendres sentiments de ce cœur si désolé ct
Saint
François
en même temps si brulant d'amour pour Dieu et la sainte Vierge.
Après que l'épreuve eut duré un mois, il plut au Seigneur d'y mettre un terme par le moyer de la Consolatrice du monde, la très sainte Vierge Marie. à qui le saint jeune homme avait déjà consacré sa virginité et en qui il protestait avoir mis toutes ses espérances. Un soir, comme il s'en retournait chez lui, il entre dans nne église, et, appercevant une tablette suspendue à la muraille, il s'approche et v trouve étrite la prière de saint Augustin: “Souvenez-vous, 6 très miséricordieuse Vierge Marie, que jamais on n'a entendu dire que vous ayez abandonné aucun de ceux quiont eurecours à votre protection. .” Là, prosterné devant l'autel de la divine Mère, il récite de tout son cœur cette sainte prière, renouvelle son vœu de chasteté, s'engage à dire chaque jour le chapelet, puis il ajoute: “O ma Souveraine, je n'ai pas la hardiesse de recourir à votre divin Fils: soyez donc mon avocate auprès de lui. Et si je ne dois pas avoir le bonheur d'aimer dans l'autre vie ce Seigneur que je reconnais pourtant si digne d'être aimé, vous, à ma Mère, obtenez du moins que
je l'aime ici-bas le plus possible. C'est la grâce que je vous demande et que j'attends de vous.” Ainsi s'adressat-il à Marie; puis, se jetant tout entier entre les bras de la divine miséricorde, il s'offrit sans réserve à la volonté de Dieu. Mais sa prière finissait à peine, que déjà sa très
douce Mère le délivrait de la tentation; la paix de l'âme lui est rendue, et avec elle la santé du corps. Dans la suite, il fut non seulement fidèle à sa grande dévotion envers la sainte Vierge, mais encore il se fit un devoir tout le reste de sa vie de proclamer par ses écrits ct par ses discours les grandeur et les miséricordes de sa bien-aimée Souveraine,
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PRIÈRE
O Mère de Dieu, Reine des hommes, prêtez l'oreille à | Pour implorer votre secours !
anges et Espérance des
Prosterné en ce moment à vos pieds, voici que je me
; Moi, misérable voici que je m'offre à vous servir et à vous honorer tout le reste de Ma vie, autant que je le pourrai, Jele sais bien, il n'y a nul honneur Pour vous de tenir sous vos lois un être aussi vil et aussi pervers que moi, coupable de tant d'offenses envers J sus-Christ, votre Fils et mon Rédempteur. X misère, je suis incapable d miséricorde qui vous
malgré mon indignité, rendez digne de vous, e sante intercession, D)
proclame votre esclave Pour toujours esclave de l'enfer,
Tais cet honneur que, dans ma € vous rendre, c'est votre propre le décernera, si vous m'acceptez, pour votre esclave, et si vous me n me Convertissant par votre puisaignez donc m'acceptez, 6 ma Mère, ctne me repoussez pas.
Pour retrouver ses brebis égaré cendit du ciel en terre :
Et vous, vous mépris
S, le Verbe éternel despour les sauver, il se fit votre fils, ez une de ses brebis, quand elle re- Court à vous pour retrouver Jésus!
sont déjà tout faits, puisque précieux, ce sang qui suff mondes, Il ne reste
Les frais de mon salut mon Sauveur a versé son sang t pour sauver des milliers de
plus qu'à me l'appliquer ; et c'est vous, © Vierge bénie, oui, c'est Vous, me dit saint Bernard, qui la charge d'appliquer à quiil v de ce sang adorabk ,
avez ous plait, les mérites
Et comnie saint Bonaventure vous "us Sauvez qui il vous plaît !,
Donc, o ma Reine venez à mon secours Dien-aimce, sauvez-1 toi,
e dit à vous-même
; ma Reine En ce moment je vous confie mon âme tout
entre, songez à la sauver, +0 salut de