CONSUL
25 prairial an YIII.
« Cette journée a coûté à Pennemi 12 drapeaux, 26 pièces de canon et 15,000 hommes, dont 3,000 tués, 5,000 blessés , et 7,000 faits prisonniers ; 7 de ses généraux et plus de 400 de ses officiers ont été blessés.
« Nous avons à r^pretter 7 à 800 tués, 9,000 blessés et 1,100 fidts prisonniers. Parmi les blessés se trouTent les erénéraux de brigade Rivaud, Ghampeaux, Malher et Mainoni.
« Jamais combat ne fut plus opiniâtre, jamais victoire ne fut disputée avec plus d'acbarn^nent. Autrichiens et Fiançais admiraient respectivem^t le courage de leurs emiemis. Les deux armées se s<mt trouvées engagées pendant quatorze heures, à portée de la mousqueterie.
« Dans cette journée mémorable, les troupes de toutes armes se sont couvertes de gloire. Pour citer tous les braves qui se sont distingués, il faudrait nommer tous les of&ciers et plus de la moitié des soldats. Le général Victor rend hmnmage au sang-froid et aux talents qu^ont déployés le général Rivaud et les citoyens Pérès et Biisson, chefe des 24® et 43® demi-brigades.
« Le général Lannes a montré dans cette journée le calme d'un vieux général. Le général Watrin, qui Ta secondé partout, mérite les plus grands éloges. Son frère, qui était adjoint aux acUudants généraux, a été tué à ses côtés. Le chef de brigade Salabert, de la 28«, et le chef de bataillon Thobin, le général de brigade Gency, le citoyen Masson, chef de brigade de la Q'^ légère ; le citoyen Alix, chef d'escadron au 20« régiment de cavalerie, et le capitaine d'état-
(1) Adrien Pascal : BulletiM de U ffrande armée^ U II, p, 433.
mi^or Waihiesi, se sont pariicolièrement distingués. L'adjudant général Nogaès a donné des preuves de biayoure.
« Le général Murât, qui a rendu tant de services dans cette campagne, lait Téloge du courage et des talents qu'a déployés le général Keliermaim, qui a puissamment contribué à la victoire.
€ L*adjudant général César Berthier a montré talent, activité et bravoure ; le général Murât se loue des services qu'il a rendus dans cette campagne. Le chef de brigade Bessières, commandant Tescadron à cheval des consuls, a saisi avec précision tous les moments d'attaquer avec avantage. Les succès qu'il a obtenus en manœuvrant devant Fennemi avec des forces très inférieures lui assignent un rang distingué.
« Le citoyen Ragois, capitaine de la garde à pied des consuls, a été blessé. Le chef d'escadron Golbert a mérité le grade d'adjudant général ; le citoyen Beaumont, aide de camp du général Murât, a contribué à la gloire dont se sont couvertes toutes les troupes à cheval.
« L''aide de camp Didier a été blessé.
€ Le cavalier le Bœufa enlevé un drapeau; les o^iti^es Monfleury, Grirardin et Thézé, le chef de brigade Gérard, (lu 20® de cavalerie ; le capitaine Têtard qui s'est lait remarquer à la charge ; les lieutenants Picquet, Courtois, Moreau, Javoy, Verger, Fontel et Faure, ont eu leurs chevaux tués. Le citoyen Frery et le lieutenant Frorat ont été blessés. Le maréchal des logis Yelin a déployé les talents d'un officier distingué.
o Le citoyen Lambert, capitaine à la suite du 20® de cavalerie, le sous-lieutenant Petitot et Tadjudant général Galland méritent de l'avancement.
« TjO citoyen Gonrard, lieutenant du 2* régiment d'artillerie à cheval» a la Jambe emportée par un boulet ; il se soulève pour observer le tir de sa batterie ; les canonnière veulent l'emporter, il s'y refuse : « Servez votre batterie » dit-il, et ayez soin de pointer plus bas.»
« Reynaly canonnier du 2« régiment; Munerot, brigadier
NOTES
des canonniers delà garde des consuls ; Renaud, canoxmier aa 1^ régiment, se sont distingués par la Justesse du tir.
« Le lieutenant d'artillerie de la garde des consuls Marin a particulièrement mérité les éloges des généraux de rarmée ; cet ofUcier est d'uu zèle et d'une bravoure remarquables. Le citoyen Dijon, lieutenant d artillerie de la garde des consuls, a montré du sang-froid et du courage. J'ai été content de Factivité du général Ihipont^ chef de rétatp-major général de Tarmée.
« Mes aides de camp Dutaillis, chef de hric^ade, et Laborde, capitaine, ont eu leurs chevaux tués. Mon aide de camp Lejeune a montré du zèle.
« Je demande le grade de sous-lieutenant pour le citoyen Gailand, adjudant au 20* régiment de cavalerie , pour le citojtti Yelin, maréchal des logis au même régiment ; pour le citoyen Duhois, volontaire auprès du général Lannes ; pour le citoyen Brunet, dragon au régiment ; une grenade d'or pour le citoyen Reynal, canonnier au 2® d'artillerie légère ; pour le citoyen Muiierot, brigadier de la garde des consuls, et pour le citoyen Renaud, canonnier au régiment d'artillerie. »