CHAPITRE XXIV
très, dea arts, réformateur dans ses États, mais n'ayant ni les vues assez étendues ni le caractère assez vigoureux pour le commandement d'une armée, irrésolu, vaniteux, et, malgré sa position, jaloux de ce qui l'entourait. On peirt s'en faire une idée d'après ce que disait Mirabeau' en 1 780, ou par ce qu'en pensait le général Kalkreuth en i8o6*. C'était, en somme, une de ces médiocrités brillantes qui ont pu faire dire avec raison a que l'esprit servait à tout, mais ne suffisait à rien ».
Le duc de Brunswick conduisait lui-même avec le roi l'armée du centre, forte d'environ 70,000 hommes ; sous leurs ordres, commandant la réserve, était le maréchal Molléndorf , vieux compagnon de Frédéric, sans volonté personnelle, et qui n'était plus que l'écbo du duc.
L'aite droite, de 4o,ooo hommes, y compris un corps de i5,ooo hommes sous les ordres de Blucher, était commandée par Rùchel. La grande aile gauche avait pour chef le prince d'Hohenlohe, espritfaux, emporté, prétentieux;
' Voir la S/oiiaie/iie priiisiriiiie, par Mîriilicau.
' Voir l^,|.iurn*l de GcDti, Garden, (oii>e X, psc 76.
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fâ TRADITIONS ET SOUVBNIUS.
il avait exigé un CQmmaiHJement à part de 5o,ooo hommes ; sous ses ordres étaient le prince Ix)ui$,legénéralTauenziénet1egénéralGrawaert.
On avait laissé sur le second plan, comme Commandant la réserve du centre, ce qu'on appelait l'armée du roi, un homme qui, par son caractère, ses brillants services, eût semblé devoir être au premier rang : c'était le général Kalkreuth, qui, bien qu'ayant pris une glorieuse part aux guerres de Frédéric, était encore capable de supporter les fatigues de la guerre.
Pour l'armée française, elle avait conservé la même organisation que dans la campagne précédente; les mêmes corps étaient commandés par les mêmes chefs; en un mot, l'armée était la même, mais grandie de toute la gloire d'Ulm et d'Austerlitz.-
Le gros de l'aimée française était encore tranquillement dans ses cantonnements de Souabe et de Bavière, lorsque, le 2^ septembre seulement, Berthier, qui en l'absence de l'empereur commandait l'armée, transmit de son quartier général de Munich les ordres qui allaient mettre en mouvement les divers corps d'année.
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