SI. — LE POUVOIR DES SORCIERS
ES sorciers, quoique n'ayant plus généralement, aux yeux des paysans gallots, k pouvoir de mener les nuées et de £aire périr les hommes, n'en conservent pas moins une certaine puissance. La plupart du temps eUe s'exerce sur les animaux, parfois sur les champs, quelquefois, mais plus rarement, sur les « chiétiens ».
 Penguily, une fille avait eu une passée (c'est ainsi qu'on désigne le sort jeté): le pain qu'elle boulangeait ne levait point.
Cf. Bordeloa, Hishnrt de M. OtiJU^ Paris, 1793, ia-8«, p. 272, note ; la pâte d'un boulanger de Limoges est ensorcelée.
A Trébry, canton de Moncontour, un mendiant entra dans une ferme pour demander la charité ; on ne lui donna rien.
— Vous me refusez, dit-il; vous vous en repentirez.
Il y avait à la ferme une jeune fille qui aimait beaucoup la toilette. A partir de ce jour, ses habits éuient tout déchirés, même ceux qu'elle
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raniassatt dam si prttst (armoire). Elle les mit avec ceuxde son pÈre, pensant ainsi les préserver, mais des mains invisibles les lui déchiraient, sans toucher 1 ceux de son père. Le recteur vint bénir les vêtements de la jeune allé ; mais cela ne suffit pas pour les désensorceler. C'est une chose vMtable, et qui s'est passée i Trébry.
ifUmtt m ilSa {ht PioTC Don, de CoUioh.)
Une jeune fille de dix-huit ans, fille d'un fermier du hameau des Basses-Ormes, commune de Rennes, et i trois kilomètres d peine de cette *iUe, m'a raconté ce qui suit :
Un homme revenait de la foire de Rennes dans sa voiture, avec sa femme, deux ou trois autres personnes et un beau cochon qu'il avait acheté sur le champ de foire. Sur la grande route, à la sottie de la ville, un mendiant 3gé lui demanda i monter dans sa voiture. Refus du paysan. Une demi-lieue plus loin, la voiture versait dans tm (insé, et le fermier se cassait une jambe. Un mois après, il perdait, dans la même semaine, sa femme et son cochon. Et un beau cochon, dame I tpk lui coûtait bien cher.... Ausd, pourquoi svait-il refusé au vieux mendiant une place dus (a vohure ? Il aurait bien dû penser que c'était un jeteur de sorts.
(Comum^qaè pur 11. L. D«aiBbe.)
Cf. dans Fonqnet, sons le titre du Meunùr qui jdU ia sorts, on rèdt analogue ; mais Tensorceiè trouve moyen de se dèbarruser, et même de se venger.
A Dinan, une femme s'était moquée d'un pauvre, parce qu'il était contrefait ; il la regarda de travers, et tous les enfants qu'elle eut depuis étaient contrefaits. On prétendait que c'était le bon Dieu qui s'était déguisé en pauvre.
Dans le Jerzual, aussi à Dinan, une autre femme, qui avait refusé du pain à un pauvre en se moquant de lui, eut un enfant innocent.
« A Trévérec, en 1824, toute une famille fut atteinte d'un mutisme singulier, qui cessa après la mort du chef de la maison... Les mendiants dirent que, rebuté par le vieillard, un pauvre aura jeté un sort sur lui et que, pour montrer que c'était l'effet d'un anathème, ils parlaient bien entre eux, mais que leurs langues seraient enchaînées jusqu'au dernier soupir du coupable. »
(Note de l'abbé de Garaby, témoin occulaire, dans Jollivet, p. 214.)
Il y a des gens qui soutirent le beurre; ils ont £ût un pacte. On les voit se promener par les champs dans les premiers jours de mai; ils ramassent le beurre des vaches d'autrui, et les leurs en ont en abondance.
(Conté en 1880 parFnmçoise Dumont, d'Ercé.)
En Basse'Normtndie exitte «msi la croyance qae les torcien peavent, an moyen d'un tordeau, ensorceler les vaches, et prendre poar eux tout le lait et le beurre qu'elles donneraient sans cela. (A. Bosquet, p. 289.) Cf. aussi Milusintf col. 73. (Morbihan; l^opération M aussi a lieu le i*' msi.)
Çà et là, on trouve des réminiscences du sabbat ; les sorciers se transportent, eux et leurs adeptes, en un clin d*œil à travers les airs. On trouvera dans la Littérature orale de la Haute- Bretagne, p. 188, un conte dont le récit suivant est peu différent.
Il y avait une fois un homme qui allait chercher du vin pour sa femme. Un de ses amis, qui le rencontra, lui dit :
— Si tu veux, je vais t'indiquer un moyen d'en avoir à bon marché ; mais fais bien attention à ce que je vais te dire. Quand tu arriveras â telle croix, on va te demander: « Où allonsnous ? » Tu répondras : « A Bordeaux, chercher du vin. » Lorsque tu auras le vin, on te dira : « Où irons-nous maintenant ? » Tu auras soin de répondre : « D*où nous venons. » L'homme alla, et cela s'accomplit comme son compère le lui avait dit.
(Conté en 1880 par Scolastique Durand, de Plévenon.)
Une femme avait deux enfants ; quand elle les
avait couchés, elle sortait, et ils ne la revoyaient que le matin. Un des enfants, qui commençait i être grand, fit mine de s'endormir; il vit sa mère aller sous le lit, se mettre toute nue et se frotter d'onguent, puis dire avant de partir :
Par sur hâiet et bûchons (boissons),
Faut que )• tnmve kt «atres oft qu*ib toaC.
Le gars, dès que sa mère fut partie, se firotu aussi avec l'onguent et dit :
Par en travers haies et bûchons, Faut que je trouve les auttes où qu'ils sont.
Mais comme il s'était trompé en répétant ce qu'il avait ouï dire, il passa à travers les ronces et les haies, et arriva tout sanglant au rendezvous des sorciers. Il les trouva qui dansaient et qui chantaient, et sa mère était avec eux.
(Conté en 1881 par J. M. Comault, du Gouray.) A part le balai, c'est tout à fait le moyen classique que les sorcières emploient pour se rendre au sabbat (cf. de Lancir, Bodin, Ch. Louandre, etc.). Qyant à la mésaventure r&sultant des paroles sacramentelles mal prononcées, elle se retrouve daM nombre de contes.
(Cf. entre autres Fouquet, Climtnct de Conçoit ; Dulaurens de la Barre, Veill.^ La Jununt maigre; Camoy, Le eahhal ; Webster, La Sorcière et le nouveau-né ; La Sorcière au sabbat.')
Les paysans qui assistaient à la danse des sorciers usaient en une nuit une paire de sabots.
Les sorders et les sorcières étaient de belles allés et de beaux garçons. Il y en avait 1 Hénon, et même tout près de Monconlour.
Pour aller avec eux il fallait se mettre le dos i une mie d'pailte et se frotter d'une certaine pora-
(Commnoiqué pv H. B^ tUmmic.)
Jadis les sorciers et les lutins choisissaient les curefours comme lieux favoris pour danser et poar chanter. C'était afîrr de s'emparer d'un plus grand nombre de gens. C'est pour délivrer le pays de leur présence que le clergé ordonna A'j élever des croix.
(Gnamaiûqué pjT H. Bonrie.)
Ea Berry, cf. LiUoet de I4.SaII«, I, I, p. 1^7; c^csi aua^i aiu
Mais il paraît que ce moyen n'a pas toujours été efficace, car nombre de contes parlent de danses autour des croix, et j'ai recueilir deux l^iendes (Ctmlis pop., 2' série, les So'ciert i Kaia. n"» Lix ; les Chais sorcieri, n" LX) oli i parlé de personnages condamnés à danser ci pétant les jours de la semaine; mais uli lie fëes (cf. un conte picard de Camoy, L-'^ F' fas deux Botsus, Mil., col. iiy, La Irm's /'ri jMrt it la stmaint, MU., col. 141 et noie), i
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lutins (cf. Souvestre, Les Korils de Plaudren ; Di. laurens de la Barre, Les Korigans de Tréhjort teuc'y Bladé, épisode dans le conte du Bâtais- Rolland, La danse des Korrigans ^ MéL, col. i et note), dans mes deux contes ce sont des .s> . ciers ou des chats-sorciers qui répètent.
Dans le conte de Cerqnand, Les deux Botsus, ce sont .: des sorciers. Il en est de même dans une légende recueillie le Morbihan par d'Amezeuil, Ug. bretonnes ^ sous le titre Deux Bossus de Nivillac.
On croyait même jadis qu'à une certai:
époque les sorciers avaient enlevé des pe:
enfants pour les manger ou pour les* faire scr à d'abominables pratiques.
Il y avait une fois au Pont-Quinteux, sur route de Matignon au Guîldo, deux pâtours «^ gardaient leurs chevaux dans une petite cabn- Au milieu de la nuit, ils entendirent du brui: eurent peur. L'un resta dans la hutte, où il s* ferma; mais l'autre grimpa dans un chêne. 11 venir au pied de l'arbre où il était des sorc qui tenaient un enfant et qui disaient :
— Allons-nous le manger tout cru ou le fa.
cuire ?
— Faisons-le cuire, répondit un des sorcier Le pâtour eut si grand 'peur qu'il laissa tomb-.
son chapelet, qui chut sur la tête de l'enfar/
28o TRADITIONS ET SUPERSTITIONS
lutins (cf. Souvestre, Les Korils de Plauàren ; Dulaurens de la Barre, Les Korigans de Tréhoren-teuc; Bladé, épisode dans le conte du Bâtard; Rolland, La danse des Korrigans, MéL, col. 113 et note), dans mes deux contes ce sont des sorciers ou des chats-sorciers qui répètent.
Dans le conte de Cerquand, Les deux Bossus, ce .sont «otti des sorciers. Il en est de même dans une légende recueillie dans le Morbihan par d'Amezeuil, Lèg. hreionneSf sous le titre des Deux Bossus de Nivilîac.
On croyait même jadis qu'à une ceruûne époque les sorciers avaient enlevé des petits enfants pour les manger ou pour les faire servir à d'abominables pratiques.
Il y avait une fois au Pont-Quinteux, sur la route de Matignon au Guildo, deux pâtours qui gardaient leurs chevaux dans une petite cabane. Au milieu de la nuit, ils entendirent du bruit et eurent peur. L'un resta dans la hutte, où il s'enferma ; mais l'autre grimpa dans un chêne. Il vit venir au pied de l'arbre où il était des sorders qui tenaient un enfant et qui disaient :
— Allons-nous le manger tout cru ou le faire cuire ?
— Faisons-le cuire, répondit un des sorciers. Le pâtour eut si grand'peur qu'il laissa tomber
son chapelet, qui chut sur la tête de l'enfant.
Aussitôt les sorciers disparurent, et il descendit de son arbre. Il emporta Tenfant à la ferme et fit mettre de côté les langes, afin qu'on pût le reconnaître.
Longtemps après, un homme qui passait par là vit l'enfant, qui avait dix ans et gardait ses moutons sur la route. Sa figure lui rappela un autre enfant qu'il avait, du même âge, car ils étaient jumeaux, et dont l'un avait été enlevé sitôt après sa naissance. Il entra à la ferme, et en voyant les langes il reconnut son enfant que les sorciers lui avaient enlevé.
(Conté en 1880 par Jacquemine Nicolas, de Saint-Cast.)
En Normandie, les sorciers enlèvent, dit-on, les enfants de moins de sept jours pour les manger (cf. A. Bosquet, p. 122).
« A la Boissière (Loire -Inférieure) existe la croyance au sorcier de la Divate : on montre la grotte où il vécut. Un ermite le tua en faisant un signe de croix. Le souvenir de ce sorcier est resté comme motif de tous les malheurs qui arrivent dans le pays. Quand un bœuf tombe malade, quand une vache avorte, c'est parce qu'elle a vu l'ombre du sorcier de la Divate. »
(Ogèe, nouvelle édition, article La Boissière.^
n y a trois ans environ, un sorcier jeta une passée (c'est un sortilège) sur une ferme de la
commune de Penguily, canton de Moncontour.
Les vaches, le chat, le chien dépérissaient, et même plusieurs bêtes crevèrent. Les fermiers allèrent consulter le devin, qui leur dit de jeter du lait dans le feu en récitant des oraisons ; alors le charme cessa.
Il y a en effet des gens dont le métier est de conjurer les sorts : dans un rayon de quelques lieues aux entrons de Rennes, il y a au moins deux personnes qui passent pour avoir ce don.
L'un d'eux est connu sous le nom de « Roben qui dèfaine » (être fainl^ c'est avoir de la maiechance ou du guignon, d'où enfainer^ ensorceler, et défainer, désensorceler. Fainer est dérivé régulièrement àc fascinare).
Dans une grande ferme, le lait ne donnait que très-peu de beurre. On pensa qu'un mendiant rebuté avait jeté un sort sur la maison (car, disait mon narrateur, d'aucuns pauvres enfainent'). On envoya chercher le sorcier, qui est connu dans le pays sous le nom de Roben-qui-défaîne; il arriva revêtu d'une peau de chèvre de deux couleurs, et tenant en laisse un chien noir. Il examina la baratte, puis, après avoir fait quelques cérémonies auxquelles les assistants ne comprirent pas grand'chose, il leur dit :
— Désormais, vous pourrez baratter : vous êtes défaînés. Mais il se fait tard ; venez me reconduire un bout de chemin, mais n'ayez pas peur de ce que vous verrez.
Arrivé à la lisière d'une lande, il siffla, mit la main sur la crinière d'ua cheval qi^i accourut, monta dessus, dit au revoir aux gens, et hue ! au cheval, et il disparut comme un éclair.
(Conté en 1880 par Jean Bouchcry, de Dourdain.)
11 y a un sorcier, le Défainous, qui va défaîner chez les gens qui ne peuvent plus baratter.
Avant de se rendre à la ferme sur laquelle un sort a été jeté, il prend une ardoise de la dimension d'une pièce de cinq francs, et l'enveloppe dans un linge qu'il met dans sa poche, où il a d'autres linges pareils.
Quand il est entré, il demande aux gens une pièce de cinq francs qu'il jette en l'air; il fait des signes de croix, à droite et à rebours, puis il leur dit que, pour être efficace, il faut que la pièce soit enveloppée. Il l'enveloppe en effet, subtitue à la vraie pièce son morceau d'ardoise, et le remet à la bonne femme, qui le place dans le fond de sa baratte.
Ces cinq francs s'ajoutent aux dix que le sorcier prend poar défainer.
(Conté en 1880 par J. Legendre, de Saint-Brieuc-des-Ifb.)
Pour défafner, on prend un manche de ribot en genêt ; les enfatnous n'ont pas droit sur le genêt.
On préserve aussi la baratte des enfaînements en mettant du sel en croix dans le fond de la baratte. (E., P.)
Un matin, une petite fille de dix ans sortit de son lit et alla à la porte « faire une nécessité ». Pendant l'opération, elle reçut une « brouée » de vent si forte, qu'elle tomba dans sa nécessité et ne put se relever. Elle cria, appela ses parents, qui la transportèrent dans la maison. Là, elle se plaignit d'éprouver une forte douleur dans le côté et surtout dans la jambe.
La souffrance persista en dépit des soins du reboutoux ; les parents lui firent dire des messes r rien n'y fit. L'enfant ne pouvait exécuter un mouvement. A quelque temps de là passa un bonhomme bien vieux, bien fatigué, qui demanda l'hospitalité. En voyant les parents de la petite fille tristes et affligés, il leur en demanda la cause. Quand l'explication lui eut été donnée, il se fit apporter l'enfant ; il l'examina et dit :
— Je la guérirai et sans messe ; mais la i passée » (le coup de vent sorcier) a été terrible : elle était à mort, mais la petite fille n'en a eu que du bord. Malgré tout, elle clochera pendant tout le restant de sa vie.
Les parents n'éiaient pas trop rassurés eu «ntendant le bonhomme dire qu'il Aterait la passée sans messe; mais comme il était savant, il comprit leur pensée et ajouta :
— Quand quelqu'un a reçu un sort d'un sorder mauvais, aucune pratique de dévotion ne peut le détruire ; quand il est jeté de la part de Dieu, les messes en débairassent.
Les parents étaient bien contents et dirent au bonhomme qu'ils avaient grande confiance en lui. Alors celui-ci leur dit :
— Apportez-moi une casserole, de la graisse, des clous de latte et une tenaille, et faites du feu.
Le bonhomme mît la casserole sur le feu et y jeta ta graisse et les clous. Qjjund le mélange commença à bouillir:
— Allez cliercher votre fille, et mette^-ia sur le dos de votre bête la moins dommageable (la moins bonne) .
— Faut-il prendre une poule î demandèrent les parents ?
— Oui, oui, répondit le bonhomme.
Le père et la mère soutinrent la jeune fille sur le dos de la poule, pendant que le bonhomme 6iait les clous un à un de la casserole avec les lenailks et les clouait sur le manteau de la cheminée. A mestire qu'il les cognait, la jeune fîUe
a86 TRADITIONS ET SUPERSTITIONS
se sentait mieux, et la poule geignait. Quand tout fut fini, la fille se leva en clochant, et la poule passa cul par sur tête. Elle était morte. Alors k bonhomme dit :
— Le sorcier qui a fait le coup est enfoncé avec les clous dans la cheminée, et vous pouvez être bien sûrs qu'il ne vous fera jamais rien.
(Recueilli par M. Bonne, anx environs de Moncontonr.)
Thiers, Traité des superstitions ^ ch. xv, cite, «n nombre du pratiques qui avaient cours de son temps, celle qui consisuit k m attacher À une cheminée certaines parties d'un animal mon
par maléfice et à les piquer avec des épingles gu ia
aiguilles... afin que le sorcier qui a jeté le maléfice sèche peai peu et meure enfin misérablement. » Ce même chapitre coodetf plusieurs exemples de maléfices 6tés A une personne et pisa^ ^ une autre.
Il y a plusieurs moyens de se préserver sorcelleries, soit qu'on emploie des talismans qui neutralisent le pouvoir des sorciers, soit qu'on ait recours à eux pour être débarrassé.
Qpand on a un serpent sur soi, les sorciers ne peuvent vous charmer la vue, et tous les objcB paraissent sous leur forme naturelle.
On met aussi ses chaussa (bas) ou ses habits au renvers pour se préserver des maléfices. (M.»£*)
Même croyance en Normandie (cf. A. Bosfoet, p. »94)-
Le sureau autour des maisons, des grains de
DB LA BAUTB-BKETAGNE 187
tel phcéA dans le fond des biraties, empichenl
Q,uaDd OD dre du fumier d'une étable, on y jette du sel pour détourner les ensorcellements. (E.)
En FnDChe-Comlé, dD gnin is kL jeri iluu le [lit prtKnrc •Dui de* nulMca (cf. Me'., col. j?!). Ea Poiiou le td p>(- ■ecR dei loreien eo g^énl (cf. Souchi, p. li) ; il en «1 de ■kèbe en Vomundïe (cf. A. Eoiquei» p. J^).
On va consulter les sorciers, non seulement pour être débarrassé d'un ensorcellement, mais pour se procurer des avantages au moyen de MrtUéges.
Pour tirer un bon numéro, il £iul que le cousait ait daos son habit, mais sans qu'il le sache, ies grains de sel cousus. Autant il y a de grains de sel, autant son numéro est élevé.
On arrive au même résulut en prenant le bonnet de baptême du premier enfant mâle d'une maison, i la condition qu'il n'ait jamais servi i d'autres, et que celui qui a le bonnet dans ses létements et qui va tirer ne le sache pas. Cela Bt en usage aux environs de Fougères, et principalement à Saint- Georges-de-Chesnais ei nuoes voisines.
Un jour la femme du pire Joseph venait