‹ Tout ou rienChapitre 78 sur 109 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Ca 3alou6u îm jpaesé.

Il faut quelque temps à une organisation usée par la souffrance pour s'accoutumer à un bonheur aussi subit, de même qu'il est difficile à desyeux habitués

à l'obscurité , de supporter tout à coup l'éclat du grand soleil; aussi, deux jours furent nécessaires à James pour se guérir des souffrances qu'il avait subies, et de la secousse qui les avait terminées, pour se remettre à la fois du mal et du remède. Mais enfin, quoique faible, il put, le surlendemain de la scène qui avait eu lieu, sortir de sa chambre, et aller voirHannah, que lord Arthur, parti pour l'Orient, avait déjà abandonnée.

S'il est réel qu'il soit impossible de voir un objet aimé sans émotion , c'est surtout dans une circonstance aussi solennelle. C'était la réunion certaine et définitive de deux êtres destinés à vivre l'un pour l'autre , et que le sort semblait avoir voulu séparer. C'était un adieu commun au malheur, un oubli de tout ce qu'ils avaient souffert, la joyeuse entrée

Page 1