‹ Tout ou rienChapitre 34 sur 109 · PREMIÈRE PARTIE, CtîAP. IV · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, CtîAP. IV

rait ardemment la mort, et ne pouvait même obtenir le sommeil.

Dans l'agitation où elle était, elle ne vit pas se refléter sur la muraille une autre lumière que celle qui veillait silencieuse et abandonnée au chevet de son lit.

Enfin, une main se posa sur son épaule, et une douce voix lui dit :

— Tu souffres, Hannah?....

Hannah se retourna vivement , et

trouva auprès d'elle la figure grave et bonne de mistriss Campbell, qui la regardait avec inquiétude.

— Tu souffres, Hannah? répondsmoi.

— Moi? non; je ne souffre pas.

— Ne cherche pas à me tromper , Hannah.

— Je ne me plains point; je n'ai rien dit. Comment avez -vous vu que je souffre ?

— Je l'ai vu avec ce sens qui te manque encore, et que tu posséderas plus tard, la maternité ; je l'ai vu avec ce sens qui fait que l'on connaît ses enfants comme on les aime; j'ai compris tout ce qu'il y avait d'amertume et de désespoir dans ta tranquillité, et de plaintes dans ton silence.

— Eh bien! oui*; je ne peux plus vous le cacher; je souffre, je suis malheureuse; oui, j'aime sir James Wilton; oui, je me suis accoutumée dès long-temps à ne pouvoir me séparer de lui, et, aujourd'hui que je ne l'ai plus, je suis malheureuse, même auprès de vous, ma mère. C'est un sentiment coupable, puisque vous le désapprouvez; mais, ne

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