‹ Towianski et sa doctrineChapitre 9 sur 30 · DOGME CATHOLIQUE. ERREURS DE TOWIANSKI · texte numérisé non relu

DOGME CATHOLIQUE. ERREURS DE TOWIANSKI

Christ sur la croix qui nous a rachetés.

Jésus-Christ est ressuscité. Jésus-Christ n est pas ressus

cité , et n’a nullement pu ressusciter: car les esprits supérieurs, une fois qu’ils ont fini ce pèlerinage, ne peuvent plus demeurer sous aucune voûte terrestre (§ 5).

Dieu est un et trine ; il y a en lui une seule nature et trois personnes.

Ces trois personnes sont en tout égales entre elles , et premièrement quant à l’éternité :

car avant le commencement des siècles, et la création de quoi que ce soit, elles co -existent de toute éternité.

D’ailleurs Dieu dans sa nature est simple et immuable ; il n’est composé d’aucunes parties, et n’est l’assemblage de rien.

Les sacrements ont une vertu qui leur est inhérente.

Dans l’œuvre de la sanctifica-

Sur la sainte Trinité profond silence.

Jésus Christ n’est pas égal à Dieu, mais il est le premier après lui sur la terre , et sur beaucoup de globes (§ 24, /il). Il n’est donc pas la seconde personne de Dieu consubstantielle à la première.

S’il n’y a pas de seconde personne en Dieu, la troisième ne peut exister.

Dieu , père universel , est un assemblage de lumière (§ 31).

« Tout dépend du mouvement

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tion tout dépend de l’action des sacrements; sans elle la foi et tous les mouvements de l’âme ne servent à rien.

Toutes ces dispositions ne sont que des conditions requises ; les causes de la sanctification sont les sacrements.

(C’est la doctrine expresse du concile de Trente , voyez notre XIVe cliap.)

Le sacrement du Baptême nous fait enfants de Dieu ; ce que nous n’étions pas avant de l’avoir reçu.

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de notre âme vers Dieu. Gonsidéronsdonc ce que sont tou tes les formes, ce que sont les confessions, les communions sans ce mouvement de l’âme (§ 38). »

Les sacrements sont tout au plus des conditions requises ; les causesde la sanctification sontles dispositions, et les mouvements de l’âme.

Tous lesêtressont des enfants de Dieu , et Dieu est leur père universel.

Le sacrement de la confirmation , par lequel la personne du Saint-Esprit descend sur nous, nous fait des hommes de Dieu , en nous donnant la force et la virilité spirituelle.

Dans le sacrement de l’Eucharistie se trouve , sous les vraies

Le Saint-Esprit ne descend nullement sur nous , puisqu’il n’existe pas. Il y a d’autres esprits : c’est en eux que réside la force. « La force (dit le § 9) ne se trouve que dans l’esprit, et d’autant plus grande, que l’esprit est plus élevé , et plus pur. » Il y a donc plusieurs saints Esprits.

C’est avec de tels esprits qu’il faut nous unir.

Dans le ciel, Jésus-Christ n’a pas de corps ; par conséquent le

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espèces du pain et du vin , la vraie substance du corps et du sang de Jésus-Christ; et ce sont le même corps e 1 1 e mêm e sa ng qui se trouvent au même moment , dans le ciel , à la droite de Dieu le père Tout-puissant.

Le sacrement de la Pénitence consiste dans l’absolution que le prêtre donne au pénitent, qui doit être bien disposé.

Sans l’absolution sacramentelle , ou sans le désir de l’absolution dans un cas d’urgence, la meilleure disposition , la meilleure contrition n’est d’aucun secours.

Le sacrement de l’Ordination fait de celui qui le reçoit un médiateur entre Dieuetles hommes, en remplacement de Jésus - Christ.

Et en le faisant médiateur , il lui confère un double pouvoir :

Premièrement le pouvoir sur le corps mystique de Jésus-Christ, lesfidèles, sont ce corps mystique.

Le prêtre exerce ce pouvoir par

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même corps ne peut se trouver dans le sacrement de l’Eucharistie. — Il n’existe pas.

La pénitence consiste dans la disposition, dans le mouvement de lame.

« Ces pratiques extérieures (les confessions, les commun ion s) , ces formes sans nombre.. .etc. , ne sont rien... ce sont la commotion et l’illumination de notre a me qui peuvent seules nous attirer la colonne des Esprits saints , et par conséquent la grâce, la bénédiction et le ciel (§ 38). »

Tous les hommes, comme tous les êtres , sont des enfants de Dieu ; et le père universel n’existe que pour eux , et se dévoue pour eux II n’y a donc pas de place pour un médiateur, c’est-à-dire pour un prêtre.

Car quel serait son pouvoir ?

Certes , ce n’est pas un pouvoir sur les fidèles. Ceux-ci n’ont pas besoin d’une médiation pour avoir de Dieu les dons, la béné-

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les sacrements , et c’est par ce pouvoir qu’il fait descendre sur les fidèles , de la part de Dieu, tous les dons spirituels , le pardon et la grâce.

Secondement le sacrement confère au prêtre le pouvoir sur le corps vrai de Jésus Christ ; c’est-à-dire sur le corps réel qu’il possède au ciel.

Par ce pouvoir le prêtre change le pain et le vin en corps et en sang de Jésus-Christ; et les offre à Dieu de la part des hommes comme don, comme louange, comme propitiation , comme prière, comme actions de grâces.

Et c’est l’unique sacrifice de la nouvelle loi.

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1° Ce sacrifice est un sacrifice du corps et du sang.

2° Le corps et le sang offerts dans ce sacrifice sont le corps et le sang de Jésus-Christ ; c’est-àdire que Jésus-Christ est la seule victime de ce sacrifice.

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diction et la grâce ; ils ne pourraient y avoir recours : car ils peuvent et doivent eux-mêmes exciter une commotion dans leur âme, allumer le feu, faire descendre le colonne , et avec elle la lumière , la bénédiction , la grâce, etc.

Ce n’est pas un pouvoir sur le corps réel de Jésus- Christ, car ce corps n’est pas dans le ciel :

il n’existe plus ,

et il n’y a aucun besoin de l’offrir à Dieu de lapartdes hommes.

Le sacrifice de la nouvelle loi n’est pas un sacrifice du corps et du sang, il est tout-à-fait autre.

Lci croix de la nouvelle loi est le martyre de l’esprit (§ 13); son sacrifice est le sacrifice de l’esprit.

La victime de ce sacrifice est l’esprit de chaque homme.

Chaque homme doit, à l’exemple de l’homme qui dirige la cause (§13), pouvoir par son travail intérieur repousser le mal , et se soutenir continuellement dans un état de sainteté par la force de la colonne lumineuse qu’il fera descendre. Cet effort est la croix de la nouvelle loi , est le martyre de l’esprit. — Ainsi chaque esprit doit être la victime d’un tel sacrifice.

- no —

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3° Le sacrificateur qui offre à Dieu ce sacrifice est de nouveau Jésus-Christ seul, et en son remplacement le prêtre.

Le prêtre n’a pas ce pouvoir de lui-même , ni ne le prend lui-même; mais il est établi dans cette charge et dans cet honneur par la consécration qu’il a reçue dans ce sacrement.

Ainsi il n’y a qu’un seul sacrifice et une seule victime ; un seul sacrificateur et un seul prêtre: Jésus-Christ ;

Qui, ayant besoin d’aides dans son sacerdoce , pour accomplir son sacrifice partout et toujours , confère cette dignité par le moyen du sacrement de l’Ordination.

Comme Jésus-Christ est uni à l’Eglise , son épouse , qu’il a acquise par son sang, par sa mort, par son sacrifice , par l’œuvre entière de notre rédemption qu’il a accomplie ; et comme par toutes ces raisons, cette union est exclusive ;

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Le sacrificateur qui opère ce sacrifice de l’esprit , est premièrement Dieu lui-même, puis Jésus-Christ , puis l’agneau , puis chaque homme.

Chacun a pour cela non seulement le pouvoir nécessaire, mais il y est tenu par un devoir rigoureux .

Ainsi il y a autant de sacrifices et de victimes, qu’il y a d’esprits qui sont offerts ; autant de sacrificateurs et de prêtres qu’il y a d’hommes qui sacrifient leurs esprits.

Donc chacun accomplissant lui-même son sacrifice et devant l’accomplir , est , et doit être prêtre de lui-même. Il n’y a pas de place pour le sacrement de l’Ordination.

La mort de Jésus-Christ n’était pas un sacrifice , car elle était nécessaire ; elle ne lui a pas acquis un droit exclusif à l’Eglise.

Le sacrifice qu’il a fait comme agneau, et par lequel il a racheté le genre humain , peut être fait par tout autre homme ; par conséquent ce sacrifice ne lui donne pas non plus ce droit exclusif. En un mot il n’y a pas entre Jésus- Christ et l’Eglise d’union exclusive.

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Ainsi le sacrement du Mariage unit riiomme à la femme.

Pour que cette union serve à la propagation matérielle , comme l’autre sevtà la propagation spirituelle des membres de l’Eglise.

Ee mariage est donc un sacrement parce qu’il représente cette union de Jésus Christ avec son Eglise.

Le sacrement de l’Extrème- Onction guérit le corps s’il en est besoin , mais principalement lame, et il la prépare à passer dans l’autre monde ; il produit son effet même quand il est donné aux personnes sans connaissance.

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Par conséquent le Mariage ne peut pas représenter cette union.

Le mariage ne peut donc pas être un sacrement.

Si jamais un sacrement est une pratique extérieure , une vainc cérémonie , une forme qui ne signifie rien , ce sera certainement celui-ci , lorsqu’il est donné aux personnes sans connaissance.

Toute la morale chrétienne est basée sur cette vérité, que la nature humaine est corrompue , et que d’elle- même elle est portée au mal;

Que d’elle-même elle est sans force , et qu elle est incapable de rien faire qui soit vraiment bon;

Que la bonté et la force lui sont données par la grâce de Dieu.

Il en résulte que la première

L’homme délaissé à lui-même peut se tourner vers le bien ou vers le mal , vers la lumière ou vers les ténèbres (§ 11). La nature de l’homme n’est donc pas corrompue ;

Elle peut toujours d’elle-même faire jaillir une petite lumière , et faire descendre une colonne protectrice.

Par conséquent, elle est bonne et forte d’elle-même.

11 en résulte que la première

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vertu chrétienne est l’humilité qui attribue à l’iionime ce qu’il y a en lui de faible et de mauvais ; et à Dieu , ce qu’il y a de bon et de fort en lui ; et aux yeux de laquelle l’homme même leplus saint esttoujours misère, poussière , néant.

La seconde vertu primitive du christianisme est la pureté.

Gomme l’humilité met le frein à la présomption de l’esprit , la pureté contient la concupiscence de la chair , qui se trouve dans notre nature corrompue , et qui est mauvaise : parce qu elle vient du péché et entraîne au péché (Conc. de Trente).

Le dogme chrétien de la vie future consiste principalement en ce que notre être est identique là-haut et ici-bas; c’est-à-dire que pendant toute l’éternité nous aurons la même âme et le même corps , que nous avons aujourd’hui.

Et c’est ce que nous répétons dans le symbole des apôtres : je crois la résurrection du corps , c’est-à-dire du corps que je porte aujourd’hui , au moment même ou je récite le Symbole et où je dis:

vertu dans la doctrine de Towianski est l’orgueil, qui attribue à l’homme ce qu’il y a de bon et de fort en lui , et l’appelle un grand esprit , un puissant esprit, un gigantesque esprit.

il n’y a rien de mauvais dans notre nature. Le mal vient du dehors, par les colonnes ténébreuses qui entrent dans l’aine.

Par conséquent la concupiscence qui est en nous , dans notre nature , n’est rien de mauvais.

La suivre ne sera donc pas un mal,

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Si l’âme n’est pas sullisammenl élaborée après avoir fait une fois le pèlerinage sur la terre, elle est, par une volonté supérieure , introduite de nouveau dans cette vie terrestre (§ 5) . Elle passe quelquefois de cette manière par deux, trois et même plusieurs corps.

Or , si l’homme devait ressusciter, il faudrait que l’âme reprît tous les corps par lesquels elle a jamais passé , ce cpii est une pure impossibilité et ce qui, du reste, contredit le Symbole des

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Je crois la résurrection du cor jj s.

Le inonde aura sa fin au second avènement de Jésus-Christ, lorsqu’il viendra juger les vivants el les morts; c’est-à-dire : les justes et les pécheurs ; et qu’à la suite de ce jugement, « les uns iront dans les supplices éternels, et les autres dans la vie éternelle (Matth. XXV, 46); >»

Le supplice de ceux-là n’aura jamais de fin (Marc. IX, 43, 45, 47.) ni le bonheur de ceux-ci.

* si JrJboTîooD çOtëOT

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apôtres, qui nous fait croire la résurrection du corps (au singulier), et non des corps (au pluriel).

C’est pourquoi on ne peut pas croire à ce que nous oblige de croire le Symbole des apôtres, à savoir : que nous ressusciterons dans le corps que nous portons aujourd’hui.

« Lorsque Dieu , selon sa mi- » séricordieuse révélation faite à » la terre , répandant du haut de » l’espace non terrestre les «esprits supérieurs, et faisant » brûler de plus en plus le feu de » son amour , l’aura porté au » plus haut point d’intensité sous « son septième Messie, et que » ce feu aura occupé toute la »> terre , alors le mal de la terre » s’évanouira , il périra entière- « ment , selon les paroles de la » révélation (§8).

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