‹ Traditions populaires comparéesChapitre 261 sur 386 · I.ES DUSES · texte numérisé non relu

I.ES DUSES

Los Dusos sont qualifiés de pilosi par Isidore do Séville : ces esprits noirs étaient donc aussi des esprits velus. Dès qu’on a pu s'aviser d’attribuer une forme quelconque à des êtres ijui n’ont point de corps, on a bien pu les couvrir de poils. L’auteur espagnol prétend qu’ils empruntaient la forme du bouc et qu’ils ressemblaient aux Satyres. Le sol de la Gaule nous a restitué plusieurs de leurs images, que l’on a prises quelquefois, sans motif apparent, pour des représentations de sauvages, mais qu’il est plus rationnel d’ assimiler aux Faunes do la mythologie romaine.

Les Duscs étaient, en effet, des boucs pour la lubricité. C’est un grief constaté par le témoignage de saint Augustin dans ces paroles remarquables (|uc , pour cette fois, nous ne traduirons pas :

Confirmant Sjflrano» et Fartnoê , quoa vuJgô incuba» vacant, improbo» »œpe exlüiate mulieribtt», et earum appetiaae et peregiaae concvbiium. Il y aurait, dit le saint prélat, de l’impudence à le nier.

Une légende latine de la vie de saint Agile, abbé de Luxeuil, fait mention du culte des Faunes existant encore de son temps dans le canton des Varasques, une des divisions politiques de la Haute- Bourgogne. C’étaient probablement nos Duses, désignés par un nom romain.

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