‹ Traditions et souvenirsChapitre 41 sur 160 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

mes entre léna et Weimar; je vah pousser des reconnaissances pour savoir au juste où l'ennemi se trouve ; je désirerais savoir si l'intention de Votre Majesté est que je marche avec mon corps d'armée sur Weimar; je n'ose prendre sur moi ce mouvement, par la crainte que j'ai que Votre Majesté ne veuille'me donner une autre direction. Il paraît que le plus grand désordre règne dans l'armée ennemie. Elle a laissé ici quelques caissons et une pièce de canon. J'ai poussé un fort détachement sur la route de Naiienbourgpourchercherà communiquer avec te maréchal Davont.

a IjAMNES. »

« p. s. J'apprends à l'instant même que l'ennemi a un corps de 3o,ooo hommes à une lieue d'ici, sur la route de Weimar; il serait trèspossible qu'il voulût nous livrer bataille. »

Il faut convenir qu'il y a là une tout autre physionomie, quelque chose de fort différent de ce qu'on trouve en général dans les histoires. En un mot, nous sommes fort loin de l'allure historique qui fait marcher les héros sans hésiter, sans jamais se tromper, ayant toujours le

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coup d'œîi de l'aigle et ta rapidité de la foudre. Ici, on voit qa'il y a incertitude dans la pensée de Laimes; il ne sait rien encore, il hésite. « Je vais pousser des reconnaissances pour savoir au juste où l'ennemi se trouve ; » il est évident qu'il ne s'est.pas encore occupé du Landgrafenberg, qui devait jouer an rôle si important.

Toujours est-il que l'empereur, qui reçut bette lettre à Géra, partit immédiatenjent pour léna, où il arriva vers deux heur©. A ce moment les tirailleurs de Suchet, dpnt la division s'était avancée, comme nous l'avons \-u, dans le Mufalthaï, pénélrant par les ravins et gravissant les escarpements du Landgrafenbei^, avaient gagné te plateau qui le domine et qui n'était pas défendu.

Lannes se hâta d'y conduire l'empereur, qui, d'un coup d'œil, vit son champ dé bataille.

Devant lui était l'armée prussienne occupant Closervitz, Cospoda, Capellendorf, et s' étendant jusqu'à Weimar. Il la tenait donc enBn, et résolut de ne pas la laisser échapper. Grâce à cette montagne du Landgrafenberg qui domine la plaine, il pouvait suivre tous les mouvements de

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