CHAPITRE XIJ
I, E s FÉES I> U B U G E ï .
Parle , que me reoi-tu . vola puiaMote M biurrr? Tantôt c'e«t uo aoupir, UatAt ooe fanfare ,
Td chant , un cri de nuit .
Tanidt i’rntrttda dat cban emportéa par de« fée«
El tantôt c’eat la gluire agitant dea trophéea ,
Qui patae et qui a'enfait.
(Sle-Bicvc. Bonheur champêtre l.
Si les fées du Bugey n’ont pas conservé l’éternelle jeunesse dont la mobile imagination des orientaux ornait leurs péris et leurs déoutas , ce sont au moins des filles sages et laborieuses , qui , dans leurs grottes écartées , enseignent aux jeunes bergères l’art de filer et de coudre en perfection (I).
On se demande pourquoi l’on met si souvent une quenouille à la main des fées. Nous voyons que , par tout pays, la quenouille est l’emblème du travail et des occupations domestiques , dévolues au sexe féminin ; que c’est pour cela qu’elle figure dans les cérémonies symboliques de la noce chez presque
(I) Brillat-Savarin. Mém. de ta Soc. roy. de.» aniiq. de Fr., tom. ii, page 447.