LA LUNE ADORÉE A COTÉ DU SOLEIL
l’enfantement , comme la chaste sœur d’Apollon , comme l’épouse du soleil , et peut-être môme comme le type de la beauté.
En effet , il y a peu de temps encore , nos pères disaient la Belle pour la lune , surtout la lune dans son plein : Bella lucet , la lune luit. Du Gange nous l’apprend aux mots la Belle et Fibehella. Suivant Papias , Fibehella indiquerait le lever du soleil ou de la lune ; mais il se trompe assurément : ce nom appartenait en propre à l’astre des nuits seul , que les Grecs et les Romains nommaient Phéhé , et que les Français nommaient la Belle , ce que l’on aurait dè rendre , en latin du moyen âge, par Phebe-Bella.
Comme les Grecs appelaient 1e soleil Phœbus , ils appelaient la lune Phéhé ; de môme les Celtes nommaient Bel le soleil , et Bella la lune. L’un était le Beau , l'autre la Belle.
Au reste, les Hellènes , suivant Pausanias, avaient une Diane Calliste , c’est-à-dire Diane la très-belle. ce qui corrobore notre proposition.
C’est une chose qui paraît toucher à l’évidence, quand on voit , par exemple , ces noms imposés à des localités qui ont été consacrées au culte du soleil et de la lune, aux environs de Dole (l).T^ous voulons parler des territoires de Foucherans , de Dam paris , do Choiscy, do Taveau , qu’arrose la
(I) Dopartoim-nl du Jura