CHAPITRE XXIV
de manière à prendre en flanc les colonnes françaises , lorsqu'il reçut du lieutenant général Zeschwitz, qui rommandait les Saxons, l'avis que du haut de la Schnœcke on apercevait de grosses colonnes ennemies sur la droite, et qu'en même temps des troupes nombreuses d'infanterie et d'artillerie se dirigeaient de Gospoda et de Closewitz sur Vierzehn-heiligen. Le prince de Hohenlohe n'entendait plus à sa gauche, du côté de Rodgeil et de Stobra, le canon d'Holzendorf. Il y avait donc fort à craindre qu'il ne fut découvert de ce côté ; sa droite était menacée ; il allait enfin avoir affaire au centre à des forces considérables ; il ne pensa plus qu'à maintenir sa position jusqu'à l'arrivée de Riichel, mais il n'en eut pas le temps. Le moment décisif était arrivé. Tout à la fois il est assailli à sa droite par le corps d'Augereau, le général Heudelet gravissant la Schnœcke, la division Desjardins attaquant tsserstaedt ; Larmes et ]Ney se précipitent sur le centre, tandis que la gauche de l'armée pfussieilne débordée est prise à revers par les divisions de Soult. L'impé-^ tuosité des attaques françaises devient irré*
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112 THADITIONS ET SOUVENIRS.
sistible. Vierzehn-heîUgen , Rrippendorf , où le combat s'était longtemps maintenu , sont dépassés; la division Grawœrt est rejetée sur Klein-Ramstedt ; le feu des Prussiens se ralentit, celui de l'artillerie française redouble, et, balayant une plaine découverte, porte un affreux ravage dans les rangs de l'ennemi. Le prince de Hohenlohe essaye en vain de faire un changement de front en arrière en s'appu^^ant sur sa droite ; mais il n'y avait plus moyen de ralentir une retraite qui secliangeaitendéroute. Profitant du désordre des Prussiens, quelques régiments de cavalerie légère, la seule cavalerie qui fût sur le champ de bataille, se lancent avec impétuosité. Treilhard, à la tête du 9* et du 10' de hussards, Durosnel, avec le 7' et le ai* de chasseurs, font une charge hardie et brillante ; Colbert, avec ses deux fidèles régiments, le 10* de chasseurs et le 3" de hussards, se jette à plusieurs reprises sur l'infanterie, et, partout où elle essaye de se reformer, la brise et la culbute. Ces chaînes à outrance, comme les appelle Savary *, qui en était témoin, combinées avec la marche en avant
' UémoirududucHe Ro^ign, t. II.
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