A MES PARENTS
En témoignage de sincère reconnaissance.
Introduction
La notion de pH que de nombreux et récents travaux ont mis en lumière constitue actuellement un facteur scientifique de premier plan, et rares, aujourd’hui, sont les activités, que ce soit dans le domaine purement scientifique ou dans le domaine industriel, qui ne puissent utilement en tenir compte.
En chimie analytique générale, l’étude de la force des acides, de leurs basicités, des ampholytes, les mesures des constantes de dissociation; l'étude générale de presque toutes les réactions de la chimie minérale sont tributaires de la mesure du pH.
En biologie, les écarts du pH sanguin, qui doit se maintenir rigoureusement fixe chez un sujet sain, vont déceler une déficience du système régulateur complexe du sang ou un mauvais fonctionnement des organes, poumons, foie, reins, où s’accomplit le processus d’action de la réserve alcaline.
Le pH urinaire, moins stable, va diminuer d’une façon appréciable dans le diabète, l'insuffisance hépatique, le cas de maladies infectieuses ou traumatismes entraînant une hyperproduction d’acides organiques; il va augmenter, au contraire, pour certaines fermentations anormales, les dermatoses, le cancer. L'examen du pH de tous les liquides organiques fournira des indications précieuses au clinicien.
En bactériologie, les données fournies par le pH apportent des renseignements utiles sur la présence de certains microbes et sur les transformations du milieu opérées par eux. EG- GERTH (1), en 1926, démontre que le pouvoir bactéricide des savons croît d’abord avec le poids moléculaire de l'acide qui entre dans leur composition, puis diminue ensuite, mais qu’il existe pour chaque savon une zone acide et basique correspondant au maximum d’efficacité.