‹ Traditions et souvenirsChapitre 104 sur 160 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

et Je temps au corps de Ney et à celui de Bernadotte de se concentrer.

Telle était l'avalanche qui allait fondre sur le général Colbert; toutefois il ne fut pas pris au dépourvu, les premiers postes attaqués avaient résisté énei^quement. Il se hâta de faire prévenir le maréchal Ney ainsi que le maréchal Bernadette, et en un instant l'alarme courut jusqu'à Varsovie.

Bien qu'il pût juger déjà de ce qui le menaçnit, et qu'il eût été attaqué dès le 19 janvier à Schippenbeil, il crut ne devoir commencer son mouvement de retraite que le ao ; c'est ce qu'indiqua une lettre de lui datée decejourdeBarten&tein: « D'ici à quelques jours, mandait-il, je serai assez occupé pour ne pouvoir vous écrire ; demain 30 je commence à me replier en arrière. » n dut en effet attendre et rallier à lui le 3* de hussards et l'infanterie qui occupait Schippenbeil, et dont la retraite était indiquée sur BischofTstein. Le ao, les Cosaques se montrèrent plus nombreux; ils étaient suivis par des escadrons de dragons et de hussards, et par de Finfanterie conduite en traîneau. Quelques volées

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de coups de canon et la ferme contenance de noa troupes les tinrent en respect. Cependant, inquiet de la colonne du 3* de hussards qui venait de Schippenbeil, le général Colbert envoya à sa rencontre un bataillon de grenadiers qui occupait Heilsberg et deux pièces de canon. « Je ne crains rien pour moi, mandait-il au commandant Lecanu, mais pour la colonne qui vient de BischofTstein. » En effet, près du village de Porwangen, sur la route d'Heilsbei^ à Seebui^, le 3* de hussards avait été serré de près ; l'un de ses escadrons, s'étant laissé entraîner par son ardeur, avait été ramené sur l'infanterie , lorsqu' arriva le bataillon d'Heilsberg, qui, chargeant l'ennemi à la baïonnette, le culbuta. Le soir, le général Colbert, ayant réuni la plus grande partie de son monde à Seeburg, s'y arrêta, pour donner le temps à tout ce qui pouvait être encore en arrière d'arriver.

Le 21, l'ennemi, qui pendant toute ta journée avait inquiété nos postes, faisant mine de vouloir s'établir la nuit dans les villages d'Elsau et de Lokau, vers les huit heures du soir, le géné^

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