CHAPITRE XXVIl. tt
deux principaux généraux de l'armée. Buxhowden ayant été rappelé et Benningsen nommé général en ehef, l'unité indispensable dans le commandement fiit rétablie. Ainsi qu'il avait été convenu , Benningsen établit son quaftier général à Biala et réunit autour de lui sept divisions formant un effectif de 78 mille hommes. Ces troupes, que les Français croyaient disséminées au loin dans des cantonnements, se trouvèrent bientôt concentrées à Arys, près des frontières russes, complètement masquées par les lacs et la grande forêt de Johannisbui^.
Benningsen laissa les divisions de Sedmaratski et d'Ëssen pour couvrir ses derrières, son flanc gauche, et empêcher les Français de déboucher de la forêt d'Ostrolenka.
Du i5 au 16 janvier, l'armée russe, formée eil quatre colonnes, franchit le défilé entre les lacs Spirding et Lowenthin, et arriva le 17 à Rhein. Ce fiit alors que l'avant-garde de Cosaques et les 4o escadrons de cavalerie de Galitzin, appuyant à droite pour se lier aux Prussiens du général Lestocq, se portèrent par Rastenburg à
D.qit.zeaOvGoOt^lc
Barthen vers l'Allé et tombèrent à Scbippenbeil sur les avant-postes du maréchal Ney.
On a observé avec beaucoup de raison que si Benningsen, au lieu de faire un grand détour pour gagner Schippenbeil, se fut dirigé de Johannisburg sur Willenberg, il se plaçait de suite dans l'espace laissé entre le i^' et le 6* corps ; arrivant sur les derrières de ce corps d'armée, il eiit mis le maréchal Ney dans une position fort critique, tandis qu'allant attaquer ses cantonnements par la tète, il les refoulait sur leur ligne de retraite. Pourquoi pril-il cette direction, tandis que l'autre semblait si fiaturelleinent indiquée ? Était-ce pour couvrir et dégager Koenigsberg, la dernière capitale qui restât à la Prusse? Toujours eat-il que cette pointe de a5 lieues que le maréchal Ney avait fait faire à son avant-garde, quelque inconsidérée qu'elle ait pu être, comme l'Empereur la qualifia à plusieurs reprises, eut un résultat heureux, en ce qu'elle attira l'attention de l'ennemi et l'entraîna, soit qu'il ait été poussé par le motif de couvrir Kœnigsberg, ou par tout autre^ à attaquer par ce côté, ce qui donna bientôt l'éveil
D.qit.zeaOvGoOt^ic