A. COLBERT
MtIRAT A l'ËMPERECR.
Freymarki, le 6 février 1807.
La cavalerie de Votre Majesté a mérité aujourd'hui les éloges que vous lui 'avez si souvent prodigués : Votre
D.qit.zeaOvGoOt^lc
Majesté a vu avec quelle audace elle a détxiuché et avec quelle bravoure elle est revenae à la charge. Les dirons ont chargé après le général Colbert, ils ont culbuté toute la cavalerie qu'ils avaient en face, et étaient parvenus à s'emparer de quatre pièces de canon, mais, arrêtés par le feu de trois régiments d'infanterie, ils ont dù céder et ont été ramenés par la cavalerie ennemie. Hais j'étais déjà en avant du défilé avec la division d'Uautpoul. Le 1" r^iment de calrassiera a chargé à son tour, mus, arrivé sous le feu de l'infanterie et chaîné par une cavalerie bien supérieure, il a été ramené avec la brigade de la division Kl^n qui avait chargé avec bi. Alors je me suis porté vigoureusementeuavautavec toute ta division d'HautpouI. Cemomentaété décisif; un cri général s'est fait entendre : Vive l'Empereur 1 rallions-nous au prince ! Une charge gé* nérale a eu lieu, tout a été culbuté, cavalei-ie, infanterie et canon.
Le village a été enlevé. Cependant le général Legrand marchait ik notre gauche avec un régiment d'infanterie, et est arrivé presque aussitôt que nous sur les hauteurs du village, et s'est porté en avant pour contenir l'infanterie qui marchait pour le reprendre. Les éclaireurs de gauche sont parvenus à s'emparer d'une batterie de quatre pièces de canon, mais l'ennemi a formé ses colonnes d'attaque contre le régiment qui était en avant du village. Déjà il était vigoureusement repoussé, lorsque j'ai ordonné au général d'HautpouI de déboucher par le village sur tes derrières de cette infanterie. Jamais mouvement n'a été fait plus à propos et avec plus de bravout£ : les cuirassiers ont abordé cette infanterie, ont pénétré dans les carrés, et au moins ] 2 & 1 5 mille Russes sont restés morts ou blessés
sur le champ de batùlle; le reste a été fdt prisonnier, les canons ont été repris. Alors toute la cavalerie enaeaùe, soutenue par de l'infanterie , a chargé le régiment de cuirassiers ; il a soutenu et repoussé la charge de la cavalerie ennemie ; ce n'est que lorsque l'infanterie s'est portée en avant avec toute la cavalerie qu'il a dû faire sa retraite. Il s'est replié dans le plus grand ordre sur notre infanterie, qui a reçu cette cavalerie par un feu ta. bien soutenu, qu'elle a pris la fuite, après avoir perdu beaucoup de monde. L'ennemi de nouveau est resté maître des quatre [Hèces de canon, qui ont été enfin reprises par l'infantwie, qui s'est trè»<bien conduite dans toute l'afTidre.
Sire, je dois les plus grands éloges aux généraux Belliard, d'Hautpoul, Elein, Saint-Sulpice, Pintu-d et Golbert, et à mon aide de camp de Piéton, qui est arrivé un des premiers sur la batterie avec les cuirassiers. Enfm, Sire, tout le monde a fait son devoir. Je désire que Votre Majesté tût été satisfùte de sa cavalerie, dont le moral est plus fort que jamais.
Le résultat de cette journée a été la prise de neuf pièces d'artillerie, quatre drapeaux, sept à boit cents prisonniers, et douze à quinze cents morts sur le champ de bataille.
Nous avons à regretter de notre cAté le colonel Lcbaron, du 6' régiment de dragons, et quelques olTicicrs.
MUUAT.
D.qit.zeaOvGoOt^lc
Net a Bbrthibb.
WarmditUii, 7 Kmer, 4 heure* i/i du malja.
HoMSnaNKUH,
Je reçois à l'iostaot la lettre qae vous m'avez fait l'honneur de m' écrire hier à six heures du soir. Je donne les ordres les plus pressants pour que mon corps d'armée se mette en marche sur-le-champ pour Sienken , en passant par Migehnen, Lichtenau, Drewenz, Stabunken et Gros- Glandau. Si j'entends un engagement con^dérable vers Landsbei^, je ferû tous mes efforts pour arriva asseï tAt pour y prendre part, et je m'occuperu sans cesse de trouver, s'il est possible, une direction encore plus courte.
Nby.
Nev a Bkrthieii, Au quartier géDéral à Laudiberg, l«j février 1807, 6 heures du loir.
J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Altesse que te corps d'armée s'est mis en marche à cinq heures du matin des positions qu'il occupait à Wormdîtten et Liebstadt pour se diriger surLandsbei^ : les colonnes n'y arriveront que tard. Cependant la division du général Marchand occupera ce soir Alcben et Eichen , route de Kreutzbourg, où s'établira au^si la cavalerie légère du général Lasalle.
La division du général Gardanne, ainsi que la brigade de dragons commandée par le colonel Delorme, prendj-ont
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posîtioD en avant de Landsbei^, à l'embranchement âe la route de Hehlsac, direction de Krentzbourg.
A moins d'ordres contraires de Votre Altease, la troupe se mettra en marche demain à 6 heures précises du matin, pour se diriger sur Kreatzbourg.
L'ennemi occupiût ce matin Mehisac par quelques escadrons de cavalerie, de l'inranterie et du canon. Nos détachemeots de flanc ont pénétré jusqu'à la portée du canon, et ont ramené des prisonniers et plusieurs voitures de bagages.
Le reste de la division prussienne du lieutenant général Leatocq a pris la direction d'Hàligenbeil par Preuss-Holland.
Hier, dans la matinée, une colonne considérable d'artillerie et de bagages, escortée de quelques bat^llons et escadrons russes et prussiens, a défilé par Wormditten sur Mehisac, se dirigeant sur Heiligenbeil. Cette colonne devait se retirer par Laodsberg, mais l'alTùre qui a eu lieu à Sienken aura probablement fait opérer ce changement. Net.
Billet an crayon du maréchal Ney à Berthier.
Althof, le 8 révrier 1807.
Au Ministre de la guerre.
J'ai poussé cet après-midi le corps du général prussien l'Estocq jusqu'à Schmoditlen, où l'ennemi a pris position, et où il paraît avoir fait sa jonction avec les Russes.
La première brigade de la division Marchand occupe
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Schloditten, mus n'y restera que jusqu'à deux beorea du matin, si l'ennemi reste en présence.
La 2* brigade de cette division reste en avant d'Althol.
La a* brigade du général Gardanne est placée en arrière de ce villi^.
La première brigade est restée & Pompicken, où l'oinemi avait liùSBé un corps de flanqnement assez considérable dlnfanterie, de cavalerie et da canon. Cette brigade rejoindra cette nuit et s'établira à Draugsitten. .
La cavalerie légère du général Lassalle ainsi que la brigade de dragons* en arrière d'Althof, où je restenù également.
Nous avons pris deux pièces de canon à l'ennemi et fait quelques prisonaiers.
J'attends les ordres de Votre Altesse sur la position que je devrais occuper demain, en cas de bataille contre les Russes.
Ix VUttÈCBkh Net.
La br'igade Roguet rentre à cet instant.
Billet au crayon de DutaiUis à Soult.
Althofic 9 février 1807, 1 heumdu nalin. Monsieur le Maréchal,
J'ai l'honneur de vous prévenir que la brigade du général Belair a occupé Schloditten ce soir à sept heures, ainsi que j'ai eu l'honneur de vous le dire.
D.qit.zeaOvGoOt^lc
Vers dix heures, il y a été attaqué par les Russes ; l'ennemi .a été culbuté et a perdu 5 ou 600 hommes tués : il s' est, retiré.
' Le maréchal Ney, qui voulait faire évacuer ce filage vers deux heures du matin, a jugé à propos de l'évacuer dès ce soir. L'enneuù n'y est pas rentré jusqu'à ce moment.
DCTAILLIS.
SODLT A BeRTHIER.
Le 9 féTricr 1S07, à 8 heures du tntlïn.
J'ai rhonneur d'adresser à Votre Altesse ud billet que monsieur le général Dutaillis m'a écrit aussitôt son arrivée à Althof ; je la prie de vouloir bien le mettre de suite sous les yeux de Sa Majesté.
L'ennemi a sans doute réoccupé le village de Schlodittea, que monsieur le maréchal Ney avait pris ; mais on re- ' marque dans sa ligne qu'il y a probablement une diminution con^dérable, car il n'y a presque pas de feux dans la position qu'il occupe. Tout est, du reste, fort tranquille.
SODLT.
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