LES FÉES DU BUGEY
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' sommet plus élevé, il domine, l’homme s’elTraye de sa petitesse et de sa nullité , et son esprit a besoin de croire à des pouvoirs surnaturels pour expliquer les phénomènes qui frap(>ent ses sens. Lt' montagnard du Bugey , comme le Dauphinois , comme le Jurassien , comme le montagnard écossais, voit partout l’œuvre d’une main plus puissante (|ue celle de l’homme ; pour lui, la fée est une explication naturelle et toute trouvée de mille choses , tandis que l’habitant de la ville , avec sa science et sa raison , est parfois embarrassé pour expliquer certains mystères des longues nuits , certains bruits lointains , et jusqu’à la-vague émotion qui le saisit dans la solitude des hauts lieux.