SCÈNE II
Alt M AND, TRIPTOLÈME.
ARMAND
J’aperçois quelque chose comme un vestige d'habitation. (Franchi «tint la haie.) Là, m’y voici ; saute donc, Triptolème !
TRIPTOLÈME
Voilà, Armand, voilà! où sommes-nous donc bien ici?
(IN descendent, portant chacun un sac sur l'épaule; sur celui de Triptolème, il j a dcui fleurets.)
ARMAND
Eh! mais, dans un jardin! il est môme très-beau pour un jardin d’Auvergne !
TRIPTOLÈME
Ah ! bien oui, l’Auvergne ! combien do lieues avons-nous marché depuis ce matin? au moins cent cinquante? Je te dis que nous sommes dans quelque forêt vierge, chez les Delawares ou chez les Mobicans. Tiens, des fruits ! et pas trop verts, ma foi !
ARMAND, voyant le livre.
Tiens! des vers! et d’Alfred de Musset encore!
J’ai dit à mon cœur, à mon faible cœur; N’est-ce point assez d’aimer sa maîtresse?
Et ne vois-tu pas que changer saus cesse, C'est perdre en désirs le temps du bonheur?
O poète d’amour!
(Lisant.)