CELUI QUI VOIT EN AVANT ET EN ARRIÈRE
Etcœtchokçen (1), étant parti pour la chasse, aperçut le terrier d’un porc-épic gigantesque. IL y pénétra, tua le porc-épic et le fit rôtir sous terre. Du dehors on vit sortir les flammes de ce feu et s’en exhaler la fumée.
Alors Ehta-odu-hini s'en alla vers ce teu souterrain, pendant une nuit très sombre. Il frappa la terre de sa hache de pierre, en disant à l’homme :
(1) Ce nom, que nous avons vu convnir au Noë e4 à l’Hercule arctiques, semble ici déplacé, mais les Diudjit ne m'en ont pas donné d'autre,
ERA nd
De
FRS RRSERE SERREES
er
nf
EEE
DES DINDJIÉ OU LOUCHEUX 29)
— Voilà que je vais t’ouvrir un passage.
L'homme refusa de sortir. Mais « Celui qui voit en avant ct eu arrière » eut pitié de sa folie. Il travailla longternps la terre durcie de son dard de silex. frappant à coups redoublés pour pratiquer une issue, et il parvint à déterrer l’homme, auquel il dit :
— Ne crains point, mon petit-fils, je suis bon et ne tue jamais personne. Je viens pour te délivrer.
Efsætchokpen sortit donc du trou en rampant, et il se dirigea vers le bon géant. Etha-odu-hini le prit par la nuque comme un petit chat, le souleva de terre etle plaça sur son épaule; puis il partit.
Ehta-odu-hint avait un pou sur l’estomac.
— Tiens, dit-il à l’homime, saisis donc ce pou qui me pique et place-le-moi sous la dent.
L'homme lui obéit. Or, ce pou n'était autre qu’un gros rat musqué |
En portant ainsi l’homme sur son épaule, le bon géant se promena autour du ciel.
— Vois donc, mon petit-fils, lui dit-il encore, vois donc là-bas ces souris qui trottinent.
Or, ce qu’il appelait des souris, c'était bel et bien des rennes!
Le géant saisit sa javeline, la lança contre ces animaux et les perfora.
2 ras ne mn en
core 3
at,
a té hr er, 0x den STE
Her: F : s k
pre
D rm à a ag mana +
Il s’en alla plus loin.
— Mon petit-fils, vois donc, là-bas, ces lièvres assis sur leur derrière.
Ce qu'il appelait des lièvres, c'était des orignaux! Il les perça de ses dards, les passa à sa ceinture comme si c'était des perdrix, et continua sa promenade.
En un seul repas tout fut dévoré (1). Il donna à Efpætchoksen une croupe d’élan tout entière :
— Mange cela, lui dit-il. Mais l’homme ne put jamais en venir à bout.
Il s’en fut encore plus loin.
— Mon petit-fils, dit-il, nous allons aller tout
deux à mes écluses de pêche. Chemin faisant il ajouta :
— Nocodhitichi (le Fort-Violent) a résolu ma mort, car il me déteste.
Tout à coup un renard passa en courant sur la glace. Il essaya d’y pénétrer, parce qu’elle était transparente, mais voyant qu’il ne le pouvait, il
(1) On voit, par cette légende, que les Dindjié avaient de la divinité la même idée que es Anciens. Comparez avec les images de Jéhovah, telles qu’elles sont exprimées dans la Bible. De là ces hécatombes d’animaux que l’on immolait dans le culte du vrai Dieu, et qui encoururent les reproches des pro-
phètes eux-mêmes, à cause de l’idée grossière que l’on se faisait de la divinité.
A A M 0 ms 0 09 SE EE ot OR
" nes Ta riad ER Lise
vres
ori- À sa inua
RU