‹ Toutes les femmesChapitre 12 sur 16 · ARGUMENT · texte numérisé non relu

ARGUMENT

Considérations sur les races qui peuplent l'Extrême-Orient et l'Amérique.

Résumé ethnographique.

Conclusion.

Considérations sur les races

qui peuplent l'Extrême - Orient

et l'Amérique.

L'Extrême-Orient commence aux frontières de rindoustan, de la Chine et de la Mongolie septentrionale pour déterminer toutes les terres et les mers qui baignent les océans Indien et Pacifique. Ce terme générique appliqué aux populations de ce vaste habitat englobe des populations qui se rattachent par l'origine à toutes les races humaines; mais où domine cependant la race jaune représentée par les familles siamoise, annamite, chinoise, mongole, khirghize, etc.

La race blanche y est représentée par les familles indoue, cingalaise, tzigane, toda, aïno et birmane.

Les familles négrilos, papoue, représentent la race noire: tandis que les familles malaise,

indonésienne et polynésienne forntent le trait d'union entre les races de lAncien et celle

du Nouveau Monde dont nous allons parler.

La découverte de l'Ainerique a été 1 occasion de discussions ethnologiques dans lesquelles le zèle religieux a joué un rôle que l'on peut deviner. Comme il fallait absolument qu'un arricre-petitfils de Noé eût peuplé l'Amérique, l'on fit aller les vaiss-eaux de Salomon au Mexi-

i]uc On

Liouva l'Amérique dans Platon ; on en fit honneur aux Carthaginois, et on cita sur cette anecdote un livre d'Aristote qu'il n'a pas compose. On tira du fait que les Mexicains témoi-

hindoi

gnaîenl leur» grandes afflictions en déchirant leurs vêtements, formule emi^loyée par quelques peuples de l'Asie, pour considérer ces derniers comme les ancêtres des Mexicains.

On a même trouve des traces de migrations de peuples du Nord au Midi, et l'on a de ce fait tiré la conclusion d'une invasion mongole en Amérique.

Tout cela serait-i' exactement démontré, qu'il fa'idrait alors trouver la raison des modifications qui ont transformé la race américaine au point de rendre les différences si profondes .

que tout point de ressemblance physique et morale avec les na'ions de l'Ancien Monde est effacé.

D'autres considéralions, tirées de l'étude des caractères particuliers à ces humanités, en font à nos yeux des entités parfaitement distinctes de toutes les autre-.

Femme aéta.

mmmmm

Résumé ethnographique

La plupart des auteurs qui ont écrit sur l'eîhnologie ont repoussé l'idée que les peuples pouvaient être autochtones. Comme il leur répugne d'admettre qu'ils aient pris naissance là où ils les observent, ils les font venir d'ailleurs, par de longues migrations. Le problème se trouve ainsi déplacé, mais non résolu. Supposer pour centre de la création un point du continent asiatique d'où les hommes se seraient irradiés en changeant de couleur et de forme, suivant les climats qu'ils auraient parcourus, est une hypothèse fort discutable. Il ne nous était pas permis, dans le cadre de ce livre d'un objectif très particulier, d'exposer les raisons qui nous déterminent à considérer les espèces humaines, identiques de formes à l'origine, comme nées dans des milieux fort distincts.

Nous avons adopté, pour les populations européennes, la théorie généralement admise des immigrations indo-aryanes. Et, pour les peuples de l'Asie, cette même hypothèse qui les fait échapper en partie à l'idéa de migration, et

nous permet de les considérer comme aborigènes.

Quant à l'opinion de ceux qui, pour peupler l'Amérique, y conduisent les tribus de l'Ancien Monde, nous ne saurions la partager et nous pensons, avec des hommes d'une autorité respectable, que le même pouvoir qui a fait croître l'herbe dans les campagnes de l'Amérique et l'a peuplée d'animaux différents de ceux de l'Ancien Monde, a pu y mettre aussi des hommes.

Nous ne pensons pas qu'un esprit dégagé des préjugés et des entraves que certaines considérations extra-scientifiques mettent à la liberté de la pensée, puisse conserver des doutes sur la pluralité des types humains primitifs.

On peut admettre qu'à l'heure où se manifesta la puissance créatrice qui produisit les espèces humaines, cette force a suscité dans toutes les parties habitables de la planète des individualités dont l'organisme était assorti aux conditions physiques de chaque centre de création.

Nous ne pouvons pas dire que les migrations terrestres sont complètement problématiques, puisqu'elles ont laissé des traces historiques certaines; mais elles sont relativement récentes, et les envahisseurs trouvèrent partout des habitants autochtones qu'ils absorbèrent. Même cette assimilation fut souvent incomplète, puisque on retrouve parfois, au cœur de bien des territoires, des îlots de la race antérieure qui s'est montrée en ces lieux réfractaire à toute fusion.

Cette considération, si l'évidence en était démontrée, donnerait à l'opinion de ceux qui peuplent la terre, par la radiation d'une famille unique, un poids considérable : c'est d'ailleurs le

grand argument en faveur dun couple original, et le voici : seront de la même espèce, tous les individus qui, en s unissant, pourront donner naissance à des métis féconds et dont les descendants seront féconds eux-mêmes. Or la copulation entre individus de toutes les races humaines donne des produits féconds, donc tous les hommes appartiennent à la même espèce.

Cette conclusion serait exacte si la Nature, sous l'impulsion d'une influence identique , n'avait pu créer des êtres semblables sur plus sieurs points géographiquement distincts.

Or cette faculté de création, l'homme la constate dans une infinité de manifestations animales ou végétales ; mais la nie quand le problème de son origine est en jeu.

Nous ne savons les causes premières de rien : celte connaissance est placée hors des limites de notre intelligence ; la constatation d'un efifet nous en fait rechercher la cause, et quand nous avons trouvé cette cause, nous en demandons le pourquoi. Toujours nous chercherons la cause de la cause et nous remonterons ainsi indéfiniment, sans jamais rien saisir. Telle est la tournure irrésistible de cotre esprit; et c'est pour cela qu'il nous a paru simple, dans une question si controversée, d'admettre, sans nous prononcer, l'opinion généralement admise, en faisant toutefois nos réserves sur cet objet.

D'ailleurs, lintérét qui s'attache au problème des origine- humaines répond seulemen; à des considérations d'ordre purement traditionr.el, dues à des impositions théocratiques, dont l'esprit moderne secoue lentement le joug.

I.a spécialisation de notre sujet nous affranchissait de ces investigations et nous n'avons effleuré ces questions que pour établir les

degrés de parenté entre les races jusqu'aux limites normales où la vie des ancêtres offre un intérêt à la curiosité native des descendants.

Comme on a pu le constater, en consultant les tableaux généalogiques qui terminent les considérations générales de nos trois volumes, tous les peuples paraissent issus d'unités ethniques qui se réduisent à quatre races bien démarquées. Elles sont représentées par les types blancs, jaunes, rouges et noirs, qui semblent avoir eu pour habitats respectifs : les blancs, l'orient de l'Europe; les jaunes, l'Asie méridionale et centrale ; les noirs, les terres de l'australe Afrique, et les rouges, le continent américain et les îles de l'Océanie. Toutes les races modernes se rattachent à un ou plusieurs de ces types et résultent de croisements successifs.

Le type blanc atteint l'apogée de son évolution physique dans le type caucasique ; le jaune dans le Mongolique, le rouge dans l'Indien d'Amérique, le noir dans le nègre éthiopien.

Nous allons décrire successivement ces quatre tvpes. Bien entendu nous traitons des femme;-, et c'est elles que nous décrivons.

Type caucasique. Dans l'acception que donne Cuvier au tvpe caucasique. Mutes les laces à peau blanche, lant blondes que brunes, en dérivent. Nous avons décrit en parlant des femmes du Caucase, Géorgiennes, Arméniennes, que les Turcs et les Perses admettent dans leurs harems, les caractères distinctifs de cette race, nous \e^ rappelons sommairement ici : les visages un peu airondis, le nez, les yeux et le front purement dessinés, les cheveux et les yeux noirs, qui contrastent avec un teint d'une

blancheur éclatante : une peau extrêmement unie, une bouche petite, des sourcils tellement minces qu'on les a comparés à un trait de pinceau. Le système pileux fin, luisant et bouclé. Nous avons dit qu'on ne trouve pas un seul visage laid dans ces pays-là, et qu'on en rencontre fréquemment d'angéliques.

La taille est toujours avantageuse, les seins fermes et ronds, haut placés, le bassiiï large, développé, les membres élégants et ronds, les attaches fines, les mains et les pieds d'une petitesse souvent remarquable.

Ces femmes sont les seuls représentants modernes des immortels modèles dont la vue enfanta les chefs-d'œuvre de la statuaire grecque. De cette race-type sont issues toutes les races à peau blanche qui ont envahi successivement l'Europe sous le nom de Celtes, Germaines, Étrusques, etc., et qui, par leur mélange avec les races autochtones, ont formé les nationalités allemande, anglaise, française, autrichienne, espagnole, grecque et italienne.

Type mongoUque. — Ce type est un de ceux qui plaident le plus fortement en faveur de l'existence primitive de plusieurs races humaines. En quelque lieu qu'on obser\'e les femmes mongoliennes : qu'elles appartiennent à des empires civilisés comme en Chine et au Japon, à des tribus nomades répandues sur le> immenses plateaux de l'Asie, ou à des hordes que le voisinage des pôles a rabougries et déprimées, toutes ces femmes présentent l'élargissement des pommettes et la forme particulière de la tête que nous allons décrire. Vue de face, cette tête a l'apparence d'un losange, cependant le visage proprement dit oÉFre plus exactement l'aspect d'un disque à cause de l'élargisse-

ment transversal du menton; le nez est petit et aplati, l'ouverture des narines étroite et plutôt circulaire que linéaire. L'arcade sourcilière est peu prononcée ; enfin l'os maxillaire, outre qu'il élargit considérablement la face, occupe au moins un quart en plus d'espace d'arrière en avant, dans la face de la Mongole que dans celle de l'Européenne. L'oreille, grande et sans bordure, s'écarte des tempes et présente son pavillon en avant. Les Mongoles ont le cou court et épais, les membres robustes, les pieds et les mains assez petits; leurs cheveux sont noirs, lisses, durs et raides ; leur peau est presque glabre, elles ont peu ou point de poils au pubis. La teinte de cette peau est jaunâtre ou brunâtre et d'un aspect suifeux.

L'ouverture des paupières est oblique de bas en haut et de dedans en dehors. Les populations qui offrent le type mongolique ont été démarquées par quelques auteurs, en trois races, savoir: rindo-Chinoise, la Mongole et l'Hyperboréenne.

La race indo-chinoise comprend les Birmans, les Siamois, les Cochinchinois, les Tonkinois, les Chinois, les Coréens, les Japonais, etc.

Les Birmanes et les Siamoises sont les femmes les plus grandes de cette race. Leur nez est peu ou pas aplati, iffais il reste court par le bout.

Les Cochinchinoises et les Tonkinoises ont la peau moins foncée que les autres Mongoles; même parmi les Tonkinoises, il en est qui. évitant de s'exposer à la lumière, sont aussi blanches que des Européennes. Ce n'est pas le seul point par lequel elles se distinguent : leur nez, sans atteindre les dimensions de ceux des Européennes, est cependant plus long que ceux Je

la race indo-chinoise, et quelques familles oiFrent des cheveux blonds ou châtains qui semblent témoigner d'un mélange avec les Turcs.

Quant aux Chinoises et aux Japonaises, leur nom suffit pour évoquer l'idée de cette forme particulière des yeux qu'on a nommés des « yeux chinois », et nous croyons inutile d'insister sur les caractéristiques de ces races très connues à l'heure présente.

Il faut cependant que nous nous arrêtions un instant sur cette particularité des yeux bridés. Il est remarquable quelle ne tient ni à l'orbite, qui n'offre pas d'obliquité particulière, ni au globe de l'œil lui-même, dont la forme exclut toute idée d'obliquité. C'est la forme des paupières qui est oblique. Cette particularité est beaucoup plus commune chez les femmes que chez les hommes.

On a prétendu que les femmes la devaient au genre de coiffure à la mode en Chine, laquelle consiste dans les cheveux relevés, de manière à tendre fortement la peau de la tempe et du front. Il paraît cependant qu'il n'en est rien, et que la largeur des pommettes ainsi que la dépression de la racine du nez sont les seules causes de cette obliquité des paupières. La peau se trouvant d'un côté en excès entre les deux yeux, par contre étant attirée par la saillie des pommettes, il y a donc d'un côté relâchement et de l'autre tension, par conséquent la peau de la paupière supérieure forme un repli qui retombe sur la paupière inférieure. On voit habituellement chez les jeunes filles l'angle interne tellement couvert par ce replis de peau, que l'on aperçoit à peine la valvule semi-lunaire et la caroncule lacrvmale.

Les Chinoises et les Japonaises ont des tendances à robésité. Les Mongoles n'ont pas l'embonpoint des Chinoises ni des Japonaises : leur taille est un peu moins élevée que celle des Indo - Chinoises, qui sont des Mongoles affinées. Leurs membres sont forts et trapus, leurs jambes courtes et arquées en dehors; la tête.relati-

veme n t très volumineuse, est enfon cée entre les épaules.La fente des pau-

p i ères, courte et petite, est comme linéaire.

La saillie des

pommettes et la convergence des tempes sont très prononcées. La chevelure est rude, droite.

Femme minsrrclienne.

noire et très longue, surtout chez les Tougouses qui conservent leurs cheveux et leurs dents jusqu'à un âge très avancé. Tel est le type primitif de la race mongole qui comprend

avec les Tougou- • ses.lesMantchoux et les Kalmoucks, les Samoyèdes et les Kirghizes.

C'est à cette race que se rattachent les Slaves moscovites, Bulgares et Ruthènes européens, ainsi que les Turcomanes, Ouzbègueset Esquimaux asiatiques.

Tvf e s américains. — Nous avons dit quelles

considérations :i"Lis portent à '. jir dans les tribus sauvages de l'Amérique des races tout à fait distinctes de celles ^^^: l'Ancien Monde. Les caractères auxquels il faut avoir égard sont une certaine forme du crâne, la saillie particulière du nez. un air de fierté répandu sur l'ensemble des traits et par-dessus tout le

Femme j avanaise.

28o TOUTES LES FEMMES

caractère moral, fait de ces races, des humanités tout à fait à part Qui n'a été frappé de leur taciturnité continuelle, de leur dissimulation profonde, de l'opiniâtreté avec laquelle ils poursuivent leurs projets de vengeance ; de cet orgueil qui leur fait éviter de jamais laisser paraître le moindre sentiment de curiosité; du cuurage stoïque avec lequel ils bravent leurs ennemis au milieu de souffrances inouïes, de leur circonspection, de leur cruauté, de la subtilité extrême de leurs sens. On a dit avec raison que les sensations douces leur paraissaient totalement inconnues; et nous ajouterons que leurs idiomes ne ressemblent ni à ceux des nations asiatiques, ni à aucun autre idiome du monde.

Ces dispositions intellectuelles et morales si caractéristiques établissent des différences tranchées entre les indigènes de l'Amérique et les tribus sauvages de toutes les autres parties du globe.

Les caractères physiques des femmes de race américaine sont les suivants: la peau offre cette teinte-cuivre qui a fait appeler ces Indiens Peaux-Rouges. Cette qualification est improprement appliquée à tous les indigènes de l'Amérique qui, tous, n'offrent pas cette particularité. L'exception se présente même fréquemment dans le Sud. D'autre part, la couleur rougeâtre dont nous parlons se présente chez presque toutes les tribus polynésiennes, comme nous l'avons dit quand nous les avons rangées sous la rubrique du type rouge. Ce n'est donc pas un caractère différenciel absolu, mais il ne doit pas être négligé. Ce qui fait le caractère principal de la physionomie des Indiennes du Nord, et ce qui les distingue des femmes asiatiques auxquelles on a voulu les rattacher, et de la plupart

des Polynésiennes, c'est la saillie d'un nez arqué mais non aquilin; ce qui leur donne un aspect d'oiseau de proie. Un grand développement des fosses nasales et une finesse excessive de l'odorat accompagnent cette conformation extérieure. Les dents des Indiennes ont en général une direction verticale, bien que la mâchoire supérieure soit souvent projetée en avant. Ces dents sont grandes et presque toujours saines, la mâchoire inférieure est forte et massive. Les cheveux des Américaines sont noirs, lisses, très longs et brillants; ils ont parfois même le reflet du plumage du corbeau. Ils grisonnent rarement.

Les Algonquins et les Iroquois, principales familles des Américains du Nord, occupaient la plus grande partie du Canada et la portion des Etats-Unis qui est à l'est du Mississipi.

Us comprenaient une foule de tribus dont il est inutile de faire ici le dénombrement, et parmi lesquelles nous nommerons seulement les Harons.

A l'ouest du Mississipi, dans une immense étendue, se trouve la nation des Sioux à laquelle appartiennent entre autres les Tétons, les Osages et les Mendans. Un giand nombre de ces derniers offrent cette singularité que leurs cheveux, d'ailleurs très longs, ont une teinte d'un gris brillant argenté.

Il reste environ deux millions d'Indiens de race pure dans le sud. Us sont divisés en trois races : l'Ando-Péruvienne, la Pampéenne et la Brasiléo-Guaranienne. Les caractéristiques de ces races sont : peau de couleur brune olivâtre,

grès La

taille petite, front peu élevé ou fuyant, yeux horizontaux et jamais bridés.

La nation la plus remarquable et la plus célèbre de celles qui appartien ncnt à la race andopéruvienne est celle des Incas, nation autrefois très puissante et chez laqucllelacivilisation , les arts et même les sciences avaient fait de grands prolorsque les Espagnols l'attaquèrent, taille des femmes incas est évaluée de f'-^S

})l(ill''nl<:.

à i,"(5o. Elles ont des formes massives , les épaules carrées, la poitrine large, les seins volumineux : le tronc est for:

grand relativement aux membres .

Les mains et les pieds sont petits. On dit que leurs poumons ont un développement extraordinaire.

Par leur nez saillant , leurs dents belles et persistantes, leur physionomie, elles se rapprochentdes Indiennes du Mexique :

mais la couleur de la

peau n'est plus la même. Ces femmes peu prè- glabres : leur front légèrement

Feiii

me japonaise.

sont a bombé

est court et fuyant en arrière. Cependant la tête offre un assez notable volume.

La race pampéenne a pour caractère signalétique une couleur brune olivâtre de la peau, une taille souvent très élevée, un front bombé non fuyant, des yeux horizon:aux, quelquefois cependant bridés en dehors.

Les femmes patagones ont une carrure et une épaisseur de membres proportionnées à leur taille, qui atteint souvent 2 mètres. Les Patagones sont les plus remarquables spécimens de cette race pampéenne; elles ont les pieds et les mains petits relativement à leur taille. La tête grosse, la face large et aplatie, les pommettes saillantes et la peau beaucoup plus foncée que ne l'ont les autres peuplades de l'Amérique du Sud. Malgré leurs formes colossales, ce sont les meilleures femmes du monde, bonnes mères et épouses dévouées. Nous n'avons qu'une remarque importante à présenter sur les caractères physiques des autres tribus de race pampéenne.

La race brasileo-guaranienne occupe les plaines qu'arrosent l'Orénoque et le Maragnon ; elle n'offre qu'un seul ram^u, le rameau guaranien. dans lequel sont compris les Caraïbes qui autrefois peuplaient toutes les petites Antilles qui s'étendaient le long de l'Atlantique jusqu'aux frontières du Brésil. Et les Guaraniens orientaux, qui constituent principalement la population indigène du Brésil, avec les Botacudos qui en occupent les frontières vers la partie méridionale.

Les caractères de la race brasiléo-guaraniennc

sont : couleur jaunâtre de la peau , taille moyenne, front bombé, yeux souvent obliques, mais toujours relevés en dehors. Ce dernier trait anatomique rapproche cette race des Mongols sans toutefois que cette similitude suffise pour affirmer une parenté quelconque entre ces deux races.

Type noir. — La dernière individualité primitive est le nègre. Voici quels sont les traits caractéristiques des femmes. Le crâne est rétréci en travers, surtout à la région des tempes. La prédominance de la face sur le crâne y réduit l'angle facial à 70 degrés.

La mâchoire inférieure est pesante, très prolongée en avant, les cavités des organes des sens sont très développées. L"orbite de l'oeil offre un agrandissement du diamètre transversal, les fosses nasales sont plus grandes que chez l'Européenne, le tronc de la négresse est mince, surtout aux lombes et au bassin, celui-ci est plus étroit dans tous ses diamètres que celui des autres races (la Boschimane exceptée). La différence entre le bassin des femmes et celui des hommes est extrêmement marquée chez les nègres.

Les os de la jambe sont placés plus en dehors sous le fémur. Le tibia et le péroné sont convexes en avant ; le pied de la négresse est plat et large : le talon peu arqué se prolonge sensiblement en arrière. Le mollet est plat, peu développé et situé très haut. Les négresses ont les cheveux laineux, crépus ; les yeux arrondis, saillants; la sclérotique tirant sur le jaune et l'iris sur le brua marron. Les seins sont de forme conique et se flétrissent prématurément.

La peau de la négresse se distingue encore par sa surface lisse et douce comme le satin ; cette peau a la propriété de rester fraîche sous une

tempe-rature brûlante; leur transpiration répand une odeur particulièrement désagréable.

Au point de vue moral ou affectif, elles sont en général affec tueuses, sensibles et capables d'un dévouement héroïque.

Tels sont le*; quatre types humains auxquels se rattachent tous les autres. Cette conclusion pourra paraître une naïvetc au lecteur superriciel qui n'ijrnorc pas que le- humains

Femme du Maroiti.

ont été divisés en quatre grandes familles répondant justement à cette cla>sification par couleurs.

Cependant, si Ion observe que nous sommes en parfait accord avec lopinion établie en ce qui concerne les races caucasique,mongolique etnoire, on constatera que nous ne partageons pas l'avis de tout le monde en ce qui concerne la race rouge.

En outre, loin de considérer les Sémites et les Ariens comme des races pures, nous ne les admettons que comme des peuples métissés, puisque nous ne les avons pas fait entrer en ligne de compte en parlant des races blanches.

Nous allons brièvement dire notre sentiment sur ce sujet.

Femme dahoméenne.

^a^^ iàS^'J"J'4^M<-:-;Mm'% A

Conclusion

Quand on remonte un fleuve d-- le nbuuchure à la source, on le voit progressivement se restreindre et devenir humble ruisseau. Tel nous a paru le cours de Ihumaailé quand nous re nontons, en quête des origines, le grand fleuve humain. Nous avons vu se souder les peuples aux peuples et lentement se réduire le nombre des nationalités. Même au delà de nos temps historiques, sous le contrôle d'une logique sévère, nous avons pu préjuger d'un passé disparu que le ginie humain ou le hasard des découvertes permettra peut-être de restituer.

Depuis que notre globe gravite autour du soleil, combien de peuples ont dû vivre et s'agiter à la surface pour disparaître ensuite, sans retour, dans l'abîme des siècles ! Les Egyptiens, les Assyriens, les Babyloniens, les Hébreux, les Chinois et les Hindous sont ceux qui pour nous représentent la plus haute antiquité, et si l'Histoire remonte plus haut, ce n'est que pour nous parler de la barbarie préhistorique ou de cette période de destruction et de renouvellement que l'on nomme le déluge.

Les nations que nous venons d'énumérer ne sont pas les seules qui aient occupé la terre durant la longue succession des siècles qui ont précédé l'Histoire, bien d'autres sans doute an-

2gO TOUTES LES FEMMES

térieuies ou contemporaines, et dont les noms mêmes ne sont pas arrivés jusqu'à nous, ont eu des lois, des institutions, des cités florissantes, des arts et une industrie plus ou moins riche, plus ou moins perfectionnée, et tout cela a disparu avec les monuments artistiques et littéraires qui auraient pu nous en transmettre le souvenir.

Cette hypothèse est moins problématique qu'elle peut le paraître. Si l'on considère l'état des sciences à l'aurore des temps historique>, on remarque une ignorance profonde des causes et cependant des produits perfectionnés de ce» causes. En astronomie, la pratique des observations sans résultats et des résultats sans observations. On y voit l'emploi de méthodes que les plus savants mettent en œuvre sans les comprendre. Il semble que toute la science antique est faite non de tâtonnements mais de ressouvenir»; car l'usage de méthodes sans la connaissance des principes prouve que ces méthodes ne sont pas l'ouvrage du peuple qui le> emploie.

On ne pourrait prétendre que des principes peuvent s'uublier. Un peuple peut perdre le souvenir de certains faits historiques, de certaines connaissances particulières isolées. Mais une science comme l'astronomie, par exemple, iorme un corps d'iJées qui mutuellement se conservent et se défendent. Nous pensons donc qu'à une époque antérieure à toutes celles que l'on connaît il a existé des peuples éminemment civilisés, inventeurs d'une foule de théorie^ f-avantes dont quelques débris sont arrives jusqu'à nous par les Egyptiens, le» Assyriens. les Hébreux, etc.

Dans le vi' ou le vu' siècle avant notre ère.

c:oNCLUsioN 291

uQ croyait assez généralement que l'espèce humaine était dans sa décadence. On le disait en Egypte, en Chaldée, en Phénicie. dans rinde et dans la Chine. Zoroastre et Confucius expriment plusieurs fois cette opinion, opinion justifiée, ce nous semble, par les grandes révolutions qui éclatèrent vers cette époque.

Ce que Moïse et les historiens grecs disent de Babylone et de Ninive prouve que ces deux villes étaient déjà célèbres vers le xv" ou îe xvi'^ siècle avant l'ère chrétienne.

Plusieurs autres grandes villes existaient certainement à cette époque dans diverses contrées : Memphis, Thèbes, Abydos, en Egypte, lancienne Sidon, la fameuse Troie étaient déjà fondées. Il y en avait probablement en Italie cher les Etrusques, peuple très ancien dont la civilisation était en décadence lors de la fondalion de Rome, huit siècles avant notre ère. Pline le Naturaliste. Plutarque nous fournissent des preuves à l'appui de cette opinion. L'Amérique elle-même renfermait des cités florissantes qui. après avoir subi plusieurs révolutions, sont retombées dans l'état sauvage, les ruines qu'on V a découvert ne laissent pas de doute sur ce point.

Que doit-on penser ." Faut-il quand on pèse ces faits s'en tenir aux conventioub admises .-'

N'eit-il pas plus ^age de penser que dan» s>a recherche des origines l'homme a négligé l'étude d'un facteur puissant qui est la terre.

Si, dès que la terre, au cours de sa lente gestation a pu nourrir des mammifères, l'homme a existé, ce qui est logiquement possible. Il peut

avoir vécu pendant le pliocène, dernière phase de ce que les géologues nomment les temps tertiaires. Si cette ère teriiaire. comparée aux temps antérieurs, a été courte, elle n en a pas moins duré des milliers d'années, comme le démontre la progressive évolution de ses formes animales et végétales qui ont avec les espèces actuelles des analogie^ de f<jrmes indéniables.

Quels qu'aient été les représentants de i'iiumanité à ces époques reculées, s'ils ont vécu, c'est au sein des bouleversements géologiques considérables, puisque c'est pendant l'ère tertiaire que les mers et les continents terrestres ont pris à peu près la forme définitive (.') que nous leur voyons de nos jours.

Deux points du globe ont surtout subi des modifications profondes : les terres qui occupaient en partie la place du Pacifique et de l'Atlantique.

Si l'on considère que les traces de communications terrestres sont indéniables entre l'Amérique du Nord et l'Europe occidentale ; entre l'Amérique du Sud et l'Afrique, que d'autre part l'Australie et les nombreuses îles qui constituent le continent océanien sont incontestablement les vestiges de terres disparues, on admettra qu'il ne devait émerger de ce que nous appelons l'Ancien Monde, qu'une très faible partie.

Une hypothèse s'olfre à l'esprit : ne peut-un concevoir une ou des civilisations puissantes édifiées au sein de ces terres aujourd'hui sombrées sous les flots de l'océan par le fait d'une révolution du globe.

Voici comme nous concevons l'hypothèse : les hommes de la race la plus anciennement créée

dans un milieu favorable ont pendant des siècles développé leurs facultés intellectuelles, sociales et artistiques : ils ont rayonné dans les limites ce leur action soit par terre, soit par mer et fondé quelques colonies au sein de tribus barbares:

supposons que ces peuplades étaient les Chinois, les Hindous, les Assyriens, les Egyptiens, les Phéniciens, etc.. et cju'un jour, dans un cataclysme elTrovable , la inùre patrie disparaisse entièrement, entraînant dans sa ruine toute la science et tous les arts ; que tout soit englouti, jusqu au souvenir ; que se produirait-il ?

Les quelques aventuriers colonisateurs nécessairement plus guerriers que savants, mettront en œuvre leur connaissance des méthodes, tout en ignorant les principes. Supposons que

Femme juive d'Algérie.

l'Ancien Monde s'cflbndie, que feraient les quelques Kuropécns placés aux colonies? Jis essayeraient de suppléer à tout, mais se heurleraient nécessairement à leur ignorance des principes et poursuivant des résultats, ils s'efforceraient de se remémorer des formules sans en rechercher le pourquoi.

Or, un fait qui domine les plus anciennes traditions, c'est que partout l'invention des arts et des procédés utiles est attribuée à des rois, à des héros que les peuples ont déi- Hés. Ne peut-on voir dans ces hommes d'élite les aventureux colons d'une civilisation plus avancée, dominant de leur supériorité intellectuelle les barbares au sein desquels in destinée les a conduits. Dans les traditions chinoises, c'est Sin-Gin-Tchi qui enseigne aux hommes la manière d'allumer et d'entretenir le feu. Le roi Gin-Houang invente l'agriculture et rassemble les hommes qui vivaient dispersés dans les bois. Houang-ti leur apprend l'art de teindre.

Chez les Kgyptiens, c'est Osiris qui invente l'agriculture et la charrue ; il fait construire des digues pour contenir le fleuve, invente des écluses pour remédier aux inconvénients de i:i sécheresse en procurant aux cultivateurs le movcn d'irriguer les terres.

(Test Isis, épouse d'Osiris, qui a inventé le niage et le tissage, etc. •

Les traditions grecques, assyriennes cl hindoues sont conçues dans le même genre.

Si l'on considère que ce ne sont pas les Sémites qui jetèrent dans la Mésopotamie les fondements de la brillante civilisation chaldéenne. mais que celte gloire revient à des peuples reculés : les Accadicns et les Sumériens, qui ap-

portèrent sur le? bords de l'Euphrate la connaissance de l'écriture, une industrie relativement avancée, ua gouvernement, des lois, une religion, on admettra que notre opinion prend, à cette constatation, une nouvelle force ; surtout si nous référant aux travau.Y des historiens, nou'. tenon* pour exact le degré de parenté qui leur init voir dans les antiques fondateurs de l'empire chaldéen et assyrien, les frères de Schesoulior. qui peuplèrent primitivement la vallée du Nil et turent antérieurs même à l'ancien Empire égyptien.

On percevra dans les brumes des traditions lointaines, mères de ces doctrines, ia vision de ce peuple antérieur, énergique et savant, disparu subitement à jamais ; mais dont quelques colonies d'aventuriers guidèrent l'humanité barbare dont nous sommes issus, dans la voie du progrès où. depuis eux, l'humanité n a cessé de marcher.

De quelle race auraient-ils pu être ces hommes .- Ils n'étaient pas blancs, puisque ils ont colonisé les blancs comme aussi les jaunes et les n"!'s: il^ étaient donc probablement rouges.

Nous u irons pas plus loin dans cet essai, nous aurions trop à dire, car nous n'avons pas émis cette opinion sans l'avoir sévèrement contrôlée. Mais il serait au moins étrange si l'Australie et l'Amérique nous livraient un jour leur secret, que ce que nous appelons le Nouveau Monde fût un monde plus vieux que l'ancien, et que cette race misérable qui s'éteint, ctouft'ée peu à peu sous l'étreinte d'une civilisation d'un utilitarisme sans pitié, ait été l'éducatricc des nations dont notre science et nos arts sont issus, et qu'elle meure de vieillesse aujour-

d'hui. .iécrcpite et caduque, âgée de quinze à vincit mille ans.

En concluant par cette hypothèse ce livre sur les femmes de tous les pays, nous somme> moins loin de notre sujet qu'il ne paraît, car, si elle était un jour démontrée, les Hindou-, les Sémites égyptiens, assyriens, phéniciens et arabes seraient un produit des types caucasiens et Peau-x-Rouges. Cela étant acquis, la généalogie des autres peuples serait à peu près déîeimirce.

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Tables

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Table des Matières

Avant-propos

Considérations générales..

Caractères distinctifs des races d'Orient et d'Afrique i 3

Tableau généalogique des femmes d'Extrême-Orient et d'Amérique 4'3

Les Hindoues.

Hindoues . 47

Dravidiennes 66

Cinghalaises 67

Tziganes. 72

Todas 73

Aïnos 7y

PajïPs

Les Indo-Chinoises.

Birmanes 83

Siamoises 85

Cambodgiennes et Annamites. Sy

Les Chinoises.

Chinoises (j5

Tiiibétaines 112

Coréennes 117

Les Sibériennes.

Mongoles i iq

Mandchoues 127

Ostiakes 128

Ouzhègues et Kirghizes i32

Turkmènes i35

Samoyèdes 137

Esquimales i -^q

Les Noires d'Océanie.

Femmes Negritos 143

Papoues et Canaques 147

Australiennes i5i

Les Japonaises ï55

Les Océaniennes.

Malaises i65

Tagales ijb

.lavanaises 179

Indone'siennes 187

Polynésiennes ? 191

Les Américaines.

Indiennes de l'Amérique du

Nord 2o3

Indiennes de l'Amérique du

Centre 2 i3

Indiennes de l'Amérique du

Sud 2 i3

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