CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME
MoBT DU Pbihck Loois de Prusse. — Lk côxMAHDAirr
ROBOLT.
3'ai bien souvent entendu raconter la mort d^i prince Louis, non pas seulement par des témoins, mais par un des acteurs de cette seine sanglante. Dans le régiment où je servais en 1826, il y avait nombre d'oflidffl^ ayant faitles campagnes de ]' empire. Parmi eux était un vieux capitaine nommé Roboly. En 1S06, il éUût maréchal des Ic^is an 10* de hussards, et voici ce qu'il nous racontiùt sur t'affitire de SaaUeld : « Nous poursuivions, disait-il, l'ennemi en pl^ne déroute; un de mes camu-ades, maréchal des logis, nommé Goindé, et moi, aperçûmes an officier qui nous fit l'eflet d'être un colonel. Il cherchait & se tirer de la bagarre. Guindé me dit : h Prends par là, à gauche, de
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H l'autre cdté de la haie, nous allons le cerner et le pren- « dre. u Quelques instants ïçrès, en effet, Guindé arriva au moment où l'olGûer, qui n'était autre que le prince Louis, allait franchir on fossé. « Reudez-voos, colonel ! a lui cria Guindé. Le prince répondit par des coups d'épée ; alors Guindé, lui allongeant un coup de pointe en pleine poitrine, l'étendit roide morL »
Pendant ce temps, Roboly d'un coup de sabre dëcollût un hussard rouge. Il avouait le f^ût, mais ne le racontait pas, car il parlùt peu et surtout fort peu de luimême; mais ses camarades du 10* de hussards avment conservé la mémoire de ce terrible coup de revers digne d'Amadis ou de Roland. Quoique Marseillais, Roboly étmt né à Constantinople : il pouvait donc avoir un peu de ttuc dans le poignet.
A la révolution , Roboly avait d'abord émigré, puis, rentré enFraoce, ils' étût engagé. A l'époque où je l'ai connu, après toutes les guerres de l'empire, il étmt capîtûne. Grand, mince, U avait l'air distingué; sa tête étut toute grise et sa moustache toute blanche. Quoique habituellement fort peu causeur, comme je 1'^ déjà dit, cependant, lorsque l'occasion s'en présentait, il racontait bien et parlait de cette vie d' avant-postes qu'il avait m^ée si longtemps, de manière à intéresser et & instruire.
Voici un des souvenirs qu'il nous racontait et qu'il n'est pas inuUle, je crois, de conserver : lorsque Laaaile fut nommé colonel du 10* de hussards, chacun disut dans le régiment : h Voilà uu sabreur qui nous fera écharper à la première occasion, >> mfùs bientôt on fut étonné de trouver en lui le chef le plus prudent et le plus avare du sang de ses soldats. Par exemple, lorsqu'il fallait donner un coup
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de coUîer, nul ne le donnait plus vigourensement et ne savût mieax que loi enlever et entraîner son mondé.
Un des hommes dont parlait également Roboly était le génà^ Gorély, qui avut commandé le IQ* de hussards en 1813 et 1814. Le nom de Gorély est un de ceux dont la cavalerie françuae doit conserrer le souvenir. En 1807, le général Édoaard Ck)lhârt avait rencontré au 7' de hussards Gurélysoos-ofQder et fort ignoré; il devina see qualités, le fit adjudant, bientAt officier, adjudant-major, et le prit pour aide de camp. En cinq ans, Garély devenait colonel et bientôt général.
Ce qne j'ai entendu raconter au général Edouard Col- bert de l'audace de Gurély et de son habileté à manier les armes tient du mervàlleux : mon onde prétendùt que Gurély avait tué de sa mùn la valeur d'un régiment de Uhians. A l'intrépidité du soldat, Gurély joignait toutes les connùasances et les qualités d'un ordre plus élevé qui forment l'habile offider de cavalerie. Le temps seul lui a manqué pour arriver au premier rang : il mourut en 1814 du chagrin que lui cans^dent nos désastres. On peut lire avec intérêt, dans te précieux petit livre du général Brack intitulé t Avant-postes de la cavaierie légère, ce qu'il dit du général Gurély.
Ceux qui liront cette note me pardonneront, je l'espère, Ba longueur. En parlant du capitaine Roboly, j'ai voulu rendre en sa personne un hommage & tant de vieux et braves soldats qui n'ont eu d'autre mérite que de faire pendant vii^t ans leur devoir et qui restent oubliés. Lorsque je l'ai perdu de vue, il étut dief d'escadnm et allait prendre sa retnùte.
Quant BU maréchal des logia Guindé, son exploit n'at-
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tira pas sur lui une bien gr&nde faveur. Qiunque l'Empereur ait répété dans ses bulletins que la mort du prince Louis était une joate punition de l'ardeur insensée avec laquelle il avait poussé son pays à la guerre, Napoléon eût mieux aimé qu'on ne l'eût pas tué.
Guindé eut pour tonte récompense de passer dans la garde; il fut tué & Hanau en 1813, officier de la Lésion d'honneur et capitaine des grenadiers à cheval.
{Note de routeur.]
Net a Bbbthiui.
SchleiU, le it octobre tSo6.
Monseigneur,
J'ai rboDDeur de rendre compte & Votre Altesse Sérénisùme que mon corps d'armée est réuni en totalité sur les deux rives de la Saale, savoir : la division d'avanbgarde en avant de Rodersdorf ; la division Marchand, bivonaquée sur deux lignes, la droite & la route d'Auma vers Ottersdorf, la gauche sur Krippendorf ; et la 3* division bivouaquée sur les hauteurs m arrière de Scbleitz, ^tre Bohmsdorf et Oschitz.
Les troupes ont ordre d'être sous les armes demun à deux heures précises du matin, pour marcher sur Auma ou toute autre direction.
Malgré les marches forcées que le corps d'armée a faites consécoUvement depuis trois jours, le meilleur esprit y
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rëgbe; officiers et soldats exprimeDt à l'envi le désir d'attàndre l'eiiiieiiiî, tous brûlent de combattre' sous les yeux de l'Emperetir et de cooviûacre S. H. qu'ils sont dignes d'être appelés à concourir à l'exécuUoD de ses grands desseins.
Net.
NliT A fiEETHlER.
Auma, le la octubrr iSoO.
J'û l'honneur de vous rendre compte que les divisions du 6* corps d'armée, parties ce inalin de Scbleitz, se sont établies cet après-midi dans les positions suivantes :
L'avant-garde, aux ordres du général Golbert, est bivouaquée entre Mittel et Wolfsdorf.
. La division Marchand dans sa position en arrière de Brauendorf, à cheval sur ta route de Géra... etc.
Net.
LaNNES a L'EHPBRBnR.
Au quartier général d'Iénii, i3 octobre iSofï.
Je suis arrivé avec mon corps d'armée devant léna ; l'ennemi y étaTt au nombre de douze à quinze mille bom-
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SfO NOTES
mes ; après noos avoir tiré quelquee coops de eanoo, il s'est retiré sor Weiour ; je n'ai pas pu le poursaivre la noit, le pays étant abominable. J'ai placé la dÏTinon Sachet à mie Heae en avant mr la roate de W^mar ; celle do général Gazan reste en position en arrière de la ville.
D'après les renseignements donnés par les habitants, le roi était encore avant-hier k ErAirt ; je ne sus s'il veat noos livrer batûlle od bien se r^rer t il y & mi camp d'environ 30 à 25 mille hommes entre léna et Wômar. Je vais pousser des reconn^ssances pour savoir an juste où l'ennemi se trouve. Je dé«rerais savoir ù l'intenUon de Votre Majesté est que je marche avec m(Hi corps d'année sur Weimar; je n'ose prendre sur moi d'ordonner ce mouvement, par la crtûnte que j'ai que Votre Majesté ne veuille me donner une autre ^recti<m. Il paraît que le plus grand désordre règne dans l'armée ennemie. H a lusse ià quelques caissons et une pièce de canon. Tû poussé un fort détachement sur la route de Nauenbonrg pour chercher à commnniquer avec le corps du maréchal Davont
P. S. J'apprends à l'instant même que l'ennemi a un camp de 30 mille hommes & une lieue d'icù, sur ta route de Weimar; ilserait très-possible qu'il voulût noua livrer bataille.
Imunes.
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Net a l'Ehperetr.
Wdnwr, H octobre.
Sire.
J'fu l'hoDnear de rendre compte k Votre Majesté qu'une partie des troupes de mon avant-garde est établie en avant de Weimar, sar la route d'Erfurt,
Les quatre régiments de la 2* division sont bivouaques snr les hauteurs en arrière de Weimar, rive droite de rihn.
La 3* division est invouaquée en arrière de la 2', de manière que mon corps d'année est disponible pour toutes les opérations qu'ordonnera Votre Majesté.
Quelques r^iments du corps d'armée de M. le marécbal Lannes se trouvent également & ma droite en position sur les hauteurs à droite de Weimar.
La cavalerie légère, les dragons et les cnirassiers de S. A. R. le Grand-Duc de Berg sont de même concentrés dans cette poffltion. -
Je ne puis faire aucun rapport sur la- bataille d'aujourd'hui; Votre Majesté, dans cette glorieuse journée, a tout fait et tout va.
J'adresserù au prince Ministre de la Guerre l'état des blessés et des tués ; presque tous les officiers qui commandûent mon avant-garde ont été blessés.
L'ennemi fût sa retraite snr Erfurt dans le plus grand désordre; il abandonne ses bagnes, ses canons; j'ai trouvé plus de 60 pièces d'artillerie sur le front de mon attaque.
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Plusieurs génénux ennemis sont prisonniers et la plupart des autres tués ou blessés. Enfin Votre Majesté peut r^arder comme entièrement détruite l'armée prussienne qui était campée au-dessus d'Iéoa.
Net.
Mdrat a l'Ehpisedh.
ifi octobre, à 3 hearcs ia soir.
J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que la capitulation est entièrement exécutée. Quoique je ne connaisse pas précisément le nombre des prisonniers, je puis affirmer à Votre Majesté qu'il y en a au moins 6 mille et 5 mille blessés Plusieurs bataillons qui ont été trouvés par la cavalerie de V. M. qui allait cantonner dans les villages, ont mis bas les armes; il y a eu dans la journée d'hier au moins 2 mille prisonniers. Toute l'armée ennemie est éparse, et il parait qu'il ne lui a point été assigné de points de ralliement parce que tous les généraux ont
été blessés ou tués
JoAcmv.
iiyGoot^lc
MOAAT A l'EvPERECR.
Langenuiba, le i6 octobre, i g heures du soir.
Sire,
. ... Quelques hommes étaient encore id ce soir à quatre heures, et il est positif qu'il est passé ici, se rendant à Hulhauseu, plus de 23 mille hommes de toutes armes, de tous corps, marchant sans ordre, et presque tous désarmés; les officiers leur ont recommandé de jeter les armes s'ils apercevaient les Français et de se rendre. C'est le fils do duc de Brunswick qui fait l'anière-garde, avec un corps de 14 mille hommes composé presque en entier de cavalerie. On m'assure que tous les corps ont reçu l'ordre hier et aujourd'hui de se porter sur Sunderhausen pour s'y réunir à toute l'armée et gagner de là Magdebourg. Si les maréchaux Soult et Bemadotte ont poussé virement leur pointe, je doute qu'ils puissent se réunir sur ce point. Jamais on n'a vu déroute semblable, jamais terreur ne fut si générale et m grande ; les ofBders déclarent ouvertement qu'ils pe veulent plus servir, tous désertent leurs drapeaux et retournent chez eux. On m'assure que si je les joins ils mettront bas les armes.
îdovGoot^lc
SoDLT t Berthibb.
GrmMCD, le i6 octobre 1806, à oaie faonna et demie da soir.
A Son Alteise Sérémisùne le Prince de Neuehâtel,
Ministre de la Guerre.
J'ai l'honneur de rendre compte & Votre Altesse de l'arrivée du corps d'armée k Greussen et de sa piise de posi- UoD sur les hauteurs en arrière de ce bourg; une arantgarde est portée en avant de cet endroit, sur la route de Sunderhausen.
Ce matin, en arrivant h Gros-Gomem, j'ù été instruit qu'une colonne ennemie forte de 12 mille hommes en étût partie k sept heures, et même que 3. H. le roi de Prusse 7 avait couché ; j'ai fait de suite suivre la directiou qu'avait prise cette colonne en se retirant, et sur le soir j'ai encore pu l'atteindre à Greussen, ayant ses lignes formées et paraissant prête k soutenir le combat.
Lorsque l' avant-garde a été à portée de cette colonne, un parlementaire s'est présenté et a déclaré au nom du général Ealkreuth , commandant en chef l'armée prussienne, qu'il croyût qu'une trêve ou armistice avait été conclue entre S. M. l'Empereur et le Roi de Prusse, et qu'il avait même reçu l'ordre de son souverain de ne pWDl faire feu sur les Uxpupes fraoçûses si elles se présentaient; ce parlementure m'a en outre fait prier de vouloir bien accorder à ce sujet une conférence à M. le général Kalkreoth.
M'étant rendu aux avant-postes, le général Kalkreuth
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ET PlISCES JUSTIFICATIVES. 315
m*a répété la mfime chose, et m'a dit qa'U garantisa^t sur son honneur qne des proportions d'armistice avûent été fidtes, et qu'il croyait mfime qu'elles avaient été acceptéai par l'Empereur, et m'a prié en conséquence de n'engager aucune aSaire jusqu'à ce que des ordres m'aient été donnés & ce sujet I il m'a mfime dit qu'hier an scmt le général Kidn, à la tète de la diviâon qu'il commande et qui s'étut porté sur le front de la colonne prussienne en se dirigent vers Weissensee, n'avut pas fait d'objections pour lusser passer ses troupes, sur l'assurance qu'il lui snii dcnnéa que la trfire devait être conclue.
N'ayant reçu aucun ordre ni avis h ce sujet, j'ai dû trouver fort étrange que le général Kalkreuth me fit pareille proportion ; mais n'étant point encore en mesure pour l'attaquer, parce qu'il n'y av^t que la cavalerie d'arrivée et que l'infanterie ne pouvait fitre en présence qu'une demi-heure avant la nuit, j'ai prolongé l'entretien jusqu'à ce qu'elle fût rendue, et pour cela je lui ù fiût des propositions telles que j'étais bien assuré qu'il ne les accepterùt pas : de faire arrêter la marche de tontes les colonnes prusTennes, desquelles il se disait le général en chef, qui pouvûent être en mouvement sur la rive gancbe de l'Elbe, soit qu'elles aient été à la batulle xm non, et que dans le cas que l'armistice conclu, à ce qu'il m'annonçait, ne le fût pas, la cokinoe qu'il commandait serait prisonnière de guerre. •
Le général Kalkreuth et un autre général qiù était avec lui ont répondu qu'ils préféraient tous mourir que de consentir fc un pareil, déshonneur ; mais ils consentment & la première proposition si j'avais voulu leur permettre de prendre sur les derrières une position qui les mit à même
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de se procurer des vivres, et Ua demandaient ausai que l'armée françûse orrôtàt ses moaTem«ats,
Avec de pareilles prétentions de part et d'antre, et de mon calé étant sans pouvoirs pour rien promettre, il était di0icile de s'entendre; aussi, j'ai rompu l'entretien aussitôt que j'ai appris que l'infanterie arrivait, et j'ai dit au géoéral Kalkreutb que, ne pouvant me regarder comme prévenu de l'exisleDce d'un armistice, quoiqu'il en fût luimême persuadé, je ne cesserais de le poursuivre, et que j'agirais en conséquence des instructions que j'avais reçues. Nous nous sommes alors séparés, et un instant après j'ai Cftit attaquer les troupes qu'il avait devant Greussen ; elles ont été culbutées, nous sommes entrés dans la ville et nous avons fait quelques prisonniers; j'ai mis ensuite un parti à la poursuite de la colonne pour la fatiguer sans cesse pendant la nuit, l'empècber de fiûre du chemin et la tenir à portée pour dem^n matin; ainsi j'espère qu'avant d'fitre à Nordhausen je l'aurai entamée.
Je n'eusse certainement écouté aucune proportion du général Kalkreuth, si & mon arrivée devant Greussen j'avais été en mesure de l'attaquer, tobih, comme je l'ai déji dit, je n'avfùa que de la cavalerie, et les approches de la ville étant défendues par de l'infanterie, je ne pouvais hasarder de forcer le passage à moins que celle du corps d'armée fAt arrivée, sans m'exposer à perdre beaucoup d'hommes.et de chevaux ; ainsi, j'ai parlementé pour donner le temps k l'infanterie du corps d'armée d'arriver, et aussi pour faire perdre nne demi-marche à la colonne ennemie ; ce dotible but a été rempli et j'ù de plus acquis la certitude que les généraux ennemis étaient aussi découragés que leurs soldats; Ils sont fort inquiets d'une
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colonne qui vient de la Thuringe et qui est conduite par le doc de Weimar, laquelle n'a point pris part à la batfûlle, ainsi que du sort d'une autre colonne qui a dû partir d'Erfurt pour se diriger par Langensalza. Ils n'ont plus de transports et ils s'en plaignent amèrement, parce que, disent-ils, ils ne peuvent procurer des vivres à la troupe. Us attendent le rraifort d'une colonne qui est oicore dans la marche de Brandebourg, et celui d'une grande colonne venant de la Silésie, qui doitincessamment passer l'Elbe. La conversation étant tombée sur la capitale, le général Kalkreutb m'a dit qu'il n'était pas chargé de la défendre, mus semblut D'avoir des inquiétudes que sur Magdebourg où toutes les colonnes doivent se réunir.
Si Sa Majesté voulait me permettre de les y prévenir, j'oserais espérer qu'avant qu'elles y fussent parvenues, il y en aurait quelqu'une de détruite
Signé : Lk MAHicHAL Soult,