‹ Traditions et souvenirsChapitre 71 sur 160 · CHAPITRE VINGT-SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-SIXIÈME

L'armfe fnDfaiw aai* la Vittnfe. — Lv diiScullét s'accToiatent ■▼«« le succès. — Toute négocittion rompue avec Is Prusse. — Question polowtiie. — I(»p*Uon m lUcidc à eatrer en MugCM. -~ Mnnt i ViraoTie, — Mu)ifesle de l'empereur de Buwie. — ProcUmation (te NapoMcD, — L'armée nom. — Kamenski, — BMiBMgtM». — Bnxfaonden. — Napoléon arrive à VarsoTie, — Il attaque les Busset à Ciamowo. — PultusL. — Golymin, — Napoléon et set soldats. — ^péntiona de l'aila gaucbe sous Becnadotta et Ney. — Caaibitls de Soldau. — Mlawa. — Avant-garde de Ne;. — Gullstadt. — Heilsbcrg. — BarteoaiaMi. — Le génér»! Collivt paiimût le* Pruiaiens jusqu'à Schippenbeil. — Lettres du général Auguste Cdbert.

En six semaines, des succès inouïs avaient porté les armées françaises du Rhin à la Vistule. Pour la première fois les peuples de l'Occident, remontant vers le Nord, avaient atteint ces régions cpii semblent être les confins de l'Europe civilisée.

On était au mois de novembre, Napoléon avait devant lui les vastes plaines de la Pologne, qui bieutot alJaient se couvrir de neige et de frima3< La grandeur^ la difBculté de l'entre-

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piise, s'accroissaient par la grandeur même du succès. Qu'on suppose une victoire moins décisive dans les plaines d'iéna , une marche pénible, chèrement disputée jusqu'à Berlin , alors de part et d'autre on eiît pu traiter, d'un côté encore avec honneur, de l'autre avec modération, et sans prétentions exagérées.

Il y avait bien eu quelques tentatives de négociations; le roi de Prusse avait donné des pouvoirs au marquis de Luchesini et au général de Zastrow. Par un premier arrangement avec le général Duroe, la Prusse perdait ses États sar la rive gauche de l'Elbe, mais conservait Magdeboui^. Cette ville ayant été prise sur ces entrefaites, et les Français avançant toujours, il ne fut plus possible de s'arrêter à cette convention ; toutefois les plénipotentiaires prussiens, pour gagner du temps, signaient à Charlottenboui^ une suspension d'armes, par laquelle ce qui restait de troupes prussiennes devait se retijer à Kœnigsberg, et les Français devaient occuper comme places de sûreté Colberg, Glogau et Breslau. Pendant la trêve, le roi de Prusse s'engageait à ne recevoir sur son territoire aucune

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