‹ Traditions et souvenirsChapitre 109 sur 160 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

voulait procurer du repos à ses troupes qui avaient marché toute la nuit, et donner le temps au général Lestocq, qui courait grand danger d'être coupé, de le joindre. Cependant, inquiet des partis qui se monti^ient sur sa gaucfae et qui avaient déjà pénétré dans Guttstadt, le 5 au matin il se mit en mardie par Arensdorf et Frauendorf.

Le 4 au soir, l'Empereur était arrivé à Schlitt; dès lors, par les rapports qui lui étaient &its, il jugea que l'ennemi se dirigeait sur Landsbei^.

n donna l'ordre aux maréchaux Soult et Davout de s'elforcer de déborder sa gauche, et à Murât de pousser sans relâche l'arrière-garde. Le 5, le maréchal Ney, après avoir fi?anchi la PassargeàDeppen, arrivait à Waltersdorf, lorsqu'il vit déboucher par Hermenau une colonne ennemie : c'était l'avant-garde du corps prussien, forte de 5 bataillons, lo escadrons et une batterie et demie d'artillerie, qui venait de Mohrungen et se dirigeait sur Liebstadt. La téte de colonne de Ney atteignait à peine Wuchsnick. Le matin, il avait rencontré le général Lasalle avec sa division de cavalerie légère, et l'avait en-

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gagé à couvrir sa droite ; puis le maréchal , dirigeant sa première division d'infanterie formée en quatre colonnes, entre Tnickinen et Herzogwalde, plaça la seconde en bataille à la droite de Waltersdorf, afin d'y attirer l'ennemi et permettre à sa droite de déborder la gauche des Prussiens et les couper de Liebstadt.

Vivement attaqué en face, tourné par sa gauche, l'ennemi rejeté sur Âlt-Reichau, chargé enfin par le ao* et !e 26* de dragons, lorsqu'il était déjà fort ébranlé par la fusillade, fut mis dans une déroule complète. Le général Roguet le poursuivit jusqu'à Mohrungen ; près de 3 mille hommes, 16 pièces de canon, furentpris. Ce qui échappa dut son salut à une charge des hussards de Prittwitz, commandée par un Français, M. de la Rochaymon : triste effet de nos discordes qui plus d'une fois, à cette époque, nous firent rencontrer des Français parmi les plus redoutables et les plus habiles de nos adversaires. Le général Lestocq, n'osant pas se hasarder à soutenir son avant-garde, changea de direction, traversa la Passarge à Spanden et arriva le 7 à Hussehneii entre Zienten et Preussich-Eyiau.

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