CHAPITRE L
ruine* du' cbiteau de Uiribel aonl aituec* *ui un rient edtein dominent la Rbdne, en end-oueel de le Breeec , entrefoie peje de* âé(n*ien«.
Theod. Levnrrr.
Mirebel nous fait songer à Miribel. Passons do la Combe d’Ain (1) à la Valbonne (2), et voyons si des noms semblables y sont accompagnés de semblables usages.
En 1822, je visitai à dix kilomètres do Lyon la petite ville de Miribel et son vieux château. Au bord do la côtière, je m’arrêtai surtout au Châtelard pour examiner le « Torche à Guillet, » simple cône de terre rapportée, sans aucuns travaux de défense , et qui n’a dû autrefois servir qu’à transmettre des signaux , suivant M. Théodore Laurent , historien do cette intéressante localité (3).
(1) Département du Jura.
(2) Département de l'Ain.
(3) Euai hitl. tur Miribel, petite ville de l’ancienne province de Bresse. 1834 , p. 9.
âOO CULTE DU SOLEIL A MIRIBEL.
Cet ouvrage des temps celtiques a un caractère qui lui est propre, soit par sa forme* parfaitement circulaire, soit par son excessive élévation sur le plan déclive de la côte, circonstances qui lui auront fait donner par le peuple la dénomination de Torchei-aguillé, parce qu’il est comme une torchère terminée en aiguille. La torchère est ce qu’on appelle dans les campagnes, un guéridon de forme ronde, sur lequel on place la lumière; le torchet de Miribel était un phare pour les navigateurs du Rhône, ou un lieu de signal pour les autres châteaux. Telle est effectivement l’opinion traditionnelle de la contrée.
Mais, avant de devenir une tour à signaux ou un phare, ce tertre artificiel avait été un tombeau élevé dans l’endroit même où quelque grand personnage avait péri ; car on n’aurait pas pris tant de peine à former un pareil amoncellement do terre dans une pente rapide, si l’on se fftt proposé l’érection d’une tour d’observation : on l’aurait, à coup sûr, construite sur le lerre-plain de la côtière, afin qu’elle dominât une plus grande étendue de pays.
Comme chez les Scythes (1), comme chez les Bretons (2), le tumulus de Miribel était surhaussé d’une grande pierre. Je crois en avoir vu un fragment dans un bloc de rocher gisant au pied de cette
(1) Hérodote.
(3) J'rn ai vu surtout un ('xriiiplc ni Brclnf^ur en 1850. li la . Ri'iingr de Krrvaiié, niti-e Aui-ay et Canine.