JEANNETON
Jeanneton prend sa faucille, Elle s'en va couper des joncs ; Quand elle eut fini sa botte, Elle s'endormit au long.
Hélas ! pourquoi s'endormit-elle ; La petite Jeanneton ?
Quand elle eut fini sa botte, Elle s'endormit au long.
Par là vient à passer Trois chevaliers de renom.
Hélas ! etc.
Par là vient à passer Trois chevaliers de renom :
Le premier un peu timide, Petit garçon, petit air mignon.
Hélas ! etc.
Le premier un peu timide, Petit garçon, petit air mignon.
Le second, un peu plus hardi, Lui mit la main sous le menton.
Hélas ! pourquoi s'endorniit-elle, La petite Jeanneton ?
Le second, un peu plus hardi, Lui mit la main sous le menton.
Mais ce que fit le troisième, 11 n'est pas mis dans la chanson.
Hélas ! etc.
Mais ce que fit le troisième, 11 n'est pas mis dans la chanson.
Si vous le saviez, mesdemoiselles, Vous iriez couper des joncs.
Hélas ! etc.
Si vous le saviez, mesdemoiselles, Vous iriez couper des joncs; Et vous aimeriez qu'on vous fît Comme l'on fit à Jeanneton.
Hélas ! etc.
Au moment où se commençait l'impression de cet appendice, nous avons reçu cette chanson que notre correspondant nous dit avoir été très populaire, autrefois, dans le pays de Rethel. Elle ne paraît être cependant qu'une variante de la chanson populaire bien connue : La Petite Jeanneton. Nous la donnons ici, avec la musique (Cil), à titre de curiosité seulement. Elle est d'ailleurs reproduite dans le manuscrit de la Bibliothèque nationale, avec cette mention : « Ronde des environs de Rethel. »