‹ Tout ou rienChapitre 39 sur 109 · PREMIÈRE PARTIE, CHAP. IV. Oy · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, CHAP. IV. Oy

Mais en parlant ainsi sa voix s'embarrassa.., eile pâlit ;lesémotions violentes de la journée avaient épuisé ses forces; elle chancela, et elle serait tombée, sans sa mère qui la reçut clans ses bras , entre lesquels elle demeura sans mouvement.

— Ma fille! ma fille ! s'écria mistriss Campbell. Ah! c'est nous qui t'assassinons, nous sommes tes bourreaux... Eh bien, puisqu'il est vrai que tu ne peux vivre sans James, nous ne te priverons pas de lui..., tu l'épouseras; entends-tu? tu l'épouseras.

Hannah rouvrit les yeux à ce mot et regarda fixement sa mère sans pouvoir comprendre tout ce que cette parole lui annonçait de bonheur.

— Entends-tu, mon Hannah ? répéta mistriss Campbell, tu l'épouseras; nous

TOUT OU RIEI*.

l'épouserons, te clis-je, ce fortuné mortel qui a su nous inspirer tant d'amour.

Hannah parut enfin revenir à elle; elle ne put répondre à ce qu'elle entendait que par une explosion de larmes, mais ce n'étaient plus des larmes de douleur. Elle se jeta au cou de sa mère dans un état inexprimable de joie et d'agitation , et accabla de marques de tendresse mistriss Campbell, redevenue grave et qui songeait avec inquiétude au moyen de remplir son imprudent engagement.

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