CHAPITRE XXIV. ll
d'une infanterie victorieuse, achèvent de mettre dans le désordre le plus complet l'ennemi, qui fuit à la débandade. Drapeaux, hommes, canons, tombent en notre pouvoir. Devant le front des attaques du maréchal Ney seulement se trouvaient plus de quatre-vingts pièces abandonnées.
Tout fuyait pêle-mêle au hasard, lorsqu'à la hauteur de Capellendorf on aperçoit le corps de Riichel. Au lieu de se jeter sur notre flanc , ce qu'il pouvait faire, il tente de se mettre en travers du torrent, ayant bravement déployé ses dix-sept bataillons formés sur deux lignes, et placé en potence derrière sa gauche onze escadrons, auxquels s'était jointe une partie de la cavalerie saxonne.
A peine a-t-il fait quelques pas en avant, qu'il est assailli par les feux concentriques de toute la ligne française. L'artillerie du maréchal Soult prend sa gauche en écharpe; la brigade Wedel l'attaque de front, tandis que deux brigades d'infanterie de la division du corps d'Augereau se jettent sur sa droite. En vain sa cavalerie, chargeant avec vigueur, repousse-t-elle une brigadc^dc dragons de la cavalerie de réserve,
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la seule qui eût encore paru sur le champ de bataille (il était environ trois heures et demie); en vain les grenadiers prussiens croisent-ils la baïonnette avec les nôtres ; les bataillons de gauche commencent à plier: le général Aûchel reçoit une balle dans la poitrine, le désordre gagne, la gauche commence à fuir, et bientôt tout le reste du corps est entraîné dans la même confusion que l'armée qu'il avait essayé, mais trop tard et vainement, de sauver. Une heure avait suHi pour compléter sa destruction.
Pendant que s'accomplissait cette partie principale du drame, le corps saxon sous les ordres de Niesenmanckel et du lieutenant générai Zeschwitz s' étant maintenu à l'extrême droite, entre le bois d'ïsserstaedt et le ravin de Scliwabhauser , sa gauche étant découverte par la défaite de l'armée prussienne, il se trouvait complètement isolé. Alors, attaqué par la division Heudelet, menacé d'être tourné par les divisions d'infanterie du corps du maréchal Ney, qui commençaient à arriver; ayant déjà sur ses derrières la cavalerie française , la plus grande partie de l'infanterie fut obligée du se
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