AUTRE FÊTE DU SOLEIL, ETC
nous dit : « Sur le haut de la montagne , on voit un grand nombre de petits tas de pierres qui marquent autant de sacrifices à Haroun. Les Arabes, qui font le vœu de sacrifier une victime à ce prophète , pensent qu’il suffit de venir jusque là , d’où le dôme du tombeau est aperçu dans le lointain ; après avoir égorgé l’animal , ils jettent un tas de pierres pour couvrir le sang qui coule à terre (1). »
Cet usage des Syriens et des Arabes actuels était observé dans la Chaldée , comme l'atteste l’histoire de Jacob et de Laban , et probablement dans les parties de l’Asie antique d'où nous- sont venus les Celtes nos pères. Nous en retrouvons les traces en plusieurs endroits de nos pays , où les savants passent sans les voir; où les paysans, qui n’y voient que des épierrements de leurs fonds , méconnaissent — comme on le pense bien — leur véritable origine.
(I) Août’. Aunatffi dex voy. , 2« série , t. x , j». 168.