‹ Toute la lyreChapitre 68 sur 79 · CE QUE C'EST QUE LA MORT · texte numérisé non relu

CE QUE C'EST QUE LA MORT

Quelle idée as-tu donc de la mort, vain penseur ?

Devant l'obscurité, la brume, la noirceur,

La tombe au fond du sort et la mort infaillible,

Tu frémis ; car ce monde est un temple terrible.

L'affreux fourmillement des fosses te fait peur ;

A travers sa malsaine et fétide vapeur.

Le tombeau, s'il fallait que tu l'approfondisses,

T' apparaîtrait ainsi qu'un gouffre d'immondices,

Plein d'êtres beaux jadis, lugubres maintenant,

Au lieu de la prunelle et de l'œil rayonnant

N'aj^ant sous leur soiucil qu'un horrible cratère.

D'où sortent leurs regards devenus vers de terre.

Non. Le cercueil n'est pas, homme, ce que tu crois.

La mort, sous le plafond des tombeaux noirs et froids,

C'est la mystérieuse et lumineuse offrande.

Ce n'est pas seulement pour l'âme qu'elle est grande.

Mais pour la chair, poids vil sur la terre gisant.

La tombe, astre central, vers qui tout redescend,

Jetant un rayon double à la double frontière.

Transfigure l'esprit, transforme la matière.

La mort, qui n'est pour toi qu'un spectre monstrueux,

Saisit l'être et le tord entre ses doigts noueux.

Et, comme une laveuse agenouillée au fleuve,

Blanchit les os, les corps, la chair de l'esprit veuve,

La guenille animale et le haillon humain,

Dans un ruissellement de lumière sans fin.

C'est dans de la splendeur que tout se décompose.

La mort, c'est l'unité qui reprend toute chose.

Oh ! cette obscure mort dont Dieu sait le secret, Quel éblouissement elle te jetterait.

Si, comme nous dont l'œil voit l'aspect véritable. Tu pouvais, dans l'espace étrange et redoutable, Voir, partout à la fois, à toute heure, en tous lieux. En roses sur la terre, en phosphores aux cieux. En fleurs, en fruits, en sève, en parfum, en aurore, La pourriture énorme et magnifique éclore !

Homme, pourquoi nier ce que tu ne vois point? En deux égales parts qu'un sort commun re]omt, L'invisible au visible est mêlé dans un être Qu'appesantit l'argile et que l'esprit pénètre ; Cet être composé de l'une et l'autre loi Mange et pense ; et veux-tu le voir, regar^e-toi Homme, tu ne vois pas le céleste ; et c'est triste ; Il ce voile à tes yeux de chair ; mais il existe. Cet univers, abîme autant qu'ascension, Ce monde au double aspect, cette création Dont la moitié splendide échappe a ta prunelle. N'a pas. étant la sphère une. vraie, éternelle. Le côté du démon sans le côté de Dieu ; Le singe prouve l'ange, et l'homme est le milieu.

LE CALCUL Le calcul, c'est l'abîme.

Ah ! tu sors de ta sphère ?

Eh bien, tu seras seul. — Homme, tâche de faire Entrer dans l'infini quelque être que ce soit De ceux que ta main touche et que ton regard voit ; Nul ne le peut. La vie expire en perdant terre. Chaque être a son milieu : hors du bois la panthère Meurt, et l'on voit tomber sans essor, sans éclair, Hors du feu l'étincelle et l'oiseau hors de l'air ; Nulle forme ne vit loin du réel traînée ; La vision terrestre à la terre est bornée ; Le nuage lui-même, errant, volant, planant. Allant d'un continent à l'autre continent. S'il voyait l'absolu, serait pris de vertige. Sortir de l'horizon n'est permis qu'au prodige. L'homme le peut, étant le monstre en qui s'unit Le miasme du nadir au rayon du zénith. Entre donc dans l'abstrait, dans l'obscur, dans l'énorme, Renonce à la couleur et renonce à la forme.

276 lOUTE LA LYRE

Soit • mais, pour soulever le voile, le linceul,

La robe de la pâle Isis, te voilà seul ! . ^ ^^^

Tout est noir. C'est en vain que ta voix crie et nomme.

La nature, ce chien qui, fidèle, suit l'homme.

S'est arrêtée au seuil du gouffre avec effroi.

Regarde. La science exacte est devant toi,

Nue et blême et terrible et disant : qu'on remporte

L'aube et la vie ! - ayant l'obscurité pour porte.

Pour signes l'alphabet mystérieux qu'écrit

Son doigt blanc hors du jour dans l'ombre de esprit.

Pour tableau noir le fond immense de la tombe

Ici dans un brouillard qui de toutes parts tombe.

Dans des Hmbes où tout semble, en gestes confus.

jeter au monde, au ciel, au soleil, un refus.

Dans un vide immobile où rien ne se déplace.

Dans un froid où l'esprit respire de la glace,

Où Fahrenheit avorte ainsi que Réaumur,

Monte dans l'absolu le nombre, horrible mur.

Incolore, impalpable, informe, impénétrable ;

Le= chiffres, ces flocons de l'incommensurable,

Flottent dans cette brume où se perdent tes yeux.

Et pour escalader le mur mystérieux.

Ce; spectres, muets, sourds, sur leur aile funèbre

Apportent au songeur cette échelle. 1 algèbre ;

Échelle faite d'ombre et dont les échelons

De Dédale et d'Hermès ont usé les talons.

Géométrie ! algèbre ! arithmétique ! zone Où l'invisible plan coupe le vague cône. Où l'asymptote cherche, où l'hyperbole fuit ;

Crîsf aîîîsation des prismes de la nuit ;

Mer dont le polyèdre est l'affreux madrépore ;

Nuée où l'univers en calculs s'évapore,

Où le fluide vaste et sombre épars dans tout

N'est plus qu'une hypothèse, et tremble et se dissout ;

Nuit faite d'un amas de sombres évidences.

Où les forces, les gaz, confuses abondances.

Les éléments grondants que l'épouvante suit,

Perdent leur noir vertige et leur flamme et leur bruit ;

Caverne où le tonnerre entre sans qu'on l'entende,

Où toute lampe fait l'obscurité plus grande.

Où l'unité de l'être apparaît mise à nu !

Stalactites du chiffre au fond de l'inconnu !

Cryptes de la science 1

On ne sait quoi d'atone Et d'informe, qui vit, qui creuse et qui tâtonne ! Vision de l'abstrait que l'œil ne saurait voir ! Est-ce un firmament blême ? est-ce un océan noir ? En dehors des objets sur qui le jour se lève. En dehors des vivants du sang ou de la sève. En dehors de tout être errant, pensant, aimant, Et de toute parole et de tout mouvement. Dans l'étendue où rien ne palpite et ne vibre, Espèce de squelette obscur de l'équilibre. L'énorme mécanique idéale construit Ses figures qui font de l'ombre sur la nuit. Là, pèse un crépuscule affreux, inexorable. Au fond, presque indistincts, l'absolu, l'innombrable, L'inconnu, rocs hideux que rongent des varechs

D'A plus B ténébreux mêlés d'X et d'Y grecs ;

Sommes, solutions, calculs où l'on voit pendre

L'addition qui rampe, informe scolopendre !

Signes terrifiants vaguement aperçus !

Triangles sans Brahma ! croix où manque Jésus !

Réduction du monde et de l'être en atomes !

Sombre enchevêtrement de formules fantômes !

Ces hydres, qui chacune ont leur secret fatal,

S'accroupissent sur l'ombre, inerte piédestal,

Ou se traînent, ainsi qu'échappés de l'Érèbe

Les monstres de l'énigme erraient autour de Thèbe.

Le philosophe à qui l'abeille offrait son miel,

Les poètes. Moïse ainsi qu'Ézéchiel,

Et Platon comme Homère, expirent sous les griffes

De ces sphinx tatoués de noirs hiéroglyphes ;

Point d'aile ici ; l'idée avorte ou s'épaissit ;

La poésie y meurt, la hunière y noircit ;

Loin de se dilater, tout esprit se contracte

Dans les immensités de la science exacte.

Et les aigles portant la foudre aux Jupiters

N'ont rien à faire avec ces sinistres éthers ;

Cette sphère éteint l'art, comme en son âpre touffe

La ciguë assoupit une fleur qu'elle étouffe.

Toutefois la chimère y peut vivre, portant D'une main la cornue et de l'autre l'octant. Faisant l'algèbre même à ses rêves sujette. Dans un coin monstrueux la magie y végète ; Et la science roule en ses flux et reflux Flanicl sous Lavoisier, Herschel sur Thrasyllus.

Qui pour le nécroman et pour la mandragore Chante abracadabra ? Tabac de Pythagore ; Car d'un côté l'on monte et de l'autre on descend. Et de l'homme jamais le songe n'est absent.

Mais la pensée ici perd, sèche et dépouillée.

Ses splendeurs comme l'arbre en janvier sa feuillée.

Et c'est ici l'hiver fimèbre de l'esprit.

Le monde extérieur s'y transforme ou périt ;

Tout être n'est qu'un nombre englouti dans la somme.

Prise avec ses rayons dans les doigts noirs de l'homme.

Elle-même, en son gouffre où le calcul l'éteint,

La constellation, que l'astronome atteint,

Devient chiffre et, lugubre, entre dans la formule ;

L'amas des sphères d'or en zéros s'accumule.

Tout se démontre ici. Le cliiffre, dur scalpel.

Comme un ventre effrayant ouvre et fouille le ciel.

Dans cette atmosphère âpre, impitoyable, épaisse,

La preuve règne. Calme, elle compte, dépèce.

Dissèque, étreint, mesure, examine, et ne sait

Rien hors de la balance et rien ho s du creuset ;

Elle enregistre l'ombre et l'ouragan, cadastre

L'azur, le tourbillon, le météore et l'astre.

Prend les dimensions de l'énigme en dehors.

Ne sent rien frissonner dans le linceul des morts.

Annule l'invisible, ignore ce que pèse

Le grand Moi de l'abîme, inutile hypothèse.

Et met du plomb aux pieds des lugubres sondeurs.

A l'appel qu'elle jette aux mornes profondeurs.

Le flambeau monte après avoir éteint sa flamme,

jSo toute la lyre

La loi vient sans l'esprit, le fait surgit sans l'âme ; Quand l'infini paraît, Dieu s'est évanoui.

0 science ! absolu qui proscrit l'inouï ! L'exact pris pour le vrai ! la plus grande méprise De l'homme, atome en qui l'immensité se brise, Et qui croit, dans sa main que le néant conr^uit. Tenir de la clarté quand il tient de la nuit !

O néant ! de là vient que le penseur promène

Souvent son désespoir sur la science humaine.

Et que ce cri funèbre est parfois entendu :

• — Savants, puisque votre oeuvre est un effort perdu,

Puisque, même avec vous, nul chercheur ne pénètre

Dans le problème unique, et n'arrive à connaître ;

Que, même en vous suivant dans tant d'obscurité,

Hclas ! on ne sait rien de la réalité.

Rien du sort, rien de l'aube ou de l'ombre éternelle.

Rien du gouffre où l'espoir ouvre en tremblant son aile

Puisqu'il faut qu'après vous encor nous discutions ;

Puisque vous ne p,;uvez répondre aux questions :

Le monde a-t-il un Dieu ? la vie a-t-elle une âme ?

Puisque la même nuit qui nous ti(;nt, vous réclame,

Pourquoi votre science et votre vanité ?

A quoi bon de calculs ronger l'immensité.

Et creuser l'impossible, et faire, ô songeurs sombres.

Ramper sur l'infini la vermine des nombres ?

N'importe ! si jamais l'homme s'est approché De la mystérieuse et fatale Psyché, Si jamais, lui poussière, il a fait un abîme. C'est ici. La science est le vide subhme.

Dans ce firmament gris qu'on nomme abstraction,

Gouffre dont l'hypothèse est le vague alcyon,

Tout est l'indéfini, tout est l'insaisissable.

Le calcul, sablier dont le chiffre est le sable.

Depuis que dans son urne un premier nombre est né,

N'a pas été par l'homme une fois retourné ;

Et les premiers zéros, envoyés par Monime

Et Méron pour trouver les derniers dans l'abîme,

Depuis quatre mille ans ne sont pas revenus.

Les pâtres de Chaldée, effrayants, ingénus.

Rêvent là, frémissants, comptant sur leurs doigts l'être ;

On y voit Aristote errer et disparaître ;

Là flottent des esprits, Geber, Euclide, Euler,

Comme, autrefois, hagards dans les souffles de l'air,

Les prophètes planaient sous le céleste dôme ;

Comme Élie a son char. Newton a son binôme.

Qu'est-ce donc qu'ils font là, tous ces magiciens,

Laplace et les nouveaux, Hipside et les anciens ?

Ils ramènent au chiffre inflexible l'espace.

Halley saisit la loi de l'infini qui passe ;

Copernic, par moments, biffant des mondes nuls.

Puise ime goutte d'encre au fond des noirs calculs

Et fait une rature à la voûte étoilée ;

Hicétas tressaillant appelle Galilée ;

La terre sous leurs pieds fuit dans l'azur vermeil ;

Et tous les deux d'un signe arrêtent le soleil ;

Et tout au fond du gouffre et dans une fumée

On distingue, accoudé, l'immense Ptolémée.

Tous ces titans, captifs dans un seul horizon,

Cyclopes du savoir, n'ont qu'un œil, la raison.

On entend dans ces nuits de vagues bruits d'enclumes ;

Qu'y forge-t-on ? le doute et l'ombre. Dans ces brumes

Tout est-il cécité, trouble, incertitude ? Oui.

Pourtant, par cet excès d'ombre même ébloui.

Parfois, pâle, éperdu, frissonnant, hors d'haleine,

Comme au fanal nocturne arrive le phalène.

On arrive, à travers ces gouffres infinis,

A la lueur Thaïes, à la lueur Leibniz,

Et l'on voit resplendir, après d'affreux passages,

La lampe aux sept flambeaux qu'on nomme les sept sages,

Et la science entière apparaît comme un ciel

Lugubre, sans matière et cependant réel.

N'acceptant point l'azur et rejetant la terre,

Ayant pour clef le fait, le nombre pour mystère ;

L'algèbre y luit ainsi qu'une sombre Vénus ;

Et de ces absolus et de ces inconnus.

De ces obscurités terribles, de ces vides.

Les logarithmes sont les pléiades livides ;

Et Frankhn pâle y jette une clarté d'éclair.

Et la comète y passe, et se nomme Kepler.

Il est deux nuits, deux puits d'aveuglement, deux tables

D'obscurité, sans fin, sans forme, épouvantables.

L'algèbre, nuit de l'homme, et le ciel, nuit de Dieu ;

Les siècles s'useraient à compter, hors du lieu.

De l'espace, du temps, invisibles pilastres.

Les chiffres dans une ombre et dans l'autre les astres !

Mathématiques ! chute au fond du vrai ! tombeau

Où descend l'idéal qui rejette le beau !

Abstrait ! cher aux songeurs comme l'étoile aux guèbres !

Mur de bronze et de brume ! ô fresque des ténèbres

Sur la nuit ! torsion de l'idée en dehors

Des êtres, des aspects, des rayons et des corps !

Création rampant sur la chose en décombres !

O chapelle Sixtine effrayante des nombres

Où ces damnés, perdus dans le labeur qu'ils font.

S'écroulent à jamais dans le calcul sans fond !

Précipice inouï, quel est ton Michel- Ange ?

Quel penseur, quel rêveur, quel créateur étrange,

Quel mage, a mis ce gouffre au fond le plus hagard

De la pensée humaine et mortelle, en regard

De l'autre gouffre, vie et monde, qu'on devine

Au fond de la pensée étemelle et divine ?

DES SAGES Des sages ? En veux-tu ?

Vois les frais écoliers Qui s'échappent des bancs et courent aux halliers Et vont aux champs, légers, Ubres, de jeunesse ivres. Poussant des cris, cueillant des fleurs, jetant les livres Et qui se laissent vivre et de joie inonder. Et s'empHssent l'esprit de jour, sans demander A l'aurore des cieux comment elle s'appelle. Vois ces deux amoureux qui cherchent la chapelle De l'azur, des taillis profonds, des bruits d'oiseaux. Et qui laissent leur cœur fuir avec les ruisseaux. Jaser avec les nids, avec le soleil luire. Sans vouloir, sans tenter, sans creuser, sans construis Autre chose qu'un rêve ineffable et réel. Ils s'inquiètent peu de l'inutile ciel ; Ils n'en ont pas besoin puisqu'ils disent : Je t'aime ! Qu'en feraient-ils, étant le paradis eux-même ? Ils portent l'un et l'autre un songe sur leur front ; Ils sont lieureux ; pour aube et pour lumière ils ont. Lui, qu'elle soit si belle, elle, qu'il soit si tendre !

Le rossignol suspend son chant pour les entendre ;

Ils vont, doux insensés du cœur, couple enivré

De la voix amoureuse et du regard sacré.

Ils vont, ils sont ! La main par la main est pressée ;

Ils vivent lèvre à lèvre et pensée à pensée ;

Si bien que tout leur être est un frisson joyeux.

Et que près des rayons que prodiguent leurs yeux

Le matin est avare et l'astre est économe.

Et que la jeune fille aime, et que le jeune homme

Adore, et qu'autour d'eux le bois frémit ; si bien

Qu'ils ne savent plus rien, qu'ils ne veulent plus rien.

Que pour ces éblouis la plaine est une fête.

Et que tous les passants tournent vers eux la tête.

Et que les jeunes sont jaloux, et que les vieux.

Tristes de n'être plus jaloux, sont envieux.

Ce beau couple est penché sur l'eau qui désaltère.

Songeur ! songeur ! il est deux sages sur la terre. Mais l'un et l'autre, hélas, ne durent qu'un moment : Le premier est l'enfant, le second est l'amant.

ÎV £'ART

Autrefois, dans les temps de la lumière pure.

L'antique poésie à l'antique nature

Parlait ; le vers ailé, fier, sublime, ingénu.

Était comme un oiseau, des autres reconnu,

Auquel l'aigle disait : c'est toi ! Dans les nuées.

Les cimes des forêts gravement remuées.

Les antres, les rochers, les lys, les flots marins

Dialoguaient avec Orphée aux yeux sereins ;

Les choses comprenaient le chant profond des hommes ;

La tige offrait ses fleurs, la branche offrait ses pommes

Au doux mage Linus par la muse enivré ;

Quand Homère chantait, le mendiant sacré.

Le vieux Terme attendri se tournait sur les bornes.

Et la chèvre, l'agneau, le bœuf aux larges cornes,

La vache au pis gonflé broutant les verts gazons,

Rêveurs, levaient la tête au-dessus des buissons

Et, les yeux éblouis d'une lueur divine,

Venaient, pour regarder passer dans la ravine.

Plein de rires, de chants, de masques et d'épis.

Le vieux chariot fou que promenait Thespis.

5 aovembre 1853. Jersey.

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