COLLECTION INTERNATIONALE DE U TRADITION
Vol. IV.
SUR LA CHANSON, LA MUSiaVB ET LA DANSE
Mitfordy Guimet et Régamey^, Pfoundes, Griffis, J,'J. Rein, Gonse, Greay, Georges Bousquet, 2 Hfibneri, Chr, Dresser, Dœmt:(, KnobîochAy G. Dep~ ping $, etc. y est encore imparfaitement connu en Europe, Les traditions populaires, le folklore de cet empire — si l'on en excepte l'ouvrage de M. A.-B. AfîY/or^; Taies ofold Japan^ et quelques publications de MM, D. Brauns et Pfoundes — n'ont été recueillis que par lambeaux destinés à jeter un peu de pittoresque, de couleur, locale, dans des récits de voyages. Bien souvent aussi, les touristes ne se sont pas fait scrupule d'enjoliver jusqu^à les tendre mécoftnaissables — quand ce n'était pas de créer de toutes pièces — les contes et les récits traditionnels du peuple japonais.
L'ouvrage que nous offrons aux traditionnistes est une œuvre de sincérité et de bonne foi écrite par un des hommes de l'Europe qui connaissent le mieux le
I. Guimet et Régamey, Promenades japonaises , Paris, 1878-80; 2 vol. in-4. — 2. G. Bousquet, le Japon de nos jours; Paris, 1877, 2 vol. in-80. — 3. De Hûbner, Promenade autour du monde iVzris, 1873, 2 vol. in-S». — 4. In Mitlheilungen der devtschen GeseUschaft..., Yokohama, 1873 et ami. suiv. — $. G. Depping, Le Japon; Paris, 1844. — 6. London, 1871; 2 vol. ia-8».
Japon, un savant astreint par ses études à la tnétJjode scientifique la plus rigoureuse. A ces titres, nous espérons que les Traditions japonaises seront les bien accueillies par les folkloristes désireux de comparer les traditions de V Extrême-Orient avec celles de la vieille Europe,
Pour terminer cette courte, introduction, que nos lecteurs nous permettent de leur présenter en quelques mots M. le docteur D. Bratms,
M. D. Brauns est né à Brunswick en i82y. Il étudia la médecine et exerça cet art dans sa ville natale jusqu'en i8sS- Bn i8s^ et iSs6, il prit part en Asie mineure, comme sous-lieutenant de la légion étrangère dans V armée anglaise, à la guerre contre la Russie. En i8sy, M. D. Brauns revint à Brunswick et s'adonna à l'étude des sciences naturelles. Attaché au gouvernement ducal de Brunswick, il ne quitta cette fonction qu'en i8ji pour entrer à l'Université de Halle ozi il fut nommé professeur de géologie. En j8y^, M. D. Brauns partit pour le Japon, une chaire de géologie lui ayant été offerte à V Université impériale de Tokio. Pendant trois ans, le savant professeur étudia le Japon sous tous ses aspects, et quand il revint à Halle en 1882, il rapportait une ample