‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 1 sur 139 · Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809 · texte numérisé non relu

Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809

Situation de la France au mois de mai 1800. — Premiers actes du gouvernement consulaire. — L'Angleterre et TAutriche repoussent les propositions de paix faites par le premier consul. — Années autrichiennes en Souabe et en Italie. — Réunion de l'armée de THelvétie à celle (lu Rhin sous les ordres de Moreau. — F*lan de Bonaparte.

— Création d'une armée de réserce à Dijon. — Auguste Colbert rejoint Murat à StradeU». — M"« .Murât en i838. — Réunion de l^ftnnée d'Italie 1 lyrée. — Erreur lirolongée de Mêlas* Elsnits battu au ool de Tende, OU k Montebello. — Bonaparte dans la plaine de San-Gittliano atec les corps de Tiotor, Lannes et Murat. — Il fiiit oecuper Marengo par la diVision Gardanne, » BataiUe de Marengo.

Récit d*après les documents originauz. — Rôle de la cavalerie.

— Rapport de Kellermann. — Convention d*Alexandrie. — Auguste Colbert revient à Paris ; il eat nommé colonel du 10* régiment de chasseufs à cbeval.

Lorsque, le 4 mat 1800, Deaaix et ses oompagnoiui

débaïquaient à Toulon, six mois s'étaient écoulés depuis le dix-huit brumaire (9 novembre), et le 6 mai, le premier consul quittait Paris pour rejoindre ce qu'on appelait Vi^rmée de réserve*

2 TRAÛlTlOiNS ET SOUVENIRS

Aux grands changements survenus en France se

joignait l'alleu le d'autres grands évéuemenls. C'était

donc avec une avidité en quelque sorte fébrile que les

nouveaux débarqués cherchaient à se rendre compte de ce passé de deux ans dont les vagues échos leur étaient seuls arrivés durant leur exil, et de tous les détails d'une révolution qui semblait appelée à changer la face de leur patrie. Attentifs au mouvement des armées qui sous Moreau opéraient en Allemagne, ils entendaient pour ainsi dire retentir à côté d'eux le canon de l'héroïque Massena acculé dans Gènes ; et dans ces âmes guerrières, toutes remphes encore des ardeurs patriotiques de 92, une prépccupation l'emportait sur toutes les autres, celle de sortir de leur prison et d'aller rejoindre leurs compagnons d'armes.

Deux ans auparavant, lorsqu'ils avaient quitté la France, ils Tavdent laissée victorieuse, maîtresse par les traités delà rive gauche du Rhin, occupant Tltalie, en paix, au moins apparente^ avec FEurope continentale ; ils la retrouvaient en guerre avec tout le monde, à peine sauvée après de nombreuses défaites^ par la victoire de Zurich, expulsée de Tltalie où les Autrichiens domi-^ naient en maitres, et d'où ils menaçaient d'envahir nos provinces du midi.

Tel avilit été le résultat de la politique du Directoire à l'extérieur et de son administration à l'intérieur.

A Textérieur, par des prét^tions exagérées, injustes^ à l'égard de l'Allemagne, par un système de propagande qui portait la désorganisation dans tous les États, par les exactions de ses agents dans tous les pays conquis ou envahis, le Direcloire avait soulevé

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