‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 120 sur 139 · DÉPENSES · texte numérisé non relu

DÉPENSES

a Réparation et entretien de l'habillement 1,000 fr

« Id. de l'armement 2,000

« Id. de la sellerie encore pendant

six ans 4,000

« Façon de 772 dolmans. 775

« Achat de 3,030 mètres oO centim.

tresses plates 707

Id, de 327 mètres tresses carrées. . . S89 86 c.

« Façon de 772 culottes 926 40

« Achat de 2,500 mètres de tresses

plates , b77 07

« Façon de 386 surtouls 617 60

« Id, de 290 gilets blancs 270

« Id. de 872 pantalons d'écurie. ... 1,158

« Id. de 290 gilets d'écurie 348

« Id. de 257 bonnets de police .... 102 80

« Id. de 1,544 caleçons 617 60

« Id. de 128 manteaux 154

« Réparation de la coiffure 300

« D'après le mode de recrutement actuel, les corps recevront annuellement cent recrues, auxquelles la masse d'entretien doit fournir par homme :

« Deux chemises 1,000

« Un col noir 100

« Une cocarde 40

15,303 fr. 33 c.

« De Tautie part, leeette.

« De l'autre part, dépense. . 15,303 33

« Frais de bureau 1,200

<c Frais de poste, 900 « Achat de gakms poor distinction 400

€l4. en ûl pour les brigadiers -44

« Dépenses imprévues. ... 800

« Différence en moiui

ii8,543fr. 33 c.

8,207 fr. 33 c.

]f A8SB DB FBBRAOB.

« Pàjé au complet de 516 chevaux

* 12 fr. 6,192

«Traitement à Tartiste et mé- \

dicaments 2,400 1

« Ferrage de 516 chevaux à

10 fr. 20 c. l'un , 5,263

« Entretien et achat de bridons

d'écurie» licols et longes.. • • . • . 1,000

POUR CENT RBCaUBS.

« 100 brosses 120

« Id. étrilles 120

« Id. éponges 75

« Id. paires de ciseaux 30

« Id. peignes 30

« Jd. musettes 100 j

« Id. cordes de fourrage 150 1

« Id. sacs à avoine 800 /

Différence en moins. . . 3,396 fr.

NOTES

« Il ne fietut epmpter pour rien ce qui peut 6tre rené de la masse de fumier àcelle de ferrage» attendu que la recette de cette masse peut à peine suffire à sa dépense.

« D'après cet aperçu exact des recettes actuelles et des dépenses de ces deux masses de |>reinit're classe, il est évident qu'elles s'endeuent et s'endeUeront to^iours« tant qu'elles ne seront pas mieux étaldies,

« La masse de linge et chaussures, qui est certatnement la meilleure institution possible, est gênée dans ses résultats.

« Le conscrit qui arrive reçoit sa première fourniture de la masse d'entretien ; s'il déserte, ce qui arrive souvent, voilà une perte considérable pour le corps et le gouvernement.

« Reste-t-il, ses premières fournitures sont usées avant que sa masse de linge et chaussure soit complète; il fout alors lui faire des avances : delà les masses ne se complètent jamais, ou très lentement ; et le décompte, qui est si utile par l'économie qu'il inspire aux hommes pour l'entretien et la conservation de leurs effets, donne toujours un résultat désavantageux aux corps, puisque les hommes, au lieu d*étre en avance, sont toujours arriérés, et que rien ne répond de l'emprunt qu^ils ont ^t.

Je ne parlerai point de la masse de remonte. Je n'ai point été encore à même de m'en servir.

cLes masses de seconde classe, qui ne sont point entièrement administrées par les corps, doivent cq>endant fixer Tattention des che& dans leurs résultats.

« Le régiment n'ayant point encore reçu le décompte de sa masse de boulangerie pendant Tan x, je ne puis connaître sa situation. Je me bornerai à dire qu'il serait désirable que les corps fussent chargés de cette masse. La marche serait plus simple, la nourriture du soldat meilleure, et, les fonds nMtant poûnt dilapidés par des agents subalternes prévaricateurs, le gouvernement ne serait point trompé dans ses intentions paternelles.

« J'ai eu souvent à me plaindre de la qualité du pain pendant le cours de l'année dernière.

ET PIECES JUSTlFICATiVES * 454

« La masse d'habillement est sans doute une des plus intéressantes : il est difficile de n'avoir point à se récrier contre le directoire d'habillement, cette création est déjà xeconuue vicieuse et canlraire aux intérêts des corps et du gouYamement.

« Sous prétezie de se débarrasser des anciois efléta, il existe toujours un magoHn Joteph qui est inépuisable ; on a fourni au régiment différents effets qui devaient être confectionnés par les frais de Tadministralion du corps.

« Pourquoi faire une retenue coiisid érable pour des frais d'emballage» de transport et de commission ? Les deniers d^une masse doivent ètreempk>jés à ses dépenses directes; dans ce cas-ci, les fonds ne suivrai donc pas leur destination.

« Tel soit le résultat du décompte &ii dans Fan x, il est de science certaine que le régiment n'a presque rien reçu pour les années vu et viii ; cependant, si je n'avais pas su gagner dix-huit mois sur la durée d'un habillement, je me ttouverais encore endetté de plus de 40,000 francs.

« U n'est point d'un sjstéme équitable d'établir en lemps de guerre des remplacements fixes : les Autrichiras, dont Padministration est bien plus économique que la nôtre, ne les admettent qu'en temps de paix.

« Je crois que, malgré les soins qui sont donnés à Pamélioration des étoffes, jamais on n'aura un bon résultat avec un directoire d'habillement.

« Dés que Tétat des finances permettra d^assurer les payements des masses, il ûiut les remettre au corps ; on verra dans peu de temps Teffet d'une telle mesure : ils seront promptement beaux et bien vêtus.

« Ne croyez pas, citoyen Ministre, que, si quelques régiments ont encore une bonne tenue, il faille l'attribuer au directoire d'habillement ; j'ose dire qu'on en est entièrement redevable aux Foins des cbe&, qui tous mettent [le même amour-propre à mériter votre estime et les éloges du Premier Consul ; j'ose dire que c*est à leurs recherches économiques, et non à l'administration générale, qu'on doit ce résultat.

m NOTES

« Ne Bemit-cc poiot ici Pocoasion de rappel» la chêtté

de la confection de notre habillement actuel, dont Pentretien est ruineux pour les ofiiciers ? Si Ton veut le conserver, il faut donner aux cliasseurs la sabretache, afin qu'ils y mettent leurs mouchoirs ; dans le cas qu'il serait changé, Je désirerais un habit moins cher, qui fût cependant élégant et martial. A la gaerre, les yeux sont vaincus les premiers*

« La masse de fourrage doit pouvoir bien nourrir les chevaux, et réellement ils le sont mal ; depuis que je suis à Fontainebleau, le régiment a été continuellement mal servi, et, malgré les dernières adjudications, les denrées ne sont guère meilleures ; les chevaux qui travaillent dépérissant avec la fidble raticm d^hiver ; ils travailleront cependant cette saison autant que pendant Tété. L'instruction de cent recrues ne doit pas être négligée.

« La masse de casernement laisse encore les chasseurs dans leurs quartiers^ mouillés par les pluies de la mauvaise saison.

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