VOGT
monaidedecimp,
lieutenant.
S'eM luen conduit, eit plui propre à commander une compagnie de chaueun qu'à remplir les fonctions d'aide de camp.
U place de capitaine dansun régiment de chasseuri, 1. décora.
MONTESQUIOU, lu &9* régiment.
A fait près de moi les fonctions d'ofTicier de balùlle.
Laplacedelieu tenant au 6e« régiment; la déeo-
VANNOT,
Cet officier a du courage et du mérite; il est capitaine depuis huit ans et fera un bon chef d'escadron de hussard).
Ugradedechd d-eicadron et U
D.qil.zMBlG001^IC
NOMS et
DEHA^DE$ en
lED» FAYMB.
HALET, maréchildealogii
lO'dechêMtnr».
S-eal diiiiugué par ion counge ; U > ité bl««9é d'uD eoop de «tbre.
Le grade di «oua-lieuteuanl.
SAriST- LËGEB ,
caplaine (■■ lO* de chuKun.
OrOcier brave ei intetligent qui »'e«t bien coodoil pendant U baUiUe.
de la léekin.
Le Maréchal Net.
D.qit.zeaOvGoOt^lc
CHAPITBE VINGT-OINQUIÈME.
SotlLT A BeRTHIER.
Gros-WanitebcD, le ii octobre 1806.
A Son Altesse Sérénissime le Prince de Neuchâtel.
Depuis hier à.midi la cavalerie du corps d'armée coinplétMt l'investissemeat de Magdeboui^ sur la rive gauche de l'Elbe. Au matin, l'eanemi avait fût rentrer dans la ville toutes les troupes qu'il aviùt en avant et dos grand' gardes se sont établies i 600 toises de la place.
Hier l'infanterie du corps d'armée a pris position en avant de Gros-Wanzleben, et eu ce moment je la mets en marche pour la porter par Iraleben vers Heizendorf, et la cavalerie sera jetée en avant, très au loin le long de l'Elbe, afin de me rendre maître du cours du fleuve dans cette partie et y faire jeter un pont aussitôt que possible.
M. le maréchal Ney y fmt prendre portion à son corps d'armée en avant de Wanzlèben ; ainsi nous sommes en parfaite communication.
IjCs rapports que j'ai reçus sur Magdebourg portent que l'ennemi n'y a laissé que sept bataillons et deux régiments de cavalerie sous les ordres du lieutenant général de Kteist, et le restant de l'armée a filé sur Burg où elle doit se réunir et, dit-on, se défendre si elle y est attaquée.
D.qit.zeaOvGoOt^lc
PiftCES JUSTIFICATIVES. 331
Un officier que j'ai envoyé à Magdeboui^ pour rendre des parlementaires que je retenais depuis six jours, a vu qu'il y avait beaucoup de confusion dans la ville. On chargent & la hâte des effets de campement, et les rues étaient pleines d'équipages. Le général de Kleist a dit à l'ofBcier que j'avais envoyé qu'il espérait mériter l'esdme des Français par sa conduite dans la défense de la place. Il s'est aussi beaucoup récrié sur les fautes que les généraux de l'armée prussienne avaient commises dans la campagne.
Le Mahëchal Soult.
Lawnes a Napoléon.
B«litz, i3 octobre.
Sire,
Hon aide de camp Tbomiëres arrive de Potsdam ; il y a trouvé deux députés de Beriin. Le général Gorbineau les prend avec lui pour que Votre Majesté puisse les interroger sur la position de l'ennemi , qui s'est retiré derrière l'Oder, où se trouve le Roi ainsi que ta Reine. Le service de la capitale est Sait pv la garde nationale commandée par le prince Ferdinand, père de celui qui a été tué à
Le 5* corps d'armée est parfaitement rallié, et je partirai demain matin avec lui pour me rendre à Potsdam ; quoique je n'en aie pas reçu l'ordre, j'espère que Votre Majesté
D.qit.zeaOvGoOt^lc
Impériale ne le trouvera pas mauvais, la trODpe ayant be- Boin de manger. Je pense d'ailleurs qae votre intention est de nous diriger sur Berlin.
J'^ fait commander des vivres à Potsdam pour cent mille hommes -, je donnerai les ordres les plus sérëres pour que cette ville, qui offre des ressources, soit respectée.
Je désirerais savoir si l'intention de Votre Majesté est que mon corps d'armée aille coucher demain entre Potsdam et Berlin, ponr pouvoir prendre après-demain avant la nuit une bonne position en avant de cette ville'.
Laknes.
SotLT A BebTHIER.
Au quartier générât de Hohennanalebcn, le s3 octobre.
Par mon dernier rapport, j'ai eu l'honneur de rendre compte à Votre Altesse qu'on n'avait pu trouver au-dessus de Magdebourg un nombre suffisant de bateaux pour jeter un pont ; mais les recherches qu'on a faites aujourd'btii ont été plus heureuses : entre Schonebeck et Barby on a trouvé 60 bateaux d'une dimension assez grande et beaucoup de bois équarris. Aussitôt que j'en ai été instruit, j'ai envoyé des sapeurs et une comp^nie de pontonniers pour prendre ces bateaux et les descendre jusqu'à banteur de Westerhausen où le pont devra être jeté. Demmn matin je serai de bonne heure sur les lieux et je compte que pour midi l'opération sera très-avancée.
M- le maréchal Ney a aussi envoyé les ofTiders du génie
D.qit.zeaOvGoOt^lc
de son eorps d'armée et des sapeurs pour le même objet; ainsi l'opération se fera de concert.
L'établissement du pont à Westerhausen parait avantageux en ce qu'il débouche de suite sur les routes et qu'il sera appuyé par une tle , qui , quoique d'une grande étendue, est cependant susceptible d'être retranchée et même d'y former des établissements, puisqu'elle contient deux villages. Demain je ferai un mouvement à droite pour mpprocber le corps d'armée du point où le pont doit être jeté et le mettre ainsi à même de déboucher aussitôt que j'en aurai reçu l'ordre ; mais, aussitôt que le passage sera praticable, je porterai la cavalerie légère sur la rïve droite de l'Elbe afu d'éclairer le pays et intercepter la grande route qui conduit de Magdebourg à Berlin.
Pendant que ces recherches se fusaient au-dessus de Magdebourg, on étùt aussi en reconnaissance au-dessous de la ville, et j'ai trouvé qu'on pourrait faire deux ponts volants à G]eiDdenberg;.j'ai.ordonné qu'on y travaillât de suite, tant pour détourner l'attention de l'ennemi que pour ajouter, s'il le fallait, aux moyens de passage.
Hier j'ù rendu compte à Votre Altessî que j'avais fait occuper le fauboui^ de Neustadt ; mais pendant la nuit rennemi a fait avancer trois bataillons qui ont repoussé tes ffûbles postes qu'on y avait placés, et ensuite il a luimême mis le feu à une partie du fau^urg. Aujourd'hui il a beaucoup canonné sur les sentinelles qui étaient dans cette partie, mais le bat^llon qui y était n'a pas souffert.
SODLT.
hàntaee a l'Empebedr.
19 ocudtre.
Le général Mîlbaud a fiût mettre bas les armes avec six cents hommes à une colonne de 5 à 6 mille hommes, dont t,800 chevaux. Demain au point du jour le Grand- Duc de Berg doit' se porter avec toute sa cavalerie sur Passenwaick, où l'on présume que se trouve la colonne du général Blticher, ou du moins dans les environs. Votre Majesté peut être tranquille, nous sommes placés de manière à ce que pas un homme des troupes sorties de Magdébours ne nous échappe L'armée prussienne estdans une telle terreur qu'il sufiit qu'un Françûs se présente pour fUre mettre bas les armes..... Quand tes Pmssîens font ^x à huit lieues par jour, ils croient avoir tout fait, et leurs généraux ne veulent pas croire que nous Ëis- »ons douze à quinze lieues par jour ; mais une chose qu'ils avouent franchement, c'est qu'ils ne croyaient pas les troupes françùses aussi braves; ils disent aussi qu'ils seraient également braves s'ils avaient à leur tête l'Empereur des Français ; ils disent encore que Votre Majesté doit avoir une grande pitié des principaux chefe de leur armée, et qu'il n'y en a pas un seul qui possède assee de talents pour s'apercevoir deâ manœuvres que Votre Majesté ferait suf leurs derrières, et qu'enfin Votre Majesté leur avait enlevé une armée de 104 mille hommes en détail. LockoiU, le ig octobre 1806.
D.qit.zeaOvGoOt^lc
Nev a Berthieb.
SchooebecL, le 3o octobre.
Le gouverneur de Magdebour g a fait brûler toutes tes maisons de campagne et les fermes qui se trouvaient k une distance de 200 toises des fossés de la place ; cette disposition a beaucoup ûgri la bourgeoisie de cette ville
dont la population est de 25 mille âmes Tout
ce que j~Eii appris des dispositions de la garnison et des habitants me donne la presque certitude qu'au moyen de quelques mortiers pour incendier la ville, le gouverneur senût forcé de capituler. Une des causes qui contribuerait le plus à fîûre soulever le peuple est le manque de vivres qui ae fait déjà sentir vivement.
Neï.
Le général Golbert au hahÉchal Nev.
A Gommera, le 3i octobre, à 6 heures,
3e descends de cheval, Monsieur le Maréchal ; je revend de me donner beaucoup de soins pour bloquer Magdebourg par la droite, vos ordres lèvent ce blocus, car }e ne saurais plus y parvenir sans cavalerie, et même je puis dire sans infanterie.
Veuillez me dire si le détachement que vous faites oi^niser pour le major Crabbé n'est point annulé par le départ des dragons et celui des 120 grenadiers qui passent sur la rive gauche ?
D.qit.zeaOvGoOt^lc
Je ne sus guère où est Grabbé, mais je crots qu'i) ne tardera pas à rentrer, je ne puis donc exécuter pooctuellement votre ordre.
J'ai l'honneur de vous adresser une lettre du chef de bataillon Braux ; vous jugerez si j'ai eu tort ou raison de suspendre l'occupation d'un poste que nous ne sommes ni assez forts pour occuper ni assez forts pour défendre en ce moment.
Je suis glorieux comme Français des succès de nos armes, mais je vous avouerû que je suis peiné de ne pas y contribuer. Ou'avons-nous fût pour être ainsi abandonnés?
J'û l'honneur d'être votre tout dévoué.
Le GÉntRlL COÙERT.
ËD marge, le Maréchal Ney a écrit :
« Mander au général Golbert que vu l'aflmblissemeot de sa cavalerie je regarderai comme non avenu l'ordre que je lui ai donné d'envoyer un poste de 80 chevaux sur Tangermunâ par la rive droite de l'Ëlbe; que je l'invite de nouveau & envoyer ses 1 20 hommes du 3° de hussards sur la rive gauche de l'Elbe pour l'investisBement de Magdebourg, d'être parti demain à S heures du matin pour y relever les vedettes et postes de dragons ; d'envoyer sur-lechamp un officier en courrier ou un sous-ofGcier de confiance pour intimer l'ordre it M. Grabbé de rentrer à Gommern.
n Nev. »
iiyGoot^lc
Behthollet a Davoct,
Monsieur le Maréchal,
En TOUS présentant mes félicitations sur les lauriers que vous avez cueillis dans la plus belle campagne que l'histoire mt à tracer, je réclame vos bontés pour un homme que ses travaux et son génie placent aussi parmi les hommes les plus illustres, mon Aon H. Humboldt, que les circonstances peuvent inquiéter et maltnûter. Permettez-moi, Monsieur le Maréchal, de vous prier de lui faire parvenir le billet ci-joint.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Maréchal, votre trèshumble et très-obéissant serviteur.
Bkrthollet.
Au haut de cette lettre, le Maréchal Davout a écrit :
« J'adresse sa lettre au général Hulin, en le priant... etc.
H Faire une lettre au général Hulin.
V Accuser réception de sa lettre ; lui dire que je suis d'autant plus sensible à ce qu'il dit de flatteur, que j'attache le plus grand prix...
a Je regrette de n'être pas dans ce moment à Berlin pour être utile au baron de Humboldt qu'il recommande. •>
lia lettre suivante, du Maréchal Davout au Général Hulin, est jointe à cette pièce :
D.qit.zeaOvGoOt^lc
tt Je vous adresse, mon cher général, une lettre de M. fierthoUet qui me recommande M. de Humboldt. Mon éloignement de Berlin me mettant dans l'impossibilité de pouvoir Être utile & M. de Humboldt, je vous prie de vouloir bien me suppléer à cet égard, et de lui rendre les sévices qui dépendront de vous : voua m'obligerez sentiement.
« Je vous prie de Taire remettre à M. de Humboldt la lettre d-jointe.
a Amitié.
« Davoot. n
Sompolao, le 19 DOTerobre t8o6.
Net a Bkhthier.
Après lui avoir fait part du mouvement du Maréchal Soult contre le duc de Weimar, il ajoute :
■ Schônebeck, aS octobre,
« J'ai en conséquence fait relever tous les postes que le 4* corps d'armée occupait devant Magdebourg sur la rive gaucbe de l'Elbe.
(1 Un corps de troupes légères, aux ordres du général Colbert, passera demùn l'Elbe à Schâuebeck, pour former l'investissement de Magdebourg sur la rive droite de ce fleuve.
<i Le pont de Schfinebeck est parffdtement établi, de même que celui sur le vieil Elbe à Plotzky; cette cons-
D.qit.zeaOvGoOt^lc
traction me donne les moyens de passer le fleuve avec mon corps d'armée sans pouvoir en enicune manière Être inquiété par l'ennemi.
« Les vivres pour mon corps d'armée sont assurés.
« Le général Vandamme est arrivé au corps d'armée et a pris le commandement de la 3° diWsioD,
« Le général Kldn est également avec m<» ; mus il n'a que deux régiments de dragons : le 1" et le 14", fin^ant ensemble 700 hommes montés. Ce général a détacbé trois régiments à Nordbausen pour battre la campagne et ramener les prisonniers évadés ; cette dispoûtion a été ordonnée par le grand-duc
A Le 10° de chasseurs a au plus 200 chevaux ; le 3* de hussards est resté à Erfurt pour l'escorte des priscmniers.
H Des convois de prisonniers et de déserteurs, qui m'arrivent chaque jour, exigent des escortes qui diminuent beaucoup ma cavalerie ; je suis obligé de les diriger sur Bemburg et Halle, au lieu de les envoyer à Erfurt, parce que les paysans des monti^es du Hartz sont révoltés, ce qui rend les communications difliciles et dangereuses.
u Net. a
D.qit.zeaOvGoOt^lc
DUTAILLIS k BerTUUH.
as octobre iSo6.
Je neveux point laisser partir M. Simonin sans me rappeler & votre souvenir.
Nona avons appris avec regret qne le Maréchal Soult avait laissé échapper M. de Weimar. Je puis vous assurer sans trop de présomption que nous le tiendrions si nous avions été à sa place. A la lenteur de sea marches et à son îndéciûon, le Maréchal Ney avùt prédit ce qui est arrivé.
Vous £tes à Berlin, entouré de succès et de gloire. Nous sommes k ronger notre frein sous les murs de Magdebourg. Vous devez penser combien j'ai le cœur ulcéré.
Je vous ai mandé ce qui s'ét^t passé. Et en quoi puis-je être en rien responsable de ce que fait le Maréchal Ne;î Ce qu'il a f^t a été pour le bien ; lui seul est responsable ; puis-je savoir les ordres qu'il reçoit de vous ou de l'Empereur? J'ai été traité avec bien peu de ménagement et de bienveillance.
L'Empereur récompense mal mon dévouement et mon attachement à sa personne. Pourquoi ne s'adresse-t-il pas au Maréchal Ney s'il a à se plaindre d'une mesure qu'il a prise? Elle l'a été pour le bien, et c'est un mal qu'elle n'ait pas été remplie.
Nous voyons de près tout ce qui se passe et tous les détails affligeants du fléau de la guerre. Nous entendons les plaintes multipliées des ofliciers et des soldats; nous savons, ou par notre fermeté ou en donnant des espérances, tout réprimer. C'est la dernière fois que je vous parlerai de
D.qit.zea0vG6Ot^lc.
mon chagrin. Je ne veux poiat troubler le plaisir qae vous devez éprouver d'une û courte et si brillante campagne.
Le mal est prompt à faire, il est lent à réparer. Tant que je serai au service de l'Empereur, rien ne ralentira mon zèle et mon dévouement. Faites-lui connaître la vérité.
Tout à vous pour la vie.
DnTAiixis.
Schônebeck, le s 8 octobre.
Net a Berthieb.
Schôaeb«ck, le * novembre 1806.
Monseigneur,
J'ai eu t'bonneur de vous écrire le 30 octobre et de vous demander quelques morUers pour bomliarder Magdebourg; il serait d'autant plus essentiel que j'en eusse h ma disposition que les personnes avec lesquelles j'ù des intelligences dans [a place n'attendent que le moment où j'aurai fait lancer des bombes pour forcer le gouverneur comte de ' Kleîst à capituler.
Ha.responsabilité exige que je prie Votre Altesse de répondre par des instructions précises aux questions suivantes :
L'intention de l'Empereur est-elle que le bombardement soit tenté, ou dois-je me borner àun simple blocus?
Suis-je autorisé à employer tous les moyens qui sont en
D.qit.zeaOvGoOt^lc
Ui NOTES
mon pOQToir pour rôdoire la garmsoo, soit par la force, soit par la voie des oégodatioDS 7
Le gouveroeur m'a exprimé le désir d'envoyer on de ses ofBciers à Berlin pour connaître la âtuaUon de l'armée prnssîenne, afin de prendre un parti, soit pour la défease de la place, soit pour la ci^itulatîon. J'avais consenti à cette demande sous la condition qu*an retour de cet officier la ville capitulerait ; le gouvemeor n'en a plus reparlé.
J'ai eu strin de fùre entrer et répandre dans la ville les ordres du jour qui annoncent la prise du corps d'armée du prince de Hohenlohe, de StetUn, etc.
Oq porte aujourd'hui b 15 mille hommes la force de la garnison de Hagdebourg; il a été imposable d'avoir jusqu'à ce moment des rensâgnements luen préds à cet ^ard, malgré les interrogatoires qu'on a fût sabir aux déserteurs qui arrivent tous les jours en assez grand nombre.
P. S. Les quatre mortiers quejlai demandés an général Clarke viennent de m'arriver dans l'instant avec leur approvisionnement.
Neî.
Le même jour (2 novembre], Te Maréchal envoie au prince de Neuchâtel l'analyse suivante du rapport journalier du blocus de Magdebourg :
« Les 26, 27 et 28 ont été employés à contraindre les postes avancés de l' ennemi sur les deux rives de l'Elbe à
se retirer immédiatement sons le canon de la place ; dès lors le blocus a été complet.
u L'enneim a beancoup canonné sur nos poatra ; mus, comme ils sont retranchés, il n'y a eu ni tués ni blessés.
« Le 29, même canonnade de la part de l'ennemi snr les postes du général Vandamme, retranchés à portée du fusil de Newstadt : ni tués ni blessés.
c Dans la nuit du 29, le général Vandunme a fait tirer une trentaine d'obus ; quelques-uns sont tombés dans la ville sans y mettre le feu. L'ennemi a répondu avec sa grosse artillerie, mais sans aucun efïet.
« Le 30 et le 31 ont été employés A enlever quelques petits postes ennemis ; on a pris une trentaine d'hommes, tué ou blessé le même nombre. Nous avons eu deux hommes tués et trois blessés.
n Le 31, Tennemi a fait une sortie par Fridrichstadt, rive droite de l'Elbe, et elle était composée d'environ 600 hommes d'infanterie, SO cuirassiers et deux pièces de canon. L'ennemi, après s'être mis en batmlte entre Grakau et Preister, a enlevé six voitures de fourrages et est immédiatement après rentré dans la place.
« Dans la nuit du 31 au 1" novembre, le général Go]bert, avec 600 hommes du 6* léger, deux comps^ies de voltigeurs du 39* de ligne, soutenu par un escadron de hussards et de chasseurs et deux pièces de 4, s'est approché de Fridrichstadt hors de la portée du canon, a enveloppé les villages de Gralau et de Prdster, de même que toutes les fermes plus rapprochées de la place. Cette opération a eu lieu à 3 heures du matin ; l'ennemi avait retiré la veille pendant la nuit tous ses petits postes extérieurs. Le feu a été mis à toutes les fermes qui renfermùent des
D.qit.zeaOvCoOt^lc
daarées,ei] sorte que rennemi nepeut plasen tirer aucon secoars.
a Les postes du général Golbert sont & une portée et demie du canon de la place, et le seirice se lut de manière que rien ne peut eo sortir. Ses postes principaux occupeot Biedritz, Alt et New-Kœnig^rn, Menz, GObs, Hibbeklegen et Pechaa.
n La réserve d'infanterie et de cavalerie légère est à Gemish, Wottersdorff, Nedlitz et Gommern.
« Six compagnies de grenadiers sont à ScbOnebeck pour la garde du pont sur l'Elbe et prêtes k soutenir les troupes du général Golbert en cas de sortie.
n Dans cette même nuit du 31 au 1" novembre, le général Marchand a fait enlever un poste ennemi de 15 grenadiers, fourni par celui de Closterberg ; l'ennemi a eu en outre 4 tués et 6 blessés. Nous n'avons eu ni tués ni
<t Une reconnaissance générale, combinée avec les troupes du général Vandamme, a eu lieu cette même nuit sur tout le développement de la ligne de blocus sur la tîve gauche de l'Elbe, et jusqu'aux fossés de la place. L'objet principal était d'enlever des postes, mais l'ennemi avût en la précaution de les faire rentrer au coup de canon de retraite. La fusillade a été assez vive ; nous n'avons eu ni tués m blessés.
« On sait que la garnison est fatiguée de service; elle le sera encore davantage parles alertes que nous lui donnons de temps h autre.
<f Le Har&cb&l Net. u
Laknes a l'Eupereub.
Sietlin, a noTembre,
Trois hussards s'étùent égarés du cAté de Gartz, ils se sont trouvés au milieu d'un escadron ennemi : ils ont couru à lui en le couchant en joue et lui disant qu'un régiment le cemmt, qu'il fallait sur-le-champ mettre pied à terre. Le commandant de cet escadron a fait mettre pied à terre et a rendu les armes à ces trois hussards, qui ont conduit ici l'escadron prisonnier de guerre. '
On vient de m'assurer que le Roi avait très-maltraité les Messieurs qui l'entourent, et qiii lui avaient conseillé la guerre, qu'on ne l'avait jamais vu aussi en colère, qu'il leur avait dit qu'ils étaient des coquins, et qu'ils lui av^ent fait perdre ta couronne, et qu'il ne lui restait d'autre espoir que d'aller trouver le Grand Napoléon, et qu'il comptait sur sa générosité.
Lahkes.
Net a Berthier.
Schônebeck, 3 ooTcmbre.
La division du général Vaodamme est absolument insuffisante pour bloquer Magdeboni^ sur les deux rives de l'Elbe, le développement des fortiâcations étant im-
D.qit.zeaOvGoOt^lc
mense. J'ai parcouru toutes les positioDS qu'il eat indispensable d'occuper; celles de la rive droite exigeut moins de monde. Cependant il n'y a pas sur ce point le quart des troupes nécessaires, et en cas de sortie le général Golbert serait contraint de ae replier sur Pecliau et Gommem en attendant les secours que je lui enverras de la 2* division.
NlY.
Net a. Berthibr.
Schônebeck, 7 noverobre.
La fusillade et la canonnade se répètent presque toutes les nuits entre Newstadt et Diersdorff, ce qui fatiguerait extrêmement la garnison de Magdeboui^. Je fais ' tirer deux fols chaque nuit des fusées de signaux. Toutes ces alertes excèdent l'ennemi, en sorte que les déserteurs et prisonniers disent que lai garnison n'a qu'une nuit de repos pendant laquelle elle est souvent obligée de prendre les armes.
Cette extrême fatigue a causé beaucoup de maladies ; le nombre des hommes aux bûpitaux, des fiévreux, s'élève, dit-on, à 1,800.
Ijejour qui a suivi l'essai de bombardement que j'ai fait taire, les bourgeois se sont assemblés sous les fenêtres du gouverneur et le menaçaient de se révolter si on réfusait de rendre la place.
Le îî, j'ai fait ma dernière sommation au gouverneur, et
D.qit.zeaOvGoOt^lc
ie6 les pourparlers ontcommencé. J'ÙBavoyéaujoard'hoi un projet de c^itulation^ M. de Elàst a fût assembler son Conseil de guerre-, il paraît qu'il y règne de la diversité dans les opinions ; mus, malgré les lenteurs que cela cause, j'espère avoir dans peu une réponse définitive.
Nsi.