A LA RIVE D'UN BOIS
A la rive d'un bois, Je me suis endormie.
J'ai entendu la voix De mon amant pleurer.
Vous m'avez, la la la la la, Vous m'avez laissé là.
J'ai entendu la voix De mon amant pleurer.
Va, tu as beau pleurer, - Tu as beau soupirer !
Vous m'avez, etc.
Va, tu as beau pleurer, Tu as beau soupirer !
Car on n'a pas ces filles Sans les demander.
Vous m'avez, etc.
Car on n'a pas ces filles Sans les demander.
Tout en les demandant, On a du mal assez.
Vous m'avez, etc.
Tout en les demandant, On a du mal assez :
Il faut les mener au bal Et les faire bien danser.
Vous m'avez, etc.
Il faut les mener au bal Et les faire bien danser ; Il faut avoir l'air civil Et savoir bien parler.
Vous m'avez, etc.
Il faut avoir l'air civil Et savoir bien parler.
Quand elles ont bien dansé Il faut les ramener.
Vous m'avez, etc.
Quand elles ont bien dansé Il faut les ramener, Le chapeau sous le bras, Le flambeau allumé.
Vous m'avez, etc.
Le chapeau sous le bras, Le flambeau allumé, Près du seuil de la porte Leur donner un baiser.
Vous m'avez, etc.
Près du seuil de la porte Leur donner un baiser En leur disant : Ma mie, Allez-vous-en coucher.
Vous m'avez, la la la la la.
Vous m'avez laissé là.
Recueilli à Sedan.