‹ Traditions populaires comparéesChapitre 217 sur 386 · CHAPITRE XLH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLH

QUKfiOl’ILLE DE FÉES MONUMEiNTALES.

Elle puria U plu» grande t pttrre) , la plu* pcMof'* nur k BotDBiet de u quetQuiUe . aMea peu gloéa pai *oo poida. pour continuer à Hier fiendant la mute.

(Gonr cité par Caubm i

Presque partout où le paganisme eut des sanctuaires , ou laissa quelques monuments , les noms de Féeg et de Dames sont restés adhérents à ces vestiges.

Transportons-nous à la Pierre-Levée du hameau de Thiola, près de Simandre et de Chavanne (1). C’est ce qui reste des duo lapides erecti de la vieille chronique rimée de l’abbaye de St-Claude , qui les donne mal à propos pour les bornes des royaumes de Bourgogne et d’Arles.

Cette pierre est dans un champ nommé aux Pierres fiches ou Pierres plantées , entre la rivière du Suran et le chemin de Bourg à Thoirette. Celle qui manque a été renversée, brisée et enle-

(t) DéparUmenl de l'Aiii.

QUKN0UILLK8 DE FÉES MON U MENTALES. 423

vée , quelques années avant i 808 ; elle était à une quinzaine de pas de l'autre ; et toutes deux étaient absolument brutes, comme sont tous les menhirs , les dolmens, les portails druidiques. On a trouvé à leur pied une hachette gauloise en pierre de jade , témoignage de la plus haute origine.

Le peuple désigne la pierre qui reste encore debout sous le nom de Quenouille de la Fau , c'està-dire de la Fée , et il se figure qu’une belle dame, (l’une taille et d’une force extraordinaires , avait planté là ces blocs de rocher, aussi aisément qu’une autre femme y aurait planté sa quenouille de roseau.

Ne semble-t-il pas que les gens do Simandre et de Chavanne se soient entendus, pour la fable de laqoenouille, avec les Limousins deSaint-Germainles-Belles-Filles , qui, parlant de l’oratoire gaulois de leur Ile Sainte-Magdeleine , débitent sérieusement que la sainte fille , en abordant l’ilot où elle serait venue faire pénitence , portait sur sa tête l'énorme pierre plate qui sert de plafond à sa chapelle, les quatre colonnes dans son tablier, et le bénitier dans sa poche (1)?

C’est ainsi qu’en tous lieux on remarque la féerie cramponnée aux monuments druidiques. Il y a pourtant des personnes qui s’obstinent à Irouvei la croyance aux fées dans une création du moyen

(I; Hrm rff fnSor. ray. ttn antîq. dr Fr, I. \i«, |>.

Page 1