CHAPITRE XXVin
de l'ennemi. Nous l'avons vu combattre à Heîlsberg, Zechern, Schmolaînen , Reichenberg, Liebenberg, Spiegelberg, Guttstadt^ enfin chaque jour est un combat, combats dont l'histoire ne parle pas et qui cependant ont leurs héros.
Tel est le métier de celui qui commande les avant-gardes ou les arrière-gardes et la cavalerie légère * : il doit être l'œil et le bouclier de Tannée, l'œil qui suit tous les mouvements de l'ennemi, le bouclier qui la protège et pare les premiers coups; il doit l'éclairer au loin dans toutes les directions , l'avertir et la couvrir.
Tandis que par ses avant-postes il est en contact avec l'ennemi, il doit, par une communication continuelle, être toujours en rapport avec l'année. S'il couvre les siens d'un voile qui dérobe leurs mouvements à l'ennemi, il doit en même temps, par tous les moyens possibles, s'efforcer de pénétrer le mystère dont également s'entoure son adversaire.
* Voir iet Mteoiret d« NipoMon, tome VIÏ, p. <I4 et rainiitea, (Farit, Botnnge, i85o.)
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La tactique, une cavalerie manœuvrière habilement conduite, peuvent seules lui assurer ces résultats. Tantôt par une retraite soudaine il engage l'ennemi à se porter en avant, tantôt c'est une attaque inopinée et à force ouverte.
Parfois, pénétrant à plusieurs lieues à travers les corps ennemis, il va semer au loin l'inquiétude, dérober sur les derrières mêmes de l'armée ennemie le secret de ses forces et de ses projets'.
Courses hardies qui réclament à la fois une singulière audace et beaucoup de prudence de la part du chef, comme des troupes une grande habitude de la guerre. Les plus jeunes soldats savent marcher en avant, mais une fois le coup porté, le résultat obtenu, savoir se dérober à l'ennemi, se retirer, fuir avec sang-froid, réclament une fermeté, une présence d'esprit bienautrement difficile à rencontrer.
A ces qualités essentiellement guerrières, le commandant des avant- postes doit en réunir
■ Voir an 3* volume, pages 384 et 3SS. Le colonel Colbert pénètre jasqo'à Treote, a ao lieuei de l'armée, tur les derrières du corp* de Robao, qui tenait encore devant le maréchal Ney. 11 prévient l'armée d'Italie, qui prend ce corpa à rêvera et complète m dettroction.
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