‹ Traditions et souvenirsChapitre 122 sur 160 · CHAPITRE XXVHI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVHI

Tout étant bien arrêté dans sa pensée, immédiatement après la bataille, Napoléon appela à lui quelques divisions de cavalerie restées en arrière; il prit les mesures nécessaires à l'évacuation des blessés, et commença dès lors à tout préparer pour la retraite. Toutefois, voulant bien constater son succès et que le champ de bataille lui était resté, non-seulement il continua à l'occuper, mais, poussant en avant sa cavalerie, soutenue par le 6* corps qui était le moins fatigué, il fit serrer les Russes autour de Kœnigsbei^.

Le général Colbert *, avec sa brigade de cavalerie, une portion du 6° léger et deux pièces de canon, fut chaîné d'occuper Pompicken, Porschkam , poussant des reconnaissances sur Kreutzbourg, avec ordre de rester dans cette position, jusqu'à l'arrivée des troupes du prince de Ponte-Corvo qu'on attendait d'un moment à l'autre.

Dès le 9, Murât avait suivi la retraite des colonnes russes. Voulant franchir la Frisehing,

' Voir lea pièces jnitiGcatiTes. Mathieu Dumas, I. XIX, p. Iti6, Berthier à Nejr.

D.qit.zeaOvGoOt^lc

afi* TRADITIONS ET SOUVENIRS.

petite rivière qui va se jeter dans la mer à Braudenbout^, il demanda à Ney de l'infanterie pour le soutenir: le maréchal refusa, disant qu'un tel mouvement était contraire aux intentions de l'ËmpereuE qui avait ordonné de ne point s'engager sérieusement. Ce ne fut que sur l'ordre du majorgénéral que Neydonnaaugrandduc de Berg le 69* pour garder le pont de Gross- T^auth, et dès qu'il put disposer de la cavaleiie du général Colbert, lui faisant passer la Friscliing, il l'établit à Uderwangen et à tJnruh, pourmaintenirses communications avec Murât. Celui-ci, persuadé que les Russes allaient évacuer Kœnigsberg, poussait toujours en avant. Désirant connaître par lui-même la position de l'ennemi, il se porta jusqu'à ses avant-postes, et à son retour il écrivait à l'Empereur : « Afin de m'assurer si f^udwigswalde est occupé par les mêmes troupes, j'ai été jusqu'à nos vedettes éloignées tout au plus de 5o ou 100 pas de celles de l'ennemi ; j'ai été fort surpris de les voir si près les unes des autres sans se fusiller, et en ayant demandé la raison, le maréchal-deslogis qui commandait le premier piquet m'a

D.qit.zeaOvGoOt^lc

Page 1