‹ Traditions et souvenirsChapitre 111 sur 160 · CHAPITRE XXVIl. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIl. S

divisions Klein et Milbaud avec le général Colbert à Open et à envoyer à Benern la division dllautpoul où elle sera très-mal. Le général Colberta ordre de faire reconnaître Wormditten et Migehnen.

« Toute la cavalerie se mettra en marcfae dès six heures du matin pour se diriger sur Freymarckt et Heilsbei^, quoique je sois persuadé que ce que j'avais ce soir devant moi se retire sur Landsberg, à moins que Votre Majesté ne me donne des ordres contraires. Dans tous les cas, je prie Votre Majesté de m'envoyer ses ordres de bonne heure, ayant mn cavalerie un peu loin. »

Pendant la nuit, Murât re^ut l'ordre de partir au jour pour marcher sur Landsberg; il devait être suivi par le maréchal Soult derrière lequel marchait l'Empereur. Le maréchal Davout devait se diriger sur Heilsbeig,

La brigade de cavalerie légère du général Durosnel, suivant une direction intermédiaire entre Landsberg et Heilsbei^, avait pour mission de maintenir les communications entre le grand-duc de Berg et le maréchal Davout.

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Murat ayant reçu pendant la nuit un billet au crayon du général Golbert, lui rendant compte de ce qui se passait sur sa gauche à Wormditten, lui donna l'ordre de le joindre et fit marcher sa cavalerie légère en tête de ses colonnes pour battre la forêt qui s'étend, pendant près de trois lieues, de Freymarckt jusqu'en avant de Frauendorf.

Après avoir passé Grosft-Glandau à une lieue de Hof et à deux lieues de Landsberg, on rencontra une forte arrière-garde ennemie. Douze bataillons étaient appuyés à un bois, la route au centre était coupée par plusieurs lignes de cavalerie ; à gauche était placée l'artillerie sur une hauteur très-favorable au tir. Il semble, d'après les rapports fort incomplets et assez peu clairs de cette affaire, que Murat, comptant sur ses nombreux escadrons, voulut d'abord enle< ver la position avec sa seule cavalerie. Voici, au reste, ce que j'ai entendu raconter par un ami de mon père, qui, bien que je fusse très-geune, se plaisait à me confier des souvenirs qu'il savait devoir m'étre précieux un jour, a Pour aborder l'ennemi, me disait-il, il fallait franchir un

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