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CHAPITRE XXIIl

d'abandonner la Hollande à elle-même ou de lui laisser une forme républicaine tombée en décrépitude ? Pouvait-il placer sur le trône qu'il y élevait ou sur ceux d'Italie des princes étrangers appartenant aux anciennes dynasties qui toutes lui étaient hostiles? S'il y plaça ses frères, des membres de sa famille, c'est parce qn'en eux seuls il pouvait trouver des garanties d'appui, de sécurité.

Ceux qui veulent ne voir dans tous les actes de Napoléon qu'une insatiable et vaine ambition oublient, il me semble, de se rendre compte des Hécessités impérieuses qui pesèrent toujours sur lui : K La vérité, a-t-il dit, est que je n'ai jamais été maître de mes mouvements et que j'ai toujours été entraîné par les circonstances. » Aussi l'éminent et sage historjen anglais, Alison, n'hésite pas à dire : « Le système qu'adopta résolument Napoléon de placer sa famille et les siens sur les trônes des royaumes voisins et d'entourer la France non point de républiques affiliées, mais de dynasties dépendantes, n'était pas, comme on a quelquefois pu l'imaginer, une simple ébuUition de vanité personnelle ou d'or-

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gueil de souverain. Ce système reposait sur les principes d'une politique profonde et sur une juste appréciation tout à la fois des circonstances qui l'avaient élevé au trône et qui l'entouraient lorsqu'il y fut '. »

Tandis que toutes les grandes questions d'où devaient dépendre les destinées de l'Europe s'agitaient, l'armée française continuait d'occuper l'Allemagne du Sud. Napoléon l'y maintenait sous le prétexte de la non-exécution du traité de Presbourg, en ce qui touchait les bouches du Cattaro et la Dalmatie. 11 surveillait ainsi l'Autriche, menaçait la Prusse, et tenait dans la dépendance ceux des princes allemands qui eussent été tentés de se soustraire à la confédération.

En évacuant la haute Autriche, le corps de Soult, qui formait l'arrière-^arde de l'armée, fut placé derrière l'Inn, dans l'angle que forme rinn en se jetant dans le Danube; il occupa Passau, Braunau et Landshut. Tous les autres corps de la grande armée, à l'exception de la garde impériale qui était rentrée en France ,

' Alison, lome V, p. SS3.

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