CHAPITRE XXVn
ral Golbert se porta en avant , fit attaquer ces villages et en chassa l'ennemi après lui avoir tué du monde , pris deux oificiers et i5 htissards russes. II le fit poursuivre jusqu'à deux lieues au delà, près de Felhau et de Franckenau. Ce vigoureux retour offensif lui permit le lendemain de se retirer sur Wartenbourg et Alt- Wartenboui^ sans être inquiété. Ses reconnaissances, poussées au loin, n'avaient rien rencontré ; ce fut seulement le soir que l'ennemi reparut, mais il se retira dès les premiers coups de fusil. Enfin, le 35, le général G)lbert, avec tout son monde, rejoignit le quartier général à Hohenstein.
a Je me le rappelle encore , me racontait le général Jomini ; j'étais diez le maréchal, la nuit était avancée, le temps effroyable, lorsque tout à coup nous vîmes entrer un grand jeune homme dont le manteau était tout couvert de neige : c'était le général Golbert. » Ney fut double- . ment heureux de le revoir; pas un homme, pas un canon n'avait été laissé en arrière, et toutes les troupes du 6* corps, prévenues à temps, s'étaient successivement repliées et concentrées au-
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tour d'Hohenstein, après avoir évité le coup qui leur était destiné.
On a vu combien tout d'abord l'Empereur avait blâmé le mouvement en avant du maréchal Ney. Si Jomini se trouvait en ce moment près du maréchal, c'est qu'il avait été envoyé pour lui manifester son mécontentement. Lorsque la nouvelle de l'attaque des Russes arriva, l'Empereur crut qu'ils ne s'étaient mis en mouvement que parce que le maréchal Ney était allé les provoquer ; mais il se convainquit bientôt, dit Savary ', que Ney avait eu une heureuse inspiration. Aussi Napoléon, si sévère d'abord, dit dans le 54" bulletin daté du 27 janvier : « Quelques bataillons d'infanterie légère du maréchal Ney s'étaient portés à ao lieues en avant de leurs cantonnements, l'armée russe en avait conçu des alarmes et fait un mouvement sur sa droite ; ces bataillons sont rentrés dans la ligne de leurs cantonnements, sans éprouver aucune perte *. » Le blâme, s'il yena encore un, est bien léger, et il y a un éloge. Déjà il avait écrit au général
■ Mmoint du duc Je Xovigo, tome lU, p. (o,
3 CorntponJaiKe de Napoléon, lome XIV, d" i ifH^S.
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