CHAPITRE XXV
SOUS les fenêtres da gouvemear, menaient <ie ae révolter s'il ne rendait pas la place.
Le Biarécbal Ney fit alors Sûre me nouvelle 90iiimati<m. Le général de Kteist nusembla un conseil de guerre ; il y eut bien quelque di»* cussion; mais que feireP La ganûson était nombreuse , sans doute , mais composée d'é* témenta divers; on avait peu de subsistances; le nombre des malades augmentait chaque jour; on savait enfin que l'«inemî était mattre de Berlin ; la résistance ne poovait sauvev la monarchie, mais pouvait ruiner Magdebourg, «t le temps n'était pas poar la I^sse aux désespoirs héroïques. On entra dono en pourparlen, et le 8 novembre fut signée une capitnlation, par laquelle la ville de Hagdeboui^ avee tout oe qu'elle renfermait, six cents pièces de canon et ses magauns, devait être remise aux Français. La garnison était prisonnière de gueire; les officiers seuls gardaient leurs armes et pouvaient sur parole retourner chez euK .
Le jour fixé pour la reddition de la place, le soleil se leva resplendissant pour éclairer le triomphe des uns et l'humiliation des autres.
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Les deux divisions d'infanterie du 6* corps, dans leur plus grande tenue, étaient rangées en bataille, faisant face aux remparts, la gauche à la hauteur de la porte par laquelle devait sortir la garnison. Les troupes du général Colbert avaient leur gauche appuyée à la même porte; à leur droite vint se placer le maréchal avec son état-major, de manière à former avec l'infanterie les deux côtés d'un carré.
Le général de Kleist, sortit en tête de la garnison, passa devant le maréchal Ney , puis, s'étant placé à coté de lui, désignait les généraux et les colonels qui défilaient à la tête de leurs troupes ; les colonnes tournaient alors à gauche, passaient devant le front de l'infanterie, puis, arrivées à l'extrême droite, déposaient leurs armes. Près de aa mille hommes subirent ainsi la dure loi qui pèse sur les vaincus. Plus d'une fois on vit les malheureux officiers insultés, menacés par leurs soldats, qui leur reprochaient leur jactance de la veille et la honte du jour.
Les prisonniers furent immédiatement formés en trois colonnes et dirigés sur Mayence , sous la conduite du général Roguet.
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