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LA
DES DINDJIÉ OÙ LOUCHEUX 41
se fichait à cause de sa dureté, s’écriant : « La glace est trompeuse. »
Tout à coup, ce renard se métamorphosa en homme, car c'était le mauvais lui-même, Nocodhittchi.
Ii se jeta sur Ehta-odu-hini et tous deux luttèrent corps à corps pendant longtemps. Le second allait faiblir lorsque, se souvenant de l’homme, il s’écria :
— Coupe, mon fils, coupe-lui le tendon de la jambe.
Etcætchoksen coupa à Nocodhitichi le tendon du pied, le fit tomber et le tua. La femme de Nosodhitichi étant arrivée en courant, le navigateur lui trancha le tendon de la nuque, de sa hache de silex, et la tua également. Elle mourut.
— Mon petit-fils, s’écria le bon géant, le Violent a un fils, cours sur lui et tue-le pareïllement.
Le marmot était encore dans sa sellette en écorce de bouleau. Il s’élança sur l’homme en criant : « Wu! wu! » Efoætchokpen lui ouvrit la poitrine et lui défonça le crâne du fer de sa lance.
Nopodhittchi avait également une fille nubile. Etcætchokpen la viola; puis étant monté sur un grand sapin, il urina. Il en résulta un fleuve dans les flots duquel la fille nubile se noya et dériva vers la mer.
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Après ces exploits, Efoætchokpen s'en retourna. Ehta-odu-hini avait beaucoup de chiens, tels que l'ours, le renne, l'élan, le lynx, le loup, etc. Ils s'étaient tous enfuis à travers bois. Le bon géant dit donc à l’homme :
— Retourne-t-en vers ta mère. Il lui fit don de son bâton, en ajoutant : « Va-t-en, de crainte que mes chiens ne te mettent en pièces, car ils en veulent tous à ta vie. Si jamais tu te trouves en péril, invoque-moi et j’accourrai vers toi; car je suis pour jamais ton puissant et bon protecteur. »
Etpætchokpen se sépara donc du bon géant, et la nuit venue, il grimpa dans un haut sapin et s'y lia pour dormir, car il redoutait les chiens du Puissant-Bon. Effectivement, pendant la nuit, il entendit des pas d’animaux, et un bruit singulier: « gaw! paw! » C’étaient les loups qui rongeaient le pied de son sapin pour en déterminer la chute et dévorer l’homme.
Alors Etpælchokpen éleva la voix dans son effroi et se mit à crier:
— Mon grand-père, voilà que tes chiens veulent me faire tomber en abattant mon arbre.
Aussitôt il entendit « Celui qui voit » appeler ses chiens : « Væœdzey ! Vædzin ! Vœdzey ! Vœdzin ! {sey ! tsey! vèh! vèh ! » Et au même instant loups, ours et chacals de quitter l’arbre pour accourir