PREFACE. VIJ
dilions populaires que j’avais recueillies, sans y joindre mes observations. On me citait l'exemple des frères Grimni en Allemagne , qui s’étaient contentés de ce rôle passif.
Il est vrai que les frères Grimm avaient assez fait, puisqu’ils avaient ouvert la carrière. Mais , à notre époque , avides d’origines , nous aspirons à pousser plus loin , et je me sentais encouragé, par des exemples tout récents, à profiter de quelques publications éparses , pour établir un fait très-important en pareille madère, à savoir que l’identité des croyances mythologiques du peuple , observée sur plusieurs points de l’ancien monde, prouve quelque chose de plus que les singularités de l’esprit humain : elle prouve, en effet, qu’il a existé entre l’Asie et l’Europe une consanguinité de nations, une transmission d’idées religieuses, aussi bien que des conformités de moeurs , ce qui aidera désormais l’histoire ancienne à recouvrer toutes ses ressources , et à se reconstituer dans la première période.
Il aurait été humiliant pour moi de borner mes recherches à colliger des contes de fées et des historiettes de chaumières , tandis que j’apercevais de tous côtés les liens qui les rattachaient à des points de départ éloignés, bien faits pour piquer la curiosité des lecteurs comme la mienne. Voilà pourquoi j’ai eu le courage de m’affranchir d’un bon conseil, pour céder à une vocation déterminée dont les inspirations se faisaient sentir en moi depuis trente ans. C’est aux hommes
PRKFACE.
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(l’étude , c’est aux esprits sérieux qu’il appartient aujourd’hui de décider si je les intéresse moins par mes citationset parmes rajiprochements que par de simples exposés de traditions superstitieuses. Aléa jftcla est.
Désiré Mon.nif.r.