‹ Traditions populaires comparéesChapitre 267 sur 386 · LE MOINE BOURRE · texte numérisé non relu

LE MOINE BOURRE

P«ri*î«nH faiMienl autrefois bvâuco«p de coDi<'^ tur un fantôme imaginaire qu’iU appebient le Motne boumi.

(CoiLi> nr: Piamcy).

Pourquoi, en des temps de ferveur, où le philosophisme n’avait pas encore affaibli le sentiment religieux , le moine était-il devenu un croquemitaine pour les enfants? — C’est peut-être que le froc sombre , le costume étrange du cénobite étaient un sujet d’effroi pour de jeunes êtres qui n’avaient encore rien vu.

A Paris, où l’on n’a pas toujours eu une profonde vénération pour l’état monastique, on a imaginé un moine cruel. Le moine bourru y parcourait les rues pendant la nuit , et tordait le cou aux personnes qui mettaient la tête à la fenêtre ; sans compter les mauvaises plaisanteries de ce genre qu’il se permettait ailleurs , comme aurait fait un lutin d’enfer, ou bien quelque étudiant du collège de Bourgogne , soit dit sans comparaison.

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