CHAPITRE. IV
LES I LIUMEANYS
msg 1 presque partout les paysans croient que & les fées ont disparu, ils sont en général persuadés que les lutins existent encore.
Toutefois on parle moins souvent d’eux sur le littoral que dans l’intérieur des terres. Les marins, me disait un de mes conteurs, ne voient pas tant de quoi, comme les terriens.
En certains pays, on semble penser que les lutins ne se montrent plus maintenant; mais, de même que les fées, ils reviendront le siècle prochain, qui est le siècle visible. (E.)
Vers le Mené, où l’on croit qu’ils existent, on prétend qu'avant la Révolution il y avait beaucoup plus de follets que maintenant.
On dit aussi que depuis que les prêtres se font passer le livre derrière eux à la messe, les lutins,
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au lieu de passer par devant les personnes passent par derrière, et c’est pour cela qu’on ne les voit plus. (P.).
« On croit fermement, en Bretagne, à l'existence des lutins. J'ai rencontré bien souvent des vieillards qui non seulement prétendaient en avoir vu, mais qui affirmaient avoir été enlevés par eux et n'avoir dû leur salut qu’à la prompte intervention de leurs parents. Cependant, si la plupart des Bretons sont convaincus que cette race a existé, ils pensent que, bien qu’il se trouve quelques nains disséminés dans les bourgs et dans les villes de la Bretagne, la masse de la nation a émigré depuis bien des années déjà pour une contrée aussi inconnue que celle dont ils sont originaires. » (Le Men, Revue celt., p. 230-231.)
On les nomme Lutins, ou Maif Jeans (cf. Maistr Yan des Bretons bretonnants), Folleis ou Esprits follets. Ce dernier nom, qui est aussi en usage dans le Morbihan, est employé plus fréquemment dans le voisinage du pays bretonnant que dans l'Tlle-et-Vilaine. Mais ce sont là leurs noms génériques ; ils en portent d’autres particuliers aux espèces, et ils sont, ainsi que leurs fonctions, assez variés.
Ils ne se montrent guère que la nuit, ou tout au moins au crépuscule. Pendant le jour ils se cachent, on ne sait pas au juste où; cependant j'ai entendu dire à Saint-Cast qu’ils habitaient dans les bois et dans les prés. Vers Ercé, ils vont jouer autour des roches piquées, c’est-à-dire des menbhirs et des dolmens.
« On ne les voit ordinairement que le soir sur la lisière des bois sombres, au milieu des bruyères désertes. » (Cf. Le Men, Rev., celt., p. 228; cf. aussi A. Bosquet, p. 135; Ernoul de la Chenelière, p. 28; D. Monnier, p. 604.)
Dans le Morbihan français, les follets sont gardiens de trésors. Ce rôle est aussi attribué aux lutins bretonnants ; mais je n’ai pas retrouvé cette croyance dans les pays que j'ai explorés.
« Il y avait une maison de follets dans le bois auprès du château où ils cachaient leurs trésors. Un garçon meunier de la rivière d’Ars, qui aurait bien voulu les avoir, alla consulter un sorcier pour savoir l’heure à laquelle ils sortaient de leurs maisons et celle où ils y rentraïent, et il sut qu’ils étaient dehors la nuit entre les deux chants du coq. »
(Fouquet, Légendes du Morbihan, p. 140.)
Même croyance en Normandie (cf. A. Bosquet, p. 135-143).
Quand une personne passait dans une route où les follets avaient été, elle perdait la mémoire et ne reconnaissait plus son chemin.
On disait que les follets avaient fait un pacte avec le diable, et qu’ils demeuraient follets jusqu’à l’heure de leur jugement (de leur mort).
(Conté par François Mallet, du Gouray, 1880.)
« L'opinion générale en Bretagne est qu’ils sont les suppôts du diable, et que c’est de lui qu'ils tiennent leurs facultés surnaturelles. » (Le Men, Revue celt., p. 230.)
Bien que les lutins soient capables de s’attacher aux maisons ou à leurs habitants, et de se plaire à leur rendre des services, c’est une race espiègle, généralement susceptible et malfaisante, et il n’y a point à se fier à leur amitié.
Mne de Cerny, dans sa curieuse brochure Saint- Suliac et ses légendes, p. $4-55, trace le portrait suivant des lutins familiers des bords de la Rance :
« Un jour il vous aime, il soigne vos chevaux, brosse vos habits, cire vos souliers, et cela dure jusqu’à ce que vous l’ayez blessé par vos paroles en blämant les services qu’il rend gratis. Ce petit être invisible, qui ne quitte pas le logis, vous rend tous les services d’un domestique éclairé; mais malheur à vous s’il vous prend en haine ! Il égare vos papiers, brouille les écheveaux de fil, dérange tout au logis, passe aux écuries et entortille les crins de la crinière et de la queue des chevaux au point de ne pouvoir les débrouiller, et rebrousse le poil de leur robe. Il jette leur avoine aux oiseaux et couvre le foin d’immondices.
« Les lutins sont très-sobres et s’amusent à faire la guerre aux sanneurs, qui ne meurent pas ordinairement de soif. Le monde leur appartient depuis onze heures jusqu’à deux heures après minuit. Malheur aux ivrognes ! S'ils blasphèment,
s’ils injurient les lutins, s’ils font le simulacre de joindre les voies de fait aux insultes, ils rendent les coups avec usure; ils jettent parfois les agresseurs dans les eaux ou leur cassent le cou contre les pierres du chemin. »
Dans le Jura, les follets sont aussi les ennemis des ivrognes, et ils se vengent de ceux qui ne leur parlent pas poliment. (Cf. D. Monnier, p. 616-632.)
Parfois les lutins rendent service, mais à la condition qu’on accomplisse une épreuve, telle que deviner un nom difficile ou inconnu, ainsi qu’on le voit dans le petit conte qui suit :
Il y avait une fois un marin qui partait pour Terre-Neuve; il donna à sa femme beaucoup de filasse, et il lui dit :
— Tu la porteras à filer et à tisser à un petit bonhomme qui file et qui tisse dans un trou de taupe. Si la toile n’est pas prête quand je reviendrai, je te tuerai.
La femme alla porter sa filasse au petit bonhomme qui tissait dans un trou de taupe, et le bonhomme en eut vite fait de la toile. Quand elle fut prête, il dit à la femme:
— Je ne vous demande point d’argent; mais vous n’aurez la toile que si vous pouvez deviner mon nom.
La femme était bien embarrassée.
Son mari, en s’en revenant, entendit une petite voix qui chantait :
Une femme qui a la huppe verte, Qui ne sait comment j'ai nom,
Qui ne sait comment j'm’appelle ; C’est Grignon qui est mon nom.
Quand il arriva chez lui, il dit à sa femme :
— Où est la toile ?
— Ah! répondit-elle, elle est faite. Le petit bonhomme me l’a montrée; mais il ne veut la donner que si je devine son nom.
— Eh bien! dit-il, quand il viendra, tu lui diras qu’il se nomme Grignon.
Deux ou trois jours après, le petit bonhomme vint et dit :
— Savez-vous mon nom ?
— Vère (oui), Grignon, répondit la bonne femme. |
Et elle eut la toile pour rien.
(Conté en 1880 par François Marquer, de Saint-Cast, mousse, âgé de treize ans.)
Dans Rodomont, Contes de la Haute-Bretagne, re série, n° xLvin, c’est le diable dont il faut deviner le nom; il en est de même dans Dick et Don, conte picard de H. Carnoy. Dans la Jolie fille, conte basque recueilli par Webster, c’est une sorcière nommée Marie Kirikitoun; dans un conte reproduit par Mélusine, col. 150, c’est, comme dans l: récit gallot, un lutin, nommé Furti-Furton dont il s’agit de deviner le nom.
Le Men, p. 423, trace un portrait des esprits follets du pays bretonnant, qui se nomment souvent Follets, Bouffon-noz, Fou de nuit, Buguelnoz. Ils rendent service à ceux qu’ils ont pris en amitié et sont les familiers des maisons.
« Heureuse la servante qui a un esprit follet dans sa manche! La maison sera balayée tous les jours avec soin, sans la moindre fatigue pour elle ; la pâte sera pétrie, les crêpes seront faites sans qu’elle y mette la main. Heureux aussi le valet d’écurie qui est l’ami des follets! Il pourra dormir la grasse matinée, laissant à son compère le soin de panser les chevaux êt de nettoyer l'écurie.
« Mais pour obtenir les bonnes grâces de ce capricieux esprit, il faut être avec lui plein d’attentions et de prévenances. La moindre offense suffit pour l’irriter, et alors il ne laissera échapper aucune occasion de vous jouer un mauvais tour.
« Dans le nord du Finistère, et surtout dans l’ancien évêché de Tréguier, il était d'usage, il y a quelques années, de placer dans un des coïns du foyer une pierre plate ou un galet sur laquelle le Bouffon-noz venait s'asseoir la nuit pour se chauffer. On avait soin aussi de: ne pas couvrir entièrement la braise de cendre. Mais un jour une servante, qui n'avait eu qu’à se louer desservices du follet, eut la mauvaise idée de faire rougir la pierre. Le pauvre Bouffon-noz se brûla
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cruellement; mais à partir de ce.moment, rien ne réussissait à la malicieuse servante... Elle fit tant de maladresses qu’elle fut congédiée de la ferme où jusque-là elle avait vécu heureuse. »
Ce récit se retrouve en substance dans l’histoire du lutin familier de Kerarborn, que M. Luzel a retracée dans ses Weillées bretonnes (p. 76-77).
Dans un conte de Souvestre, Teux-ar-Pouliet, un lutin qui a eu à se louer d’un garçon de ferme le prend en amitié, lui aide à se marier, et aussi à labourer; mais sa femme, mécontente de ce qu’elle avait eu de lui un cheval sans queue, met de la braise sur l'aire un jour que le lutin donnait une fête à ses amis. Ils s’en vont furieux, et depuis tout alla mal à la maison. (CF. aussi dans Luzel, Zévendes chrétiennes, t: IT, p. 173, un conte portant le même titre que celui de Souvestre, mais qui en diffère beaucoup.) Une légende assez voisine de celle-ci, au moins quant au moyen de se débarrasser du lutin, est racontée par À. Bosquet dans la Normandie merveilleuse, p. 130.
Je n’ai rien recueilli personnellement sur les lutins familiers des maisons, du moins sur ceux qui se plaisent à rendre service; en revanche, j'ai un assez grand nombre de récits où sont racontés leurs méfaits.
Il y avait autrefois des femmes qui allaient filer dans le fournil, comme c'était alors la coutume en hiver. Elles entendirent la crémaillère qui faisait grand bruit, et elles crurent que c’étaient les gars qui s’amusaient à leur faire peur.
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Quelques jours après, elles entendirent encore du bruit, et il leur sembla qu’on remuait, ainsi que font les fileuses, de vieux rouets qui étaient dans le grenier.
— Ne filez pas tout; jetez-nous en un peul dirent-elles, pensant avoir affaire aux gars.
Aussitôt, sans que le plancher eût le moindre trou, il tomba au milieu d’elles un gros paquet de reparons (déchet de chanvre). Cela leur fit bien peur; elles ne retournèrent plus filer dans le fournil.
(Conté en 1880 par Françoise Dumont, d’Ercé.)
Dans la partie française du Morbihan, les follets se plaisaient aussi à faire endêver les gens; plusieurs légendes recueillies par le Dr Fouquet (les Follets de Callac, les Lutins de Coetbo, Clémence de Cancoëf) les montrent pénétrant dans la maison pour y faire des espiégleries. Un autre conte du même auteur, que j'abrége, les met encore en scène d’une manière plaisante :
Les follets tourmentaient toute la nuit deux vieilles filles qui avaient essayé vainement de les repousser à grand renfort de médailles et de chapelets: un soir elles aspergèrent d’eau bénite toute la maison, y compris les portes, les fenêtres et le foyer, puis elles se couchèrent; la nuit venue,
les follets arrivèrent comme de petits fous, mais l’eau bénite les brûla. Alors ils grimpèrent jusqu'aux gazons du toit qu’ils jetèrent un à un dans le foyer par la cheminée, et, marchant avec précaution sur ces gazons étendus, ils arrivèrent au lit des vieilles filles, qu’ils se mirent à fouetter en chantant en chœur: « Tout n’est pas béni!
tout n’est pas béni! »
(Les follets et les vieilles filles, p. 48.)
Une autre vengeance du follet, dont l’histoire est connue dans toute la Bretagne bretonnante, consistait à faire subir à la dernière personne qui se mettait au lit dans la maison la correction qu’on inflige aux petits enfants qui ne sont pas sages (Le Men,
On racontait jadis à Plévenon que les lutins se cachaient sous les lits; et quand les mères étaient sorties, ils enlevaient les petits enfants de leurs berceaux et allaient les mettre dans d’autres lits ou dans une pièce à côté. Les mères, en rentrant, voyaient le berceau vide, et entendaient leur enfant qui criait et le lutin qui riait.
(Conté par Scolastique Durand, de Plévenon, 1880.)
Un soir le lutin passait devant une ferme, et comme il était fatigué d’avoir lutiné les chevaux, il entra dans la maison et vint s'asseoir dans le foyer, où il y avait une grande fouée de feu, et il disait aux gens de la ferme : « Faufons-nous,
faufons-nous, il y a beau. » Les lutins parlent volontiers comme les enfants.
(Conté en 1880 par François Marquer, de Saint-Cast.)
Le drac (cf. Babou, les Païens innocents, p. 16) vient aussi se chauffer dans les maisons.
Le lutin va aussi brouiller les cheveux du monde. Il a les pieds ronds. (E.)
« On raconte que deux jeunes filles ayant couché dans une écurie, un mauvais lutin s’amusa pendant la nuit à lutiner telle-
ment leur belle chevelure, que le lendemain elles furent obligées de la couper. » (A. Bosquet, p. 128.)
Il y avait une fois à Saint-Mieu un homme qui chauffait son four. Les follets étaient à danser auprès de là. Il alla les regarder une première fois, et ils ne lui dirent rien. Il y retourna une seconde avec sa patouille à la main.
Un des follets le vit et dit :
— Voici encore Robin ; il faut lui ôter l’ouie.
— Non, repartit un des follets, cela le gènerait trop; il vaut mieux lui ôter l’odorat.
Et depuis ce moment Robin ne sentait plus rien.
(Conté en 1880 par François Mallet, du Gouray.)
Une nuit les follets allèrent dans la maison d’une bonne femme qui était couchée; ils prirent sa vache qui était dans le bas de sa place, la tuè-
rent, puis, après l’avoir écorchée, ils se mirent à la manger. La bonne femme voulut au moins avoir un morceau de sa vache, et elle le ramassa. Le lendemain, sa vache se retrouva vivante; maïs il lui manquait la pièce qu’elle avait prise.
(Conté par le même.)
Le Men raconte une légende assez semblable, p. 239. Un pauvre homme n’avait qu’une vache. Une nuit les nains entrent chez luiet se mettent à la manger; il leur en demande un morceau. Les nains le lui donnent en lui promettant, s’il se montrait
joyeux convive, de lui rendre sa vache vivante. Le lendemain, il manquait à sa vache le morceau qu’il avait mangé.
J'ai trouvé en Haute-Bretagne un conte identique où le rôle des lutins est attribué aux fées.
Un soir la mère Ledy s’en revenait. Il faisait beau clair de lune, et elle dit à une voisine qui était avec elle:
— Il va nous être bien commode de passer sur la planche de Graphard.
Mais, juste au moment où elles allaient mettre le pied dessus, le temps s’obscurcit, et elles ne voyaient plus ; elles pensèrent que c'était le lutin qui s'était amusé à leur jouer ce tour-là. (E.)
(Cf. sur les tours joués par les lutins, Fouquet, les Lutins de
Coetbo.)
Au temps où les femmes portaient des bas de fil, — il y a bien des années de cela, — une
jeune fille, qui désirait se mettre à la mode, demandait à sa mère du fil pour se tricoter des ba$ ; mais la bonne femme ne voulait pas lui en donner, ce qui chagrinait fort la jeune fille.
Un soir, en revenant de la prière, elle trouva sur le bord d’un sentier un bel écheveau de fil pelotonné en trois qu’elle ramassa précieusement.
Arrivée à la maison, elle dit à sa mère qui tirait les vaches dans létable :
— Ah! ma mèfe, tu ne voulais pas me donner avec quoi me faire des bas à la mode; vois le beau fil fin que j’ai à cette heure.
En disant cela, elle voulut montrer sa trouvaille ; mais, bien qu’elle fût certaine de l'avoir bien soigneusement ramassée dans sa devantière (tablier), elle ne trouva plus rien. Pour se jouer d’elle, le lutin s’était changé en fil, puis s'était évanout.
(Conté en 1878 par Angèle Quérinan, d’Andouillé.)
Un homme, qui était « un petit chaud de boire », rencontra sur sa route un petit chat qui le suivait ; il le chassa en lui donnant un coup de pied. Un peu plus loin, il vit un chien blanc qui tournait en cercle autour de lui ; il l’éloigna en le frappant avec son bâton. En continuant à marcher, il trouva devant lui le lutin qui, sous la forme d’une sorte de poulain, voulut lui barrer le
passage; il fut obligé d'employer la force pour avoir la route libre, et même le lutin le suivit jusqu’à la porte de sa maison.
(Conté en 1878 par Henri Louapre, d’Acigné.)
Quelquefois le lutin est dupé à son tour, comme celui qui, dans les environs d’Ercé, joua aux cartes avec les consommateurs et se saoûla tellement, qu’il se noya dans une mare. Mais ceci est une histoire très-moderne. (E.)
Un homme de Bréhand avait tous ses champs dévastés par les lutins; il lui hoblaient toutes ses pommes, renversaient son blé, et ne savaient quel mal imaginer pour nuire à sa récolte. Il résolut de se venger.
Un jour ïl vit dans le verger touchant à sa ferme un lutin qui défouissait des pommes de terre. Le fermier n’osait s’aventurer, car il entendait toute la bande des lutins qui riait et s’amusait à une petite distance. Il se décida pourtant, et prenant un gros bâton, il s’avança doucement et frappa un coup sur la tête du lutin, qui tomba le nez sur les pommes de terre.
Aussitôt il entendit les autres lutins qui criaient :
— Coiffette est morte ! Coiffette est morte |
Ils se mirent à le pourcourre; mais il se sau-
vait, et au moment où il entrait chez lui les lutins arrivaient à la porte :
— T'as bien fait d'entrer, Thomas Labbé, lui dirent-ils ; t’en aurais vu de belles autrement.
(Recueilli aux environs de Moncontour par M. Bourie.)
Je ne connais point en France un autre exemple de lutins arrachant des pommes de terre; mais il existe en Allemagne un démon qui se plaît à les faire pourrir : il se nomme Kartoffelndemon (cf. Gubernatis, Myth. des plantes, p. xviIr).
de
OYFOSEOLT SENTE