CHAPITRE VINGT-TROISIÈME
Embarras de In Priute. — Haiigmlz, cession dn HaaoTre à la Prusse.
— Les Bourbons d« Napl«s ont erssi dt réfpitr. — ConséqneDces du traité de Presbourg. — L'électeur de Wurtemberg, l'électeur de Bavière deviennent rola. — Retour de Napoléon à Paris. — Criie financière. — Hort de Pitt. — Rapprochement de Fox et de Napoléon. — Mori de Foi, rupture des négociations. — Le grand empire. — Gonrédération du Rhin, — Étals des esprits en Allemngne.
— Politique de Napoléon. — Opinion de l'historien Alison. — ' L'armée Trançaise cantonnée en Allemigne. — Caractère du'koldat français. — Lctrre d'Auguste Colhert. — Besoin de se drgernianiter. — Le rolonel Walmoden. — Lettre du prince de Neufcbâtcl.
— Auguste Colbert revient à Paris.
La paix conclue le 36 dtîcembre à Presbourg allait sans doute donner quelque repos à l'armée, mais elle ne devait pas la ramener dans la patrie.
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A chaque pas de Napoléon dans sa prodigieuse carrière, le champ s'élargit autour de lui : les événements grandissent, se compliquent et semblent le conduire fatalemenr, soit par la force des choses même, soit qu'il subisse l'entraînement de son ambition et de son génie guerrier, à marcher toujours en avant et à vaincre, jusqu'à ce qu'enfin il succombe sous la grandeur même de ses entreprises.
Mais n'anticipons pas sur les temps. 11 est d'ailleurs oirieux de s'arrêter au spectacle que présentait l'Europe au commencement de l'année 1806.
Cette coalition, sur laquelle Pitt avait fondé tant d'espérances, qui lui semblait être la plus forte barrière qui eût jamais été opposée à l'ambition de la France, était brisée, vaincue. L'Autriche accablée subissait la loi que lui dictait le vainqueur. L'empereur Alexandre, ayant derrière lui les profondeurs de son empire , s'était soustrait par une retraite rapide aux conséquences d'Austerlitz. Le projet d'attaquer la France au nord par des troupes russes, anglaises et suédoises placées sous le commandement
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