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CHAPITRE XXIII

furent cantonnes en Bavière et en Souabe, de manière à pouvoir se réunir sur l'Inn. Berthier avait établi son quartier général à Munich. Un peu plus tard, une partie des troupes françaises fut portée plus au nord : Bernadotte occupa Anspach ; Davout alla s'établir à OËttingçn, dans la principauté de Limbourg et le Mergentheim, tandis que Ney remontait dans la Souabr, sur la rive droite du haut Danube.

Le 6* corps avait beaucoup couru avant de prendre des cantonnements un peu stables. Nous l'avons vu, après la conquête duTyrol, se diriger sur Salzbourg; de ià il se rendit à Clagenfurth, pour revenir, le ii janvier 1806, à Salzbourg, oii s'établit le quartier général. La cavalerie, commandée par le général Colbert, occupait les environs de cette ville : la guerre le ramenait aux lieux où déjà elle l'avait conduit en 1800.

Vers le milieu de mars, le corps d'armée se replia sur Munich, autour duquel il se dispersa.

Le général Colbert occupa alors successivement Mindelheim, Wolfech, Raufbeuren, Alschausen, où je le vois rester le mois de juin et

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le mois de juillet, en6n Memtningen, où il se trouvait encore en septembre.

Indépendamment des raisons politiques ou stratégiques que j'ai déjà signalées, ces changements de cantonnements étaient motivés par le be^in de trouver des subsistances ; on disséminait les troupes autant que passible, puis, quand on avait tout épuisé dans le pays, il fallait bien chercher ailleurs.

Ce fut ainsi, que pendant près d'une année, nous vécûmes aux dépens de nos amis et alliés de Bavière et de la confédération du Rhin.

En somme, nos soldats se trouvaient fort bien, et, après s'être remis de leurs fatigues, ils jouissaient d'une hospitalité qui, pour être imposée à leurs hôtes, n'en était pas moins douce et bonne pour eux. Lorsque j'entrai au service, on rencontrait encore dans l'armée bon nombre de vieux ofBciers qui se rappelaient ce temp», et pour eux c'était le bon temps. Les récits qu'ils en faisaient semblaient être une idylle au milieu des autres souvenirs dés rudes campagnes qu'ils avaient faites. Comme ils vantaient la bonhomie de leurs hôtes, la complaisance, la

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