CHAPITRE XXV
Pendant que le 6° corps était employé à la pénible mais peu brillante mission de bloquer avec peu de monde une grande ville, dont les foriîBcations formaient un immense développement, on apprenait successivement la prise de Halle, de Çustrin, de Spandau, puis enfin la capitulation du prince de Hohenlohe. Si ces nouvelles achevaient de porter le découragement dans JUagdebourg, l'éclat de ces rapides succès faisait paraître d'autant plus triste et sévère aux assiégeants la tâche dont ils étaient chargés. Aussi, dans leur ardeur impatiente^ dans cette émulation de gloire qui les animait, enviaient-ils le sort de leurs camarades.
€ Vous êtes à Berlin entourés de succès et de gloire ; nous sommes à ronger notre frein sous les murs de Magdebourg, t écrivait à Berthier le général du Taillis*, chef d'état-major du .6^ corps. Mou père, de son côté, écrivait au maréchal Ney : a Je suis glorieux comme Français des succès de nos armes ; mais je vous avouerai que je suis peiné de ne pas y contribuer. Qu'avons-nous fait pour être cUnsi abandon-
' as octobre, Scbôoebeck.
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ISi TRADITIONS ET SOUtENIRS.
nés? o Encore un p«u de patience, et eux aussi allaient avoir à oPfrir uu magnifique trophée.
T^ maréchal ayant proposé de bombarder In ville, l'empereur approuva son projet et prescrivit lui-même le mode de bombardement.
D'après ses ordres, Berthier écrivit : « L'empe- Yeur pense que la manière la plus avantageuse serait de commencer le feu avec deux mortiers, une pièce de canon et un obusier ; deux heures après, quatre mortiers, deux obusiers et deui pièces de canon; quatre heures après, sis mortiers, trois pièces à boulets rouges et trois obusiers; au bout de quarante-huit heures, huit mortiers, ce que vous avec d'obusiers et quatre grosses pièces à boulets rouges ; entin , au bout de soixante heures, douze mortiers, vos six pièces de a4 et tous vos obosiers; les habitants et la garnison ne pourront tenir à ce feu [Hvgressif.
c L'empereur a une grande confiance danscette manière de tirer, et par là il est impossible qu'en trois jours, le commandant, quelque tenace qu'il soit, ne vous demande à capituler. ■
Il n'en fallut pas tant, et dès le premier jour du bombardement, les habitants, nuaemblés
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