CHAPITRE XXV
puis, ayant été enliainé à la poursaite du eorps du due
de Weimar, qui finit par lui échapper (1), le maréchal Ney seul resta chargé du siège ou plutôt du blocus.
Sans doute Hagdebourg renfermait une année au moins égale en nombre à celle qiii Tattaquail; mais cette armée était composée des débris d*une armée vaincue, que les remparts et les six cents canon^ qui les défendaient ne mettaient pas à Tabri de cette démoralisation dont était frappée l'armée prussienne. La ville était d'ailleurs encombrée de blessés et de malados; il y régnait une confusion extrême, et les habitants de cette grande rille n'étaient nullement disposés à subir les chances d'une lutte, qui, quelle qu'en fût l'issue, ne pouvait désormais saurer une cause perdue. Le gouverneur, le général de Kleitz, vieillard de quatrevingts ans, inhrme, avait rejeté les sommations qui lui avaient été fidtes; mais il était ftcile de comprendre qu'il n^at tendait que des démonstrations sérieuses qui pussent lui servir de prétexte.
Le 23 octobre, la première division du 6* corps, sous les ordres du général ^Marchand, et la deuxième diviâon, dont le général Vandamme venait de prendre le commandement, commencèrent le blocus sur la rive gauche de 1 Elbe; un pont ayant été jeté à Schônebeck, le général Golbert fut chargé de Tinvestissement sur k rive droite.
Les premiers jours furent employés à rejeter sous le canon de la place les détachraients avancés de Ten-
fl) Ce fut ce môme corps qui, sous les ordres de Wining, se réunit, oomme nous Tavons vu, à BlUcher,
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nemi, puis à se retrancher dans des postea relite eatre
eux de manière à tonner le blocus.
L'ennemi ayant tenté de iiaire une sortie du côté de Friedrichstadt pour Be procurer des vivres et des fourrages, le général Colbert, avec 600 hommes du léger, les compagnies d'élite du 39®, deux escadrons de cavflerie et deux pièces de quatre, enveloppa pendant la nuit les villages de Krakau, de Prester, les fermes qui les environnent, et emporta ou détruisit tout ce qui aurait pu servir aux assiégés, poussaut ses postes à une portée et demie de canon de la place, de manière à ce que rien ne pût en sortir. Il occupait ainsi Biedrits-alt, Neu-Kouigsborn, Gommern et Peckau. Six compagnies de grenadiers étaient à Schônebeclc, prêtes à le soutenir dans le cas d^ne attaque de Tennemi.Tous les jours on se canonnait, mais sans autre résultat que de tenir toujours la garnison en éveil et de la fatiguer.
Pendant que le 6® corps était employé à la pénible, mais peu brillante mission de bloquer avec peu de monde une grande ville, dont les fortifications formaient un immense développement, on apprenait successivemoit la prise de Halle, de Gustrin, de Spandau, puis enfin la capitulation du prince de Hohenlohe. Si ces nouvelles achevaient de porter le découragement dans Hagdebourg, Téclat de ces rapides succès faisait paraître d'autauL plus triste et "sévère aux assiégeants la tâche dont ils étaient chargés. Aussi, dans leur ardeur impatiente, dans cette émulation de gloire qui les animait, enviaient-ils le sort de leurs camarades.
ce Vous êtes àBerlin entourés de succès et de gloire; nous sommes à ronger notre fkein sous les murs de
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